Ca me fait un peu mal de noter Tintin comme cela. Mais, comme cela a déjà été dit, je regrette l'absence ou le manque de scénario de cet album. Il faut lire "Tintin au Congo" tout simplement car cet ouvrage participe au succès de la série, mais uniquement pour cela. Ce sont sur les premiers albums que les auteurs se font la main, et cette histoire concentre une série de maladresses scénaristiques qu'Hergé s'appliquera à gommer au fil des futurs albums.
Le safari de Tintin est longuet et permet la présentation des différents animaux d'Afrique (peut-être un moyen, à l'époque, de faire connaître la faune de leur colonie aux Belges).
Et puis moi, cette histoire, je n'ai pas compris grand chose. J'ai bien remarqué que beaucoup d'éléments annonçaient le tome suivant, mais cela ne m'a pas convaincu. Notamment lorsque des aviateurs disent que cela fait trois semaines qu'ils cherchent Tintin (on n'avait pas l'impression qu'il était perdu!) car on (qui?) a décidé de l'envoyer aux USA (ah bon, alors, tout s'explique...).
Cet album permet toutefois au lecteur de comprendre comment s'est construit Tintin, sa légende, et ça, c'est intéressant.
Toutefois, compte tenu des polémiques qui sont apparues par la suite (racisme, cruauté envers les animaux), certains affirment que cet album n'aurait pas été édité de nos jours. J'irai plus loin en disant que, indépendemment de toutes ces polémiques, en se concentrant juste sur l'histoire, cet album ne se serait peut être pas vendu de nos jours.
Voici donc l'un des albums les plus controversés de l'histoire de la BD…Ces derniers temps, j'ai entendu beaucoup de gens se posant la question de la viabilité d'une oeuvre qui se moque des Africains. Premièrement, à mon humble avis le seul fait que cette œuvre date de 1930 avant d'être quelque peu modifiée en retirant quelques extraits trop colonialistes vers 1946 (l'aventure passant de 110 à 62 pages).
Bref, c'est avant tout le reflet d'une époque où tout cela était parfaitement normal. UN cours d'histoire en BD.
L'humour déjà présent dans cet album est presque cru tellement il est empli de réalisme. Si aujourd'hui il faut le prendre à un degré supérieur afin de ne pas être choqué, il est quasi certains qu'à sa sortie tout cela était au premier degré.
Beaucoup de personnes ont donc réagi dernièrement sur la vision négative et ''raciste'' des noirs. Et nos amis de la SPA et WWF alors, pourquoi ne réagissent ils pas ? Voir Tintin exploser un Rhino à la dynamite ou tuer un éléphant uniquement pour ses défenses me semble aujourd'hui un message tout aussi choquant.
En relisant cet album après de longues années, j'ai été impressionné par la maîtrise graphique d'Hergé pourtant tout jeune. Sa ligne clair et son trait sont précis et surtout son style bien défini n'évoluera que très peu dans le rendu de ses personnages tout au long des albums.
Aujourd'hui on se moque des blondes, des pompiers, des profs…j'en passe des tonnes, pourquoi n'aurions nous plus le droit de rire des africains, des asiatiques, des Américains et surtout de nos amis Belges ?
Le scénario, sans véritable fil moteur nous amène à découvrir un pays d'Afrique noir. Il y a bien quelques bases et une trame de fond mais celle-ci est sous exploitée. Bien souvent l'histoire va trop vite et en devient complètement décrédibilisée. (Voyez son ascension au sein des Babaoru'm !).
De plus, alors que chez lui, à son départ de Belgique, les gens semblent à peine le connaître, arrivé en Afrique, tout le monde le reconnaît et semble lui vouer un culte complètement incompréhensible. Il y a des décalages dans les idées et la narration bien étrange, surement une fois encore à expliquer par le coté précurseur de Tintin dans la Bande Dessinée.
Bref, Hergé se rôde et ça se sent. Néanmoins, les progrès depuis "Tintin chez les soviets" sont impressionnants !
Bref, cet album est l'héritage d'un temps révolu. Je pense sincèrement qu'il faut le mettre entre toutes les mains et peut être accompagner la lecture des plus jeunes afin de leur expliquer son contenu. Qu'en dites vous les profs ? (Je ne pose la question ni aux Belges ni aux Corses qui auront forcément de mauvaises idées ) Dans le monde aseptisé que l'on cherche à créer aujourd'hui, provoquer et faire réfléchir me semble toujours une bonne idée.
