Certainement le tome que j'ai le moins apprécié de cette série... c'est dommage, c'est le dernier (paru à ce jour) et je ne peux m'empêcher d'être déçu.
Je commence par les éléments que j'ai appréciés : les couleurs et les dessins sont de très bon aloi, comme ce fut le cas dans les tomes précédents. J'ai aussi apprécié le personnage de Darko, "romanichel" aux dialogues acerbes envers la jeunesse hitlérienne qui se rassemble autour de Kergan ("bande de dégénérés qui passent la moitié de leur temps le bras droit tendu", ou quelque chose comme ça et d'autres...). Bon, c'est à peu près tout...
En revanche, certains éléments m'ont particulièrement déçu. Depuis le premier tome du premier cycle, on sent que Kergan symbolise ce qui s'est passé en Europe à partir de 1933. Jusqu'alors, le sujet était traité finement, avec des allusions, avec des pistes lancées au lecteur. Dans ce tome, le scénariste débarque avec ses gros sabots (ou grosses bottes noires) en imaginant cette rencontre entre Himmler et Kergan. J'ai trouvé que le sujet, traité jusqu'alors avec finesse, prend ici une dimension un peu lourde (même beaucoup lorsque l'on voit certains dessins). Je pense que le sujet aurait pu être tourné plus finement.
Et puis, moi, j'y comprends plus rien : comment Kergan a-t-il pu rentrer chez lui et recruter une armée de jeunes hitlériens alors que dans le même temps, Vincent et Leona ont juste eu le temps de faire le voyage depuis Paris? Comment se fait-il que Kergan ne se doute de rien dans la fin de l'album (il est devenu imbécile ou quoi?)? Qui sont ces romanichels? D'où sortent les jeunes nazis? De même, certains effets du scénario sont exagérés, comme par exemple cet Himmler qui s'énerve car la représentation à laquelle il s'attendait n'aura pas lieu. Sa réaction est peu puérile, je trouve. Darko qui arrive à point nommé pile poil là où on l'attendait (ou pas) est aussi assez facile...
En bref, je n'ai pas retrouvé dans cet album tous les éléments qui ont fait mon ravissement dans d'autres tomes de cette série. Il semblerait vraiment que le scénariste ait du mal à finir ses cycles. Il n'en reste pas moins que l'ensemble de la série est suffisamment originale pour retenir l'attention, en dépis de ce dernier tome.
Voici la cloture d'une histoire des plus captivantes et avec laquelle j'aurai passé du très bon temps ...
Ce dernier tome nous donne enfin le dénouement d'une aventure dont on se demandait si elle se terminerait finalement !!!
Cette fin est digne du scénario extraordinaire qui a animé une guerre entre un monstre et une famille maudite sur plusieurs générations!!!
C'est également dans ce dernier tome que la série prend toute sa splendeur puisque l'on y découvre toute la symbolique qui se cachait en Kergan!!! ( mais je n'en dirai pas plus )
Quand aux dessins ... comment parler d'amélioration puiqu'ils n'ont jamais cesser d'êtres en parfaite harmonie avec l'ambiance de l'histoire !!!
Cette BD est pour moi un chef - d'oeuvre a ne manquer sous aucun prétexte pour tout BDphile digne de ce nom !!
L'action se situe en Allemagne, à la fin des années 30, où des militants nazis ont conclu un pacte avec celui qu'ils nomment "le Maître", afin d'entrer en contact avec les forces occultes qui leur permettraient de régner sur le monde.
L'élégant prince apprécie ce rôle de "médium suprême" et, pour impressionner les plus hauts dirigeants, il prépare une "grande-messe" spectaculaire dans le sinistre château qu'il occupe.
Mais ses projets seront contrariés par ses ennemis de toujours, qui le traquent de génération en génération.
Avec ce nouvel album s'achève le deuxième cycle des aventures de Vladimir Kergan, l'être maléfique dont la quête sanglante traverse les époques.
