S’il semble évident que Sillage n’est pas vraiment une série très constante d’un point de vue qualitatif, il me semble évident également qu’elle recèle un petit bijou scénaristique et graphique. Je crois d’ailleurs que tout le monde ici est d’accord, les amateurs comme les détracteurs de la série, en passant par ceux qui préfèrent ne pas se prononcer, tout le monde à trouver ce tome soit très bon, soit excellent…
J’avoue avoir plutôt un sentiment favorable envers cette série dont le background est assez riche et intéressant. Mais en ce qui concerne cet album, il me semble évident qu’il est excellent. Tout d’abord le scénario est très réussi, dense et varié. De nombreux thèmes sont abordés depuis la révolution jusqu’à la manipulation génétique en passant par les relations amoureuses et le racisme. Mais surtout c’est l’ampleur des personnages et l’évolution marquante de Nävis qui devient une femme et qui fait doit faire face à des problèmes bien plus complexe que ceux qu’elle a du affronter auparavant. On peut toutefois trouver la conclusion quelque peu décevante, mais au contraire cela donne une dimension nouvelle au récit. Morvan termine ainsi avec une réflexion sur comment les situations les plus terribles peuvent découler d’événements si dérisoires…
Pour ajouter à cela, Buchet n’a jamais été aussi précis, aussi clair et aussi marqué que lors de cet album. Il y a une ambiance très riche qui se dégage de cet album sur fond de révolution. Avec une esthétique qui mêle futur et passé, et sa trame de fond révolutionnaire, ce récit à tous les ingrédients du steampunk. Les cadrages cinématographiques et la mise en couleurs beaucoup plus riche et travaillé que sur les tomes précédents font qu’ « Engrenages » est un tome qui se démarque du reste de la série actuellement. Rien que pour cet album, Sillage vaut le détour !
Ah, enfin un tome digne de ce nom compte tenu du scénario général. Enfin on exploite les ficelles mises en place, Navis que l'on sentait perdue, paumé dans cette univers entame une quête personelle, ses amis prennent du poids dans le scénario, qui est cette fois ci à la fois simple, bien construit et interressant.
On a déjà vu ce type d'histoire qui fait certainement penser à la révolution Russe (les décors y participent pour beaucoup) mais le scénario renouvelle intelligement le genre. On commence vraiment à se mettre dans la peau des personnages, on ressent un peu ce qu'il pensent. Le coté faiblesse des oprimés provoque toujours un élan de solidarité, et le choix de la mutation humain/Panda y est pour beaucoup, tant ce symbole de la WWF est emminament sympathique.
Peut-être une fin d'histoire qui tourne un peu court, mais c'est un régal quand même, et les auteurs nous récompensent enfin d'avoir patienté jusque là. Un très bon album.
Ah ! Il se passe enfin quelque chose d'interressant ! Et de recherché en plus !
Nous voici donc sur une mystérieuse planète peuplé de mysterieuses bêtêtes ressemblant mysterieusement à des humains ( à part une tache noir sur le nez et le teint plutôt très pâle )...
L'histoire, elle commence enfin ici. Nävis, grâce à ce tome, dévoile sa personnalité sur plusieurs fronts, et sur ses plusieurs facettes.
Tout est là. Une enigme, du suspence, un zeste d'humour, et de l'originalité...
On ne s'ennuie pas, ou bien moins que dans les autres tomes.
L'auteur aurait peut être curieusement allongé son introduction sur deuxopus, et ce troisième serait le début d'une longue série d'histoires mystérieuses et dans une atmosphère différente à chaque fois.
Le graphisme est peut-être plus réussit, quoique je ne le trouvais pas repoussant dans les tomes précédents...
Les couleurs, par contre, sont plus travaillés, et on remarque un allegement du flashis un peu lourd.
Si vous n'avez pas aimé les tomes précédents, ne désesperez pas, ce troisième opus mérite le coup d'oeil.
Nävis quitte le convoi Sillage pour une mission sur la planète TRI-JJ 68, où les habitants ressemblent étrangement aux humains.
Le scénario de ce troisième tome est excellent, plus profond, développant sans manichéisme et avec humour des thèmes telles que la révolution sociale, l’industrialisation, la manipulation génétique et l’amour d’une personne et d’une cause.