Pour conclure, Tintin c'est toute ma jeunesse. J'ai appris à lire avec lui quasiment ! Et la version que j'ai eu très proche de l'actuelle si ce n'est la même ne m'a jamais choqué, ni outré ni même donné des idées racistes, violentes, et je ne maltraite pas les animaux non plus (d'accord, j'avoue avoir un jour écrasé un lapin sur l'autoroute, mais je jure que c'est lui qui s'est jeté sous mes roues, Ah! Et puis j'aime pas les araignées non plus, je les écrase avec mon chausson...).
Après la Russie soviétique, Hergé envoie son héros au Congo (à noter qu’il aurait voulut l’envoyer directement en Amérique), suite à la demande des éditeurs du petit vingtième. Le but est de faire la promotion de la colonie belge (dans la version de 1930, Tintin donne un cours au petit congolais sur leur patrie … la Belgique).
Tintin apparaît alors comme le civilisateur qui apporte les bienfaits d’une civilisation a un peuple, soi disant attardé. Beaucoup de personnes sont choqués par cet album et y ont vu comme une marque de racisme chez Hergé. Personnellement, je ne partage pas cet avis. Après tout, Tintin reste assez sympathique avec les populations qu’ils rencontrent. D’autres crient à la folie meurtrière de Tintin qui tuent beaucoup d’animaux. Une fois encore, je trouve que c’est exagéré. La scène ou Tintin tue plusieurs animaux pour se nourrir, croyant toujours tirer sur le même m’a plus apparut comique qu’horrible.
Mon seul reproche vient du fait, que comme son prédécesseur (et comme le suivant), cet album n’a pas de vrai scénario. Les liens se font plus grâce aux différents attaques du « passager clandestin » qui revient toujours pour éliminer Tintin. A ce titre, il peut apparaître comme le premier vrai ennemi du jeune reporter. Le dessin est lui très bon.
Tintin est un momument de la bande dessinée. Il est donc difficile d'écrire un avis sur ce genre de série qui apartient au patrimoine européen. Je m'y risque tout de même avec ce "Tintin au Congo" qu'on peut qualifier de très moyen.
C'est la version en couleurs, totalement remaniée par Hergé sur le plan du dessin (Trondheim n'a donc pas inventé la psychose de l'auteur qui redessine un album ) et actualisée - LYmagier a déjà noté la disparition du cours de géographie sur la Belgique. On est donc très au-dessus de "Tintin au pays des Soviets" qui, graphiquement, est catastrophique. Hergé a eu quelques albums pour améliorer son dessin et cette nouvelle livraison est donc très satisfaisante sur le plan technique. Les bases de la fameuse ligne claire sont désormais bien posées.
C'est plus le scénario de cet album qui laisse perplexe. Evidemment, le contexte est différent et le racisme de Hergé s'inscrit dans une période de justification de la colonisation qui passe par l'insistance sur ses bienfaits et par la notion déculpabilisante d'apport civilsateur généreux à une race présentée comme inférieure. La dernière case de l'album est particulièrement significative : Tintin y est évoqué comme un être extraordinaire, quasi-divin, cité en exemple pour tous - l'image-même du colon blanc admiré par la population noire.
Les Africains sont décrits comme paresseux (voir la scène du train), pas débrouillards, enclins à se faire manipuler (par le sorcier) et s'exprimant dans le plus pur style du bon nègre colonisé. L'album a donc valeur de témoignage d'une époque où l'idée qu'une seule race, la race humaine, puisse exister, n'était avancée par personne.
Néanmoins, le lecteur du XXIe siècle ressent un certain malaise à lire tous ces clichés empreints d'un racisme bon enfant. Et ce, d'autant plus qu'il s'agit d'une série de bande dessinée adulée par l'Europe, lue par des millions de lecteurs. Il semble indispensable d'apporter des explications à un enfant qui découvrirait "Tintin au Congo" ; elles ne sont pas fournies par Casterman. Le lecteur adulte, lui, est consterné par la vision du monde de nos grands-parents et se dit que le scénario de "Tintin au Congo" est bien léger, tenant plus de la succession de saynètes africaines (où Tintin massacre des animaux, dynamitant un rhinocéros ou abattant une douzaine d'Antilopes sans le moindre remord) que du récit réfléchi et élaboré.
L'album a donc vieilli, c'est sûr. Ses idées nauséabondes, filles d'une époque révolue, s'accompagnent d'un scénario paresseux. La BD a beaucoup évolué depuis. C'est au regard de cette lecture en 2006 que j'attribue un 2,5 sur 5 : l'album ne serait même pas publié aujourd'hui. D'autres Tintin ont nettement mieux supporté le poids des années.
Nous sommes en 1930.
