Un petit conseil avant de lire cet album : ouvrez cet ouvrage un soir d'orage et tamisez la lumière, pour en avoir juste assez pour lire... Certaines planches de ce tome vous donneront froid dans le dos, dans la plus pure tradition des histoires de vampires et une ambiance appropriée vous permettra d'apprécier d'autant plus cet album.
J'ai trouvé que le scénario, qui s'annonçait prometteur au premier tome, s'appauvrit considérablement avec ce troisième opus, qui marque la fin du premier cycle. Certains éléments restent très bons, comme par exemple l'atmosphère qui se dégage de quelques planches de cet album. La visite de Kergan à Elise, et son enlèvement dans la Limousine de ce dernier restent des moments d'anthologie, des modèles du genre : peu de surprises donc mais un sujet traité de façon plus que convenable. L'utilisation des couleurs est toujours effectuée admirablement : le brasier humain notamment, et le rouge sang introduit dans certains passages, m'ont laissé une grande impression. L'ensemble de cet album est donc plutôt bien réalisé...
Mais au niveau du scénario, là, il manque quelque chose. Les deux premier tomes présentaient les affrontements entre Kergan et les ancêtres Rougemont : d'abord au moyen âge puis un peu plus tard au moment de l'inquisition. Ici, c'est un Rougemont révolutionnaire qui traque Kergan. Toutefois, j'ai trouvé que cette partie de l'album était bâclée : on a l'impression que c'est presque par hasard que notre révolutionnaire découvre Kergan et l'affrontement est ridiculement court. Une petite référence au monstre du Gevaudan vient bien pimenter cette histoire mais reste anecdotique. De même, l'affrontement final entre Kergan et Vincent Rougemont, le dernier héritier de la malédiction, fait appels aux lieux communs d'une lutte entre mortels et vampires et du coup, manque d'originalité.
Toutefois, une explication serait que les ancêtre Rougemont ne pouvaient défaire Kergan car portaient en eux une part trop sombre : que ce soit Jehan et ses relations avec son épouse, Aymar, dont le travail d'inquisiteur n'en faisait pas un saint, ou le révolutionnaire, qui a envoyé sa famille à l'échafaud, ces trois protagonistes ne pouvaient battre Kergan du fait de leur "impureté". A priori, Vincent a un cœur plus pur qui lui permet d'arriver à ses fins. Mais dans ce cas, j'ai trouvé le détachement de Vincent envers le sort d'Elise un peu surprenant...
Je dirai donc que ce tome est un travail honnête, mais qui manque d'originalité. On est d'autant plus déçu que le premier tome était vraiment prometteur. Le sujet est toutefois traité avec honnêteté, et certaines réalisations dans le dessin et le travail sur l'atmosphère générale permettent d'attribuer une note supérieure à la moyenne.
Un troisième tome assez contradictoire au niveau de l'évolution de la qualité. Au niveau du scénario en effet, je trouve que c'est un peu mieux que le tome précédent; on retrouve en effet le rythme et la dynamique qui carcatérisait le premier tome, et si dans ce troisième tome, seules quelques pages se déroulent à la révolution, la partie contemporaine prend largement le dessus, mais sans que l'on s'ennuie plus que cela...
Mais malgré cette légère amélioration du scénario par rapport au tome précédent, c'est toujours un peu mou et la fin de l'album qui est par la même occasion la fin du cycle, semble en effet un peu facile suite à tout les combats menés par la famille Rougemont. On aurait espérer une fin un peu plus recherché, subtile ou inattendue, mais ... non.
Le problème majeur de cet album résulte en fait dans la qualité du dessin; en effet alors que ce dernier était fichtrement bien réalisé dans le premier tome, ici le dessin devient mou, plat; le trait semble hésitant, parfois un peu flou, et franchement il m'a fallu une petite dizaine de pages avant de pouvoir vraiment entrer dans l'hsitoire à cause du dessin.
Voilou; un troisième tome qui clot (enfin) ce premier cylce... J'espère qu'on pourra retrouver la qualité du premier tome dans le cycle suivant, et que ce deuxième cycle permettra à Swolfs de repartir sur de meilleurs bases...
Ce troisième tome constitue la fin du premier cycle et la fin de la traque à travers les générations du vampire Vladimir Kergan, l'ennemi juré de cette famille de chasseurs de vampires que sont les Rougemont.
Après la défaite du commissaire Armand de Rougemont, tout repose dorénavant sur les épaules de Vincent de Rougemont, le dernier des de Rougemont, et comme par magie ce dernier ne redoute plus rien ni personne.
