Pas mal. Bonne suite… et fin de l’histoire débutée dans le tome un. C’est vrai que cette « stratégie Hagen » a fait l’objet de recherches après la seconde guerre mondiale. Le fait que des nazis aient endossé l’identité de Juifs déportés et massacrés dans les camps, ce dans le but –pour un bon nombre- réussi de s’emparer de leurs avoirs placés en Suisse, a fait l’effet d’une bombe ; bombe assez rapidement étouffée par les banques suisses. Ce n’est d’ailleurs que dans les années 80 et 90 que certains secrets bancaires ont pu être levés… et encore.
Mais tout ça pour ?… une sorte de « grandeur et décadence » d’un personnage dont tout porte à croire qu’il s’est « fait tout seul » après avoir été libéré par les Russes en 1944. Seulement voilà ; d’un « simple » contrôle de l’I.R.S., l’affaire va déboucher sur une énorme machination qui mêle les agents du fisc américains, divers Etats européens, une fratrie d’anciens nazis, le mossad (services secrets) israélien et autres services. Pas facile de s’y retrouver si l’on n’a pas lu le premier tome. Qui plus est, l’histoire est ici distillée en faisant régulièrement usage de flash-back ; et ce n’est qu’en fin de l’ensemble que tout se « dégage » dans l’esprit du lecteur, ce pour un final assez corsé.
Le dessin ?… pas mal. Le graphisme de Vrancken s’est rapidement affiné dans un trait réaliste vraiment précis, lisible ; complété par une mise en page de belle facture. Le découpage des planches m’a fait penser à une sorte de « film sur papier ». Petit hic quand même : « notre » Larry Max, ça lui ferait mal d’un sourire de temps en temps ?… Allez, ensemble bien tourné, album agréable et bien réalisé.
Aaaargh ! C'est encore pire que le premier tome. Je peux m'habituer à un graphisme qui ne m'accroche pas outre mesure, mais au-delà de ça, il y a pour moi, c'est incontournable, le scénario. Et je ne supporte pas cet aventurier à la "Bruno Brazil" menbre des services du trésor public, qui flingue à tout va. Sous prétexte que c'est de la légitime défense, on lui fout la paix. Il me semble quand même que ce brave Max devrait de temps en temps rendre des comptes à la justice. Même s'il doit être innocenté par la suite. Je ne vois pas en raison de quoi son seul jugement fait loi. Mais bon.
Je m'interroge aussi sur cette relation téléphonique avec Gloria. Je m'excuse, ça fait dépravé. Ou alors, c'est pour la coincer sur sa décaration fiscale. Ce qui serait, à mon avis, le summum du porte nawak. En attendant, je veux bien croire que ça crée un décallage, comme l'image du scribouillard de bureau qui convoque les tricheurs pour leur faire cracher ce que l'état revendique comme sa part, vis à vis de l'image de l'agent sur le terrain qui affronte le danger, venge la veuve pour mieux lui faire des orphelins, mais je suis désolé, ça ne passe pas.
Oui, je suis désolé, parce que vu de l'extérieur, c'est beau, c'est documenté , c'est travaillé, c'est de la vraie BD. Je suis moi-même incapable de faire le quart du tiers de ce que les auteurs ont fait. Mais je sais pas, ça me plait pas, et voilà. Le dessin est quand même, à mon avis, assez grossier, les couleurs sont mal plaquées, le scénario est simplet, ou ridicule, ou irritant, j'aime pas.
En fait, en passant il y a un certain temps dans les rayons de mon vendeur préféré, j'ai failli acheter. Sur le coup, un neuvième sens a joué, j'ai pris autre chose. Et bien, je regrette pas.
Suite et fin de "La Voie fiscale" et de la première aventure de Larry B. Max, sorte de Largo Winch de l'I.R.$. (Internal Revenue Service), au sein de la collection troisième Vague du Lombard.
En dénonçant le détournement des fonds placés en Suisse par les juifs juste avant la guerre, Desberg a choisi de voguer sur un thème délicat pour cette première aventure, mais il s’en sort plutôt bien. Construisant son récit sur une alternance entre scènes du présent et des passages dans les camps d'extermination, il parvient à produire un récit distrayant, malgré le phénomène de la Shoah en arrière-plan.
Le héros principal, qui faisait déjà très fort dans le tome précédent, manque cependant encore un peu plus de crédibilité dans cette suite. Etant donné la tournure des événements, ses activités ont un peu tendance à sortir du domaine d’activité de l'I.R.S., et auraient plus leur place au sein de la C.I.A.. De plus, l’intrigue vire un peu vers le n’importe quoi en fin de tome et cela donne l’impression que Desberg a voulu en faire un peu trop.
Au niveau du dessin, on sent une légère amélioration au niveau de la colorisation moins criarde, mais, malgré une grande lisibilité, cela reste tout de même un peu statique et non dépourvus de défauts.
Toujours de l'action, toujours sympathique.
Dans ce tome on remet toutes les pièces du puzzle à leur place à coup de FlashBack nous expliquant l'origine des protagonistes et des fortunes sur lesquelles Larry enquête.
Je n'ai pas fait de recherche historique, mais on imagine malheureusement que tout le fond du scénario est possible et cela tend à crédibiliser le scénario et à lui donner une dimension fort intéressante.
Le héro est toujours impitoyable, toujours solitaire, toujours seul.
Les coupures téléphoniques sont juste sensuelle comme elle devrait sans ôter quelque intérêt au scénario. Il renforce le caractère et la personnalité de Larry. L'approche est intéressante.
Le dessin manque toujours cruellement de personnalité même si il est parfaitement honnête avec une ligne claire, un trait fin et précis et des couleurs informatiques quoique trop plate mais qui rendent bien les ambiances. Et cela suffit à faire d'IR$ non pas une série culte, mais digne d'intérêt.