C'est à nouveau l'abbé Wallez, directeur du journal Le Petit Vingtième, qui décide d'envoyer Tintin en mission au Congo belge. Pas très chaud, car dirigé par Wallez, Hergé se met au travail. Et notre reporter de partir, utilisant un bateau de la Compagnie Maritime Belge. A peine arrivé à Matadi, il reçoit des propositions venant de journaux internationaux qui concernent l'exclusivité de ses futurs articles sur l'Afrique. Intègre, Tintin refuse ! Il s'adjoint les services d'un boy -Coco- et, à bord d'une vieille Ford T jaune, part immédiatement à la découverte du Congo.
Hergé s'est au préalable fortement documenté au Musée Congolais de Tervueren (qui existe toujours, dans l'agglomération bruxelloise). Des personnages sont créés : féticheurs, hommes-léopards armés de griffes acérées. Mais c'est surtout le bestiaire animalier africain qui va alimenter cette deuxième aventure : perroquets, antilopes, crocodiles, singes, lion, boas, léopard, éléphants, girafes, rhinocéros, buffles, poissons-torpille sont mis en scène au fil des pages. Sans oublier le contrebandier blanc dont les traits du visage sont déjà un prémice du futur capitaine Haddock.
L'album ?... une sorte de suite de sketches entrecoupés ça et là de quelques planches à teneur de propagande coloniale. Mais à cette époque, rien de ce que vit Tintin n'est choquant aux yeux des lecteurs : le Congo appartient alors à la Belgique.
Si vous, ami lecteur, avez l'occasion de trouver un album paru avant 1960, vous découvrirez une case où Tintin donne cours de géographie à des "négrillons". Il leur explique : "Je vais aujourd'hui vous parler de votre patrie : la Belgique". Dès 1960, et après l'indépendance du Congo, cette case deviendra un cours de calcul (1+1 = 2) sur tableau noir... plus politiquement correct.
N'en déplaise aux précédents posteurs, l'édition originale -de 1930- et de nombreuses suivantes ont été éditées en NOIR ET BLANC. La première édition COULEURS date de 1946, et éditée chez Casterman ; soit 16 ANS après le premier opus.
Ok, Tintin est un monument de la BD.
Ok, cet album a été écrit dans un contexte particulier et à une période donnée ...
Ok, ça commence à dater ...
Il n'empêche que je n'ai jamais vraiment accroché à ce premier tome pour la bonne et simple raison que les personnages qui me font rire ne sont pas présents (Haddock, Tournesol ...).
De plus, le scénario ultra-simpliste ainsi que cette mentalité coloniale m'ont toujours mis mal à l'aise.
Le dessin n'est pas non plus au top de ce qu'a fait Hergé même si ça reste très "propre" ...
Je partage donc la poire en deux car c'est un "Tintin", et que c'est également le reflet de la société de l'époque : un document d'archive quoi !
Tintin et moi c'est de la vie à la mort! J'ai découvert la bd avec Tintin et c'est pour moi une des série incontournable de la bd! Même si les histoires sont bonnes enfants et que la bonne morale est omniprésente, c'est tout de même une série culte! Cette aventures congolaise nous divertit, on découvre le pays par les yeux d'un européns et croyez moi c'est assez marrant tous ces apprioris que l'on peut relever. Mais malgré tout, ça se lit trés bien, ça détend, Hergé sait alterner humour et aventures pour notre plus grand bonheur!
Pour les dessins, c'est simple avec des couleurs unis. C'est le dessin de l'époque. Moi ça ne me dérange pas, c'est même un style plutôt sympa sans êter un chef d'oeuvre de l'illustration. Bref vous voulez de l'aventures alors lisez tintin au congo et c'est tout aussi consistant et éloquant sur le rapport des européens avec les habitants des pays colonisés. Un livre d'histoire avec une histoire!
Tintin au congo, premier tome couleur après "Tintin chez les soviets", est en effet comme l'a noté VladKergan réellement représentatif d'une époque coloniale du début du siècle. Difficile après lecture de cet album de ne pas faire de rapprochement avec la célèbre publicité de Banania, ou l'on voit un noir crier "Y'a bon banania !!".
Voila la vision réduite qu'avait nos comteporains européens du début du 20eme siècle !
Les illustrations de tintin sont très claires, un peu vieillotes bien sûr (ce qui s'emble logique vu l'âge de la première édition de l'ouvrage !), et semblent parfaites pour ce type de récit.
"Tintin au Congo" est donc assuremment à lire, non pas pour son scénario, qui il faut bien l'avouer n'a rien de fracassant, mais plutot pour mieux comprendre la mentalité des gens de l'époque. Ce tome ne pourrait pas être édité s'il avait été ecrit à notre époque !