Nävis effleurera la vérité concernant ses origines et l’on sent bien que tant qu’elle n’aura pas trouvé ses racines son bonheur restera incomplet et ses chagrins profonds. On voit Nävis évoluer à travers cette nouvelle aventure, où découvrant l’amour elle deviendra un peu plus femme.
Le dessin de Buchet quitte également les vaisseaux de Sillage aux décors plutôt froids pour nous plonger dans un nouveau monde, en pleine révolution industrielle et sociale. Le résultat est sublime, avec des barricades faisant penser à la révolution française et un univers steampunk, et nous livre un monde d’une originalité et d’un réalisme rare.
Alors, s'il n'y avait qu'un seul Sillage à lire, et bien ca serait assurément celui la ! Pour moi, c'est un de mes albums préféré, c'est dire !
Le scénario est carrément époustouflant, ce monde en crise à l'ère industrielle est carrément crédible, le scénario est carrément béton (il suffit de voir les révélation du généticien, mais chuuuut, je dis rien ) la fin à la fois surprenante et tragique, vraiment que de qualitées pour cet album, chapeau Mr Morvan
Et sinon au registre des qualitées, on peut ajouter l'extraordinaire coup de crayon de Buchet, vraiment, j'adore son style graphique ! Il retranscrit une ambiance sombre dans ce monde, quelque chose d'oppréssant, les couleurs y sont bien évidement responsable de cette ambiance...
Après 2 tomes qui m'avaient plus que déçus, nous voici en présence d'un tome bien supérieur, aussi bien sur le plan scénaristique que graphique.
Morvan donne en effet beaucoup plus de profondeur à l'ensemble de ses personnages, Navis en premier plan, bien entendu. Elle grandit dans sa tête et devient petit à petit femme, découvrant l'amour dans sa première relation sentimentale lors de cet épisode. Fini la petite pisseuse énervante du tome 2, voici la femme d'action, qui tente gros pour se sortir de situations hardues - une aventurière comme on les aime !
Le scénario quant à lui est beaucoup moins superficiel, et permet une réflexion sur plusieurs thèmes tels que le sacrifice pour une cause que l'on croit bonne, la mise en place d'un système politique...
Le tout se lit très bien, tout coule de source, et une fois de plus, Morvan assure vraiment dans la mise en scène de tout cela. Mise en scène soulignée avec brio par le style de Buchet qui s'affine d'album en album !
Son trait est en effet beaucoup plus direct, plus sur, plus net. Les cadrages sont parfois impressionnants, le dynamisme sympa, et la mise en couleur bien meilleure que celle des color Twins du tome 2 (ou elle était correcte, mais un peu trop aseptisée à mon gout). Des couleurs bien plus belles que celles de Pierre Schelle pour Golden City, par exemple (dans les deux cas, couleur à l'ordi).
Et bah... d'un coup d'un seul, Sillage remonte dans mon estime ! Reste à voir ce que donneront pour moi les prochains tomes...
Bon, comme cela a été dit et redit, les albums de cette série sont assez inégaux, et celui-ci est de bonne facture.
Je passerai rapidement sur les dessins, très élégants et de mieux en mieux maîtrisés, la colorisation par ordinateur étant une des plus belles -- voire même LA plus belle -- qu'il m'ait été donné de voir pour l'instant.
Ce qui à mon avis fait la force de cet album, c'est son scénario et son originalité. En effet, j'ai un peu de mal à "évaluer" mon plaisir à la lecture de cet album par opposition aux tomes 1 et 2 par exemple (même si le tome 2 EST moins bien...). Quand je dis "originalité", je pense surtout au monde crée ici par Morvan et à ses inspirations. En lisant "Engrenages", je me suis demandé jusqu'à un point avancé de l'album "mais comment peut-on qualifier ce monde ! Poukram !". En fait les sources d'inspiration sont multiples (SteamPunk, révolution rouge, "indieniaiseries"... sans compter bien sûr la SF pure et dure); elles sont combinées de façon bien originale pour créer un monde assez réaliste et déstabilisant, impression renforcée par l'ambiance de neige et les couleurs afférentes omniprésentes.