La fin de ce cycle est assez décevante et même quasi à la limite de la médiocrité. Quand on compare les combats entre Kergan et les générations précédentes de Rougemont, le combat final entre Kergan et Vincent est d’une banalité rare et d’une facilité scénaristique affligeante. On peut juste s’amuser du fait de voir le sosie de Jean Gabin jouer le rôle du personnage du commissaire.
Malgré cette fin à l’originalité contestable et qui dénature totalement le personnage de Kergan par rapport aux tomes précédents, je conseillerai quand même ce premier cycle du Prince de la Nuit qui n’a pas grand-chose à envier aux œuvres cinématographique classiques sur le vampirisme.
Une fois que le soufflé commence à dégonfler, difficile de l'arrêter...
La conclusion de ce premier cycle est assez décevante. Certes, l'idée de commencer par un premier tome se passant beaucoup dans le passé, peu dans le présent, et d'inverser cette tendance au fil des tomes est intéressante, mais l'histoire du présent (1930 et quelques) est comme je l'ai dit dans mon avis sur le 2ème tome, peu passionnante.
Ici c'est en quelque sorte pire. Non seulement cette fin n'est absolument pas originale -- elle est en fait d'une banalité carrément médiocre -- mais en plus on y trouve des incohérences... enfin pas des erreurs, non, mais des choses qui s'intègrent, qui s'expliquent, assez mal, témoigant ainsi d'un développement scénaristique pas optimal (ou d'un lecteur un peu bête. )
(** Attention SPOILER **)
Exemple, Reiner... à peine transformé en vampire, hop, il est détruit. Super, ça illustre la cruauté de Kergan, mais c'était à mon avis inutile, et en plus beaucoup trop rapide.
Autre exemple, Elise, qui se pâme face à Kergan, qui se donne corps et âme en trois cases, mouif, je comprends l'intention, mais je trouve ça pas bien amené...
Encore autre exemple, ce cher Vincent de Rougemont témoigne subitement d'une force de caractère aussi inattendue qu'extrême... Tous ses ancêtres se sont faits massacrer par Kergan, et lui comme ça, l'air de rien, hop, il résiste sans problème... Non, franchement, ça fait "Chevaliers du Zodiaque", là, ça ne tient pas la route...
Dernier exemple, il est laissé entendre que Vincent serait accusé des crimes de Kergan... alors qu'il n'a même pas quitté la France...
(** FIN SPOILER **)
Alors voilà... Même si le scénario peut s'expliquer de façon plus ou moins compliquée et justifiée, la lecture de cet album m'a donné l'impression soit d'un manque scénaristique réel, soit de maladresse dans la conception de l'album (découpage + textes).
Ouaip... un peu de l'avis d'ArzaK concernant l'originalité contestable de ce premier cycle, je serai tout de même moins dur avec la série, et cet album en particulier.
En effet, Swolf ne s'est jamais voulu original en écrivant Le prince de la nuit (ou alors, c'est raté !), mais a plutot tenté d'écrire u ne histoire s'inscrivant à merveille dans le bon vieux mythe du vampire que nous connaissons tous... et il a réussi, c'est incontestable.
Maintenant, l'ensemble est peut être chargé d'un peu trop de texte à mon gout, comme si Wolf cherchait à en faire trop, je ne sais pas... comme si la profusion de répliques permettait de dissimuler le côté un peu trop commun de l'histoire.
Reste que ce tome est le meilleur des trois tomes du premier cycle de la série, et qu'il répond à pas mal de questions tout en se terminant sur une fin assez noire... Swolf est passé à coté de la "Happy End", qu'il en soit remercié ! car il est à parier qu'elle ne se serait pas du tout inscrite dans le style général de la série.
La maîtrise graphique de l'auteur n'est quant à elle plus à démontrer, même si l'on ne peut pas vraiment détecter d'évolution au fur et à mesure de la série, hélas. Les couleurs sont un peu ternes.
Un bon dernier tome d'un bon premier site, d'une bonne série !
Bof, bof, la fin de ce premier sycle n'est pas très convaincante, la série dans son ensemble non plus d'ailleurs, c'est beaucoup trop classique. Swolfs n'apporte absolument rien au mythe du vampire. Son Kergan se contente d'être un sous-dracula peu crédible. Le savoir-faire de Swolfs se limite à reprendre les clichés du genre pour en faire un truc hyper-standard. Bref, si vous aimez les histoires de vampires, évitez celle-ci, elle ne vous apportera rien...