Graphiquement irréprochable, avec de superbes cadrages, ce récit ne peut que séduire les amateurs de fantastique de qualité.
Voilà un deuxième cycle qui se conclut de manière bien plus originale que le cycle précédent, avec un Vincent de Rougemont qui, contrairement à ses ancêtres, va s’unir au mal pour mieux le combattre.
Un sixième tome qui fait le lien avec les tomes précédents, bouclant ainsi la boucle et la malédiction des de Rougemont. Un sixième tome qui donne tout leur sens aux tomes précédents et nous en apprend plus sur la mystérieuse complice de Vincent de Rougemont, Leona Lansberg.
Un Vladimir Kergan qui s’avère être plus qu’un animal sanguinaire solitaire en se cherchant des alliés. Une alliance entre nazisme et occultisme que l’on retrouve également dans la série "Je suis légion". Des alliés et un Prince de la Nuit qui se rejoignent dans le Mal et l’occultisme et aspirent à une domination mondiale en cette période d’avant guerre. Le moment est donc idéalement choisi pour Kergan de s’assurer un avenir prolifique, mais avant il devra en découdre avec le dernier des de Rougemont à qui il réserve un accueil chaleureux.
Que se soit au niveau du dessin, des décors, de l’ambiance ou de la colorisation, ce sixième album est dans la ligné de cette série de qualité graphique exemplaire.
Bref, un sixième tome qui conclut de bien belle manière le deuxième cycle d’une excellente série de vampirisme, tout en laissant la porte ouverte pour une éventuelle suite … espérons-le !
Final à l'image du reste de la série, reflétant toutes les maladresses précedentes...
Kergan s'en est retourné dans son château, et a "engagé" une milice qui lui trouve de jeunes vierges. En plus il dirige des cérémonies démoniaques auxquelles assistent des nazis.
Réflexion : il a réussi à faire tout ça très rapidement...
Bon, franchement la mayonnaise ne prend plus du tout, non seulement pour toutes les raisons évoquées auparavant, mais aussi parce que l'histoire du démon et des nazis ne colle pas vraiment bien.
Swolfs s'acharne à essayer de faire passer par le texte ce qu'il pourrait faire passer bien mieux par l'image. C'est de la bande dessinée, là, pas du roman ! Au final, le dessin dans cette série sert plus d'illustration que d'élément narratif, et c'est très largement dommageable.
** SPOILER RIGOLO **
J'ai beaucoup aimé la scène finale.
Kergan : Tiens, ça sent un peu l'essence ici, non ?
Vincent : Meuh non, meuh non, c'est rien, allez viens.
Kergan : Bon, si tu le dis, d'accord.
** FIN SPOILER **
Et puis bon, des fins comme ça... Personnellement je ne trouve pas ça génial du tout... Et je n'attends pas la suite avec impatience, Swolfs restant malheureusement constant dans sa façon de faire, avec toutes les maladresses que son style comporte...
Dernier tome du second cycle, cet album est aussi le meilleur de la série actuellement, de loin.
Vlad Kergan, qui maintenant a retrouvé l'essentiel de ses pouvoirs, est près à assouvir sa soif de sang à nouveau... quitte à traiter avec les Nazis pour s'assurer un avenir sans faille !
Mais c'est sans compter sur Vincent et Léona, qui feront tout pour défaire ce complot... à leur risques et périls !
Tout est bien monté et très actif, ici, et l'histoire donne tout leur sens aux différents tomes qui ont annoncé cette montée en puissance.
Un petit bémol peut être : l'histoire d'amour qui tombe comme ça, plif, plof, sans réel motivation... et qui tombe donc un peu comme un cheveux dans la soupe.
Le dessin est meilleur qu'auparavant, la couleur est nickel, contrastée, et les différents cadrages rendent l'ensemble très actif, la lecture coulant de source.
Décidemment, même si Le prince de la Nuit n'est pas un chef d'oeuvre, c'est une série à lire