Cet album est mieux que le précédent. Même si il fait un peu continuité: après la marine, l'aviation ! Mais au moins ici, l'aérostat tient toute l'histoire.
Histoire qui est bien construite ma foi, et Lambil fait des merveilles. On sent aussi la documentation dans le détail des différents équipements. Merci M. Devos.
Quant à Blutch, qui continue de simuler, il passe ici pour la 1ere fois à la phase 2 : Son cheval qui s'écroule à la demande! Il est fort quand même !
Je qualifirai donc ce tome de bon cru.
Ah! on remarquera aussi un officier blond qui, dans son attitude, m'a beaucoup rappelé le "buveur de limonade". Ce dernier ne devrait donc pas tarder à faire son apparition.
Un album original et que je relis avec plaisir. L’utilisation du ballon apporte de la nouveauté à l’histoire. Des ballons ont bien été utilisés lors de la guerre de Sécession pour espionner les lignes ennemies.
Il y a quelques bons moments d’humour, notamment avec le personnage de Stark, prisonnier des Rebs et qui ne sait dire que « chargez », ou encore les premières tentatives d’utilisation du ballon qui se traduiront par un échec.
La dualité entre Blutch et Chesterfield s’accentue dans cet album. Le premier joue à fond la carte de la lâcheté et du dégoût de la guerre alors que le second se lance dans une frénésie de bravoure parfois injustement récompensée.
Comme souvent dans les albums, la fin joue à fond la carte de l’ironie. L’incompétence des officiers est aussi mise en avant dans cet album.