Bien aimé. Les deux premières pages –pour ceux qui ne connaissent pas la série- surprennent : une grosse villa et le héros en contact téléphonique avec “son” escort girl. Ce sont ensuite trois pages « muettes » ; trois pages pour trois assassinats dans Los Angeles survolée par un avion en provenance du Mexique. Deux pages suivent où Larry Max –le personnage central- rencontre sa sœur pianiste.
C’est ensuite le débarquement à l’aéroport d’un personnage qui, identifié, va mettre sur les dents tous les services américains de la DEA et de l’IRS. Et à partir de là, Vrancken et Desberg m’ont emmené dans une sacrée histoire qui mêle règlements de comptes dans les cartels de la drogue, massacres dont les caïds du « milieu » ne sont que des anges en comparaison de ce qui va se tramer au niveau mondial.
48 pages marquées du sceau du sang pour un scénario cousu-main concocté par un vrai spécialiste de ces questions internationales. C’est vrai, il faut prendre le temps de lire cette histoire « à son aise » pour en comprendre une partie de ses ficelles, de ses développements, de ses explications. Ca peut sembler rébarbatif d’un premier abord car les diverses séquences ne paraissent avoir aucun lien entre elles MAIS : au fur et à mesure que l’on entre dans l’histoire, que l’on en suit ses développements, tout s’assemble pour offrir quelque chose de vraiment costaud au lecteur.
Le dessin ?.. un très bon graphisme réaliste et au trait bien lisible qui –tout comme pour Largo Winch- est mis au service d’un bien bon postulat. Les personnages sont crédibles, nombreux (du moins au début !..) et la mise en page offre une lecture attrayante. Que demander de plus ?… ben… la suite ; laquelle sera développée dans le tome 4.
In fine : du « costaud » à apprivoiser par une lecture attentive et qui permet de passer un vrai bon moment de lecture.
Pouah. J'ai rien compris. Enfin, si bien sûr, mais j'ai du relire trois fois l'intro (les six premières pages) pour comprendre en gros de quoi il s'agissait. A mon grand dam, la liaison téléphonique du héros n'était pas un simple effet du scénario précédent. Il semblerait que les auteurs essaient d'en faire un fil conducteur d'album en album. Je trouve que c'est nul. Pourquoi pas le héros qui se fait un rail à chaque fin de chapitre ? D'accord, c'est tendance, mais on s'en fout. La vraie bande dessinée, pour moi, c'est celle qui fait rêver.
A part ça, le desin est toujours aussi froid, anguleux, trop carré à mon goût, et pour certains détails, mal représenté. Certaines parties du corps (doigt, oreilles, pieds) sont disproportionnées par rapport au reste. Et les couleurs sont trop tout ce que vous voulez, mais jamais justes. Si le scénario n'explique rien, le dessin non plus. Le découpage est tel qu'il faut deviner la moitié de l'histoire, qui fait partie de quel camp, pourquoi ceci, celà, ça m'ennerve. Curieusement, je lis quand même.
Pourquoi ? Il y a un minimum de scénario, tout de même. Enfin, on peut y croire. Quand on a enfin compris qu'un grand repris de justice a refait surface et que toutes les polices des USA lui collent aux basques, on s'interresse à l'action. Même sic'est un nspecteur des impôts qui mène la danse. Car c'est toujours ça qui me débecte. Autant je marche pour Arsène Lupin, autant Larry Max m'ennerve. Peut-être parce que moi aussi j'ai été l'heureux gagnant d'un contrôle fiscal. Mais c'est pas un héros c'est pas possible.
En fait, on peut lire ce truc en faisant abstraction de bien des détails. Mais ça demande une bonne dose d'imagination. Et du coup, c'est plus de la BD.
Ce troisième tome frôle l’insulte au neuvième art !
Ca commence par un téléphone rose qui ne contribue en rien à l’histoire, suivi d’une partie muette qui ne ressemble pas à grand-chose mais a au moins le mérite d’éviter des répliques d’une lourdeur incroyable (qu’il faudra néanmoins se farcir par la suite).
Vient ensuite une partie débordante de texte (bravo l’équilibre) afin de retracer le parcours d’un certain Ryan Ricks. Un passage qui n’est pas vraiment convainquant, tout comme ce soi-disant génie de la finance qui vient racheter une société aux activités illégales, après avoir viré la majeure partie du management et pour 20 fois le chiffre d’affaire.
Par contre, c’est très louable de la part de Desberg de vouloir crédibiliser son héros en le faisant coopérer avec la DEA, au lieu de le laisser solutionner tous les problèmes tout seul comme dans le diptyque précédent. Vouloir s’immiscer dans sa vie privée afin de lui enlever un peu de sa froideur est également une bonne idée, mais les scènes avec Gloria (téléphone rose) et Lane (sa jeune sœur), utilisées à cet effet, ne sont pas efficaces et semblent trop artificielles. Du coup, on obtient l’inverse de l’effet escompté.
Bref, l’intrigue est non-imposable, car elle ne vaut pas un balle, le découpage laborieux et le dessin froid, rigide et très à la masse sur les scènes d’action.
Une bonne trame qui nous emporte dans le monde du blanchiment d'argent. Comme pour le premier cycle/histoire, ce tome est plutôt confus, bien qu'entraînant. On arrive à la fin bardé d'informations sans être capable de remettre en place toutes les pièces du puzzle.
Ca bouge, les courses poursuites, les bagarres, les jolis costumes à la James Bond, les belles filles, les belles voitures…Tout est dans ce scénario fait pour nous faire rêver et nous accrocher de bout en bout.
Malheureusement, je m'aperçois que cette BD se lit tranquillement, et voilà. Une fois refermée et ne laisse que peu de traces.
C'est une bande dessinée divertissante, un pur produit de consommation, qui se lit et qui se jette. On est content d'avoir passé un bon moment, mais personnellement je suis aussi content de l'avoir trouvé dans la bibliothèque de mon ami et non pas dans la mienne…