Ce dernier album de Pin-Up est très en dessous du reste de la série, et ce sur tous les plans.
Ma plus grosse critique sera que l'on ne reconnait pas les personnages : Dottie elle-même est méconnaissable, non pas dans sa représentation (encore que), mais surtout dans son profil psychologique. Elle y passe pour une bourrine tête-brûlée que rien ne semble plus toucher, à tel point que tout l'héritage des huits précédents albums disparait en fumée.
L'aventure en elle-même est très correcte mais diablement classique, sans surprise. Je me suis surpris plusieurs fois à attendre la fin de cet album et à regarder les numéros de page défiler.. bien trop lentement. Dommage !
En fait, c'est le format "One Shot" qui ne convient pas du tout à cette série : Yann avait su prendre le temps de développer des histoires construites et denses dans les précédent épisodes, mais ici l'ensemble est trop léger pour vraiment me captiver..
Autre point véritablement décevant : la mise en couleur informatique, complètement foirée. Le précédent coloriste avait su créer une ambiance prenante, glamour et si fidèle des années 40-50 que chaque album était une invitation au voyage.
Ici, les plaquages de texture informatique sont grossiers, la mise en couleur pleine de dégradés sales donnent au trait une molesse véritablement énervante. On regrette vraiment la beauté graphique des anciens épisodes...
En gros, ce neuvième tome est complètement dispensable. Il termine la série de très mauvaise manière...
La belle Dottie -qui ne vieillit décidément pas- s'est réfugiée à Hawaï pour fuir les ennuis qu'elle avait connus à Las Vegas.
Elle y exerce une curieuse activité puisqu'elle y pêche un serpent marin dont le venin est très convoité par les laboratoires médicaux. Elle a également succombé aux charmes d'un beau Kanak, à la peau tatouée de manière rituelle.
Mais, commandités par son ancien employeur, un ponte de la mafia, ses ennemis sont sur sa trace -et plus particulièrement une tueuse au sang-froid-, bien déterminée à l'éliminer...
La narration est tout sauf linéaire. Berthet crée une nouvelle dynamique graphique permettant une superposition des séquences.
Les images sont superbes et Yann, très bien documenté, nous offre une vision de l'île et de ses traditions qui sort des sentiers touristiques balisés.