Pour la petite histoire, Jacques Tardi a commencé sa carrière d'auteur au journal Pilote, dans les années 70, et travaille notamment avec Pierre Christin, co-auteur de "Valérian". En 1974, il publie chez Dargaud deux histoires dont il est également le dessinateur : "Adieu Brindavoine" et "Le démon des glaces". En 1976, c'est chez Casterman que sera publié le premier tome de la série Adèle Blanc-sec, "Adèle et la bête". Dans le quatrième tome de cette série, "Momies en folie" en 1978, Tardi fait mourir son héroïne.
En 1979, Casterman republie "Adieu Brindavoine", en y ajoutant une courte histoire "La fleur au fusil", et en 1981, Tardi réunit ses deux héros dans un cinquième album de la série Adèle Blanc-sec "Le secret de la salamandre" où pourtant on ne voit agir principalement que Lucien Brindavoine. Juste partage, c'est Lucien le héros, mais s'est dans la série d'Adèle que paraît l'histoire.
Ce clin d'œil est loin d'être le seul. L'enveloppe qui contient le secret de la résurrection d'Adèle est caché dans une salamandre empaillée du jardin des plantes. Cet animal est depuis toujours symbole d'immortalité, car son corps peut se régénérer. Et là est en fait la trame essentielle des histoires d'Adèle : l'homme pourra-t-il un jour lui aussi régénérer naturellement tout ou partie de son corps si complexe ? Pourrons-nous faire repousser des tissus ou même des organes entiers, et vivre ainsi éternellement ?
Mais au lieu de réunir ses deux héros par un cinquième et dernier tome qui verrait simplement la résurrection d'Adèle, et un happy end entre l'héroïne et son sauveur, Jacques Tardi décide d'allonger la sauce. Adèle ne se réveillera qu'au tout dernier moment en fin d'album, et nous devrons attendre le prochain épisode pour savoir la suite. Dommage, très dommage, car la série n'y gagne rien, et l'album traîne vraiment en longueur. On finit par se demander comment ce poivrot de Lucien va tenir encore debout jusqu'à la fin. Où alors si au dernier moment il ne va pas échanger la salamandre contre une bouteille.
Bref, l'album, n'est pas mal, le dessin est bon, presque excellent, mais le scénario, qui est trop visiblement lancé pour créer une suite, n'est pas captivant du tout. Alors avant tout, jetez un coup d'œil à la critique du tome 6 pour décider ou non si celui-ci en vaut la peine.
Etrange ce tome 5...
Tardi le place d'entrée dans la continuité de "Adieu Brindavoine", rendant son héros éponyme le principal protagoniste de ce tome 5. Du coup, celui qui n'a pas lu cet album se retrouve un peu perdu dans certaines évocations, dans les relations entre certains personnages... Globalement, l'intrigue générale n'en est pas trop affectée, puisqu'Adèle passe la quasi-totalité dans une solution la maintenant dans une vie suspendue.
Mais que cet album est ennuyeux.
On voit Brindavoine se saoûler la gueule, jour après jour, pour oublier cette saloperie de guerre... On voit des financiers américains ourdir de sombres complots quasiment sans intérêt. Tardi raccroche les wagons avec une drôle d'histoire de salamandre, et puis c'est à peu près tout...
Vivement que la série se remette dans son propre cadre...
C’est un de ces albums atypiques dans une série organisée autour d’un personnage. Les aventures d’Adèle Blanc-Sec ? Oui, mais sans Adèle. Comme un Van Hamme qui roule sans son Thorgal dans « Alinoé », Tardi ne fait apparaître son héroïne que dans une huitaine de cases réparties sur l’album, et ne lui fait prononcer que deux mots : « La guerre ? ».
Le procédé est plutôt séduisant et permet inévitablement de renouveler la série. S’étant privé de son héroïne, Tardi se concentre sur le personnage de Brindavoine (lisez donc "Adieu Brindavoine" pour pleinement suivre ce tome), qui lui permet de critiquer la guerre tout en gardant l’esprit de la série. Il y a toujours beaucoup de personnages, souvent déjantés, souvent hostiles à Adèle ou prêts à jouer du flingue. On nage encore une fois dans l’esprit feuilletonesque qui fait tout le charme des Aventures Extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec.
Adèle nous manque sans doute un peu. En tout cas, ce cinquième volet est moyen, plus dans la veine du « Savant fou » que des deux premiers tomes. Je recommande cependant sa lecture pour la continuité de l’intrigue, en sachant que ce n’est pas la meilleure livraison de l’auteur.
Après le 1er cycle des 4 Adèle Blanc Sec précédents, je me demandais comment Tardi allait pouvoir enchaîner.
J’ai été déçu par ce tome 5, confus et brouillon.
Je n’ai pas aimé les multiples rappels (14) à 3 des tomes précédents (rappels de Momies en folie, le savant fou, le démon de la tour Eiffel) plus les allusions à un livre hors Adèle Blanc Sec : la fleur au fusil, adieu Brindavoine. A croire que Tardi voulait nous refourguer toute sa production antérieure !
Le retour des héros passés, vivants ou disparus, m’est apparu souvent comme un peu trop artificiel et parachuté. De plus, l’ouvrage baigne beaucoup moins dans le fantastique que les précédents, les salamandres ressemblant plus à un prétexte qu’à autre chose.
Pourtant, avec le dessin de Tardi, toujours fort et réaliste, capable de dépeindre à merveille ces aventures, ce livre possède bien des qualités aussi.
La momie d’Adèle, la guerre des tranchées (sans doute incontournable vue l’époque), la statue, sont de belles trouvailles, ou retrouvailles. J’ai moins goûté la venue de la mafia et du personnage d’Otto Lindenberg.
Je pense que certains passages de ce livre s’avéraient indispensables pour la bonne continuation de l’histoire, dans les tomes à venir.
Jetons-nous donc sur la suite, prometteuse, maintenant que la situation est redevenue normale pour Adèle (il fallait bien un tome pour nous la rendre) !
Alors là, gros changement de décor pour Le secret de la salamandre car Adèle Blanc Sec étant congelée (pour savoir pourquoi, faut lire le tome 4 ) c'est Brindavoine le héros de cet opus.
Et là, désolé mais Tardi a peut être eu les yeux plus gros que le ventre en voulant coupler ses deux séries avec Adèle d'un côté et Brindavoine de l'autre. Parce que là excusez-moi mais franchement c'est lourdingue ce tome 5! On quitte Paris et son côté romantique propice aux échappées fantastiques pour arriver à New York au milieu des business man pourris et des mafieux corrompus.
Non, là je suis désolé mais ce tome 5 est totalement artificiel, sans saveur, sans profondeur, une tentative de rapprochement de deux héros complètement loupée sur le plan du scénario. Plus c'est gros plus ça passe ? Peut-être pas à ce point quand même…