Côté scénario, j'aurais peut-être envie de déplorer une trop grande accélération vers la fin, lorsqu'on découvre véritablement les tenants et aboutissants de ce monde... mais en tout cas l'idée est très intéressante (et exploitée avec humour, j'ai beaucoup aimé la case avec les persos "à la gauloise").
De plus -- mécanisme somme toute classique me direz-vous -- chaque album de Sillage respecte la règle "nouvelle aventure en développant un peu le personnage de Nävis", ce qui évite d'en faire un perso monolithique et posé une fois pour toute. Cette façon de faire est pour l'instant plutôt bien exploitée, même si Nävis reste adolescente, ce qui peut être quelque peu gavant... Vivement l'âge adulte.
On l'aura compris, Sillage est pas une serie tres reguliere au niveau de la qualité des albums.
Mais lorsqu'on lit cet album, on oublie tout ce qu'on a pu dire de negatif sur sillage.
Il y a beaucoup d'elements importants dans cet album :
- Navïs a la confirmation qu'il y a d'autres humains dans l'univers, mais un coup du sort fait qu'elle ne peut pas lui parler. Ceci dit, cet homme est il celui à qui elle devait parler ? Un homme qui manipule genetiquement des animaux à son seul profit est il vraiment l'exemple qu'attendait Nävis ?
- Nävis prend part plus ou moins involontairement dans une revolution (dans un monde steam punk, c'est un delice) et l'on comprend qu'elle n'est definitivement plus une enfant, mais est capable d'avoir de la jugeotte. Elle grandit
- c'est la premiere experience amoureuse de Nävis. Cela confirme bien son evolution, sa maturité. Sa vie de femme commence sur une desillusion...
à noter l'ambiance steam punk tres reussi, ce monde est credible à souhait. Et puis, ça nous permet de changer un peu des ambiances spaciales un peu froides.
ce tome m'a definitivement reconcilié avec Sillage.
Je pense savoir pourquoi les gens se déchirent autant sur Sillage! Dans cette série encore assez neuves ( 5 tomes à son actif ) on va du trés bien au nul. Dans ce cas ci on est du bon côté! C'est de l'exelentissime! Du trés bon crû, du trés bon sillage!
La lacune de cette série est surtout dans le scénario mais cette fois ci Morvan s'est sorti les doigts du ... et croyez moi qu'il devrait le faire plus souvent, car voici un scénario original à souhait, et ici les auteurs expriment vraiment leurs points de vus sur des sujets d'actulités tel que le clonage et les expériences génetiques! Ca leurs réussi bien ( surtout quand on est relativement d'accord avec eux )! Et le tout ponctué de scènes d'actions qui vont à 300 à l'heure, croyez moi ça va vite, ça décoiffe et on perd pas le fil à aucun moment! Le monde où l'aentures evoluent est lui aussi original ( un petit soupçon de chateau falkenstein le jdr ) et les personnages sont bien décrit mais toujours imprévisible. Navis n'est pas casse piedd comme dans le tome précedents et c'est vraiment agréable ( elle grandi elle aussi ).
Pour les illustrations, là c'est comme d'habitude, que du bien! Une mise en page impécable, c'est net! Les scénes d'action sont vraiment bien faite, c'est vivant, dynamique...bien quoi!
Pour les allérgique au sillage et ceux qui ne trouvent pas bien cette série, ce tome fait parti de ceux qui fait vite changer d'avis! Et pour ceux qu'ils veulent commencer, c'est un des meillleurs! Allez vite dévorer ça chez votre libraire!
D'un tome à l'autre, la série ressemble à des montagnes russes. Le tome 2, très décevant était le plus mauvais de la série. le tome 3 est le meilleur.
En 46 planches chrono, Morvan nous parle de révolution, d’évolution, de manipulation génétique, du progrès, de la colonisation, de la domination… sans niaiserie et vision idiotement manichéenne. On en reste le souffle coupé tant ce scénario fait preuve d’une très grande intelligence. Pourtant le tout est là sans aucune lourdeur pédagogique ou morale, et l’action n’en patît pas pour autant. On atteint ici le niveau des meilleurs épisodes de « Valérian ».
Le dessin, quant à lui, est est maîtrisé, le découpage est toujours aussi nerveux, efficace et d’une très grande lisibilité. Seul des effets de mise en couleurs me paraissent un peu « ringards » mais bon, cela dépend du goût de chacun.