J'ai trouvé que cet album est un poil en dessous du précédent. Peut-être est-ce dû au fait que l'action y est moins présente. Toutefois, ce manque d'action permet aux auteurs de se concentrer sur la première rencontre en 1933, entre Vincent Rougemont, dernier héritier et dépositaire de la malédiction initiée par son aïeul Jehan de Rougemont, et le vampire Vladimir Kergan. Par ailleurs, on découvre comment Aymar de Rougemont, prêtre inquisiteur, tente de remplir son "contrat".
Ainsi, dans ce tome se superposent deux histoires, celle d'Aymar et celle de Vincent à deux époques différentes. Je trouve un peu dommage de faire rencontrer Vincent et Kergan dès le second tome, car forcément, cela enlève tout suspense concernant la lutte d'Aymar, et de tous les descendants Rougemont.
Toutefois, ce tome reste très bon. J'ai particulièrement aimé le développement de la personnalité de Vincent et on en vient à se demander si l'histoire de ses ancêtres a réellement été vécue ou si elle a seulement été rêvée. De même, les allers-retours entre les années 30 et le moyen âge ont permis de rythmer le récit. Enfin, je trouve que la date choisie pour le retour du vampire au XXème siècle est bien trouvée, car le premier tome rappelait que ce genre de créature apparaissait en période de troubles, en même temps que les pires maux touchent l'humanité. Le contexte se prête donc particulièrement au retour de Kergan.
Les dessins sont très bons en moyenne et le dessinateur est particulièrement doué pour créer une atmosphère grâce à son dessin. Les rues de Paris la nuit, ou les ruelles embrumées de Venise m'ont particulièrement ravi. La Limousine de Kergan est de même superbe. Enfin, l'utilisation du rouge vif, du rouge sang, n'est que très peu utilisé mais son apparition dans certaines vignettes révèlent toute l'atrocité de la scène.
On sent bien que l'auteur a délaissé un peu l'action dans ce tome au profit de la rencontre entre Kergan et Vincent. Du coup, c'est un peu plat. De même, la quête d'Aymar de Rougemont est survolée selon moi et on arrive un peu trop vite, sans réelle explication, à sa confrontation avec Kergan.
L'ensemble reste de bonne facture et l'intrigue construite autour de Vincent Rougemont s'étant épaissie, on attend avec impatience de lire la suite.
Quelle deception! Après un premier tome qui m'avait vraiment plu, je n'attendais qu'une chose c'était de pouvoir lire la suite et la.... boarf... On a l'impression, que l'auteur a trop hésiter entre faire une suite vraiment proche du premier album, c'est à dire en restant toujours au moyen age, ou au contraire de s'en éloigner. Cela fait donc un scénario un peu mou, peu d'action, et presque parfos ennuyeux. De plus l'album joue toujours sur l'alternance entre récit historique et contemporain, mais dans ce tome, l'essentiel de l'histoire se passe de nos jours (enfin, en 1930), et ceci n'est pas forcément une bonne évolution par rapport au premier album.
Ensuite au niveau du dessin, la aussi j'ai été déçu. Alors que le premier tome m'avait une fois encore vraiment plu au niveau du dessin, ici on a l'impression que l'auteur a presque baclé son travail, et ce sentiment se renforcera encore dans le tome suivant. Après avoir lu ce tome-ci, j'ai relu le premier et je peux vous dire que l'on sent la différence.
Je modère tout de même ce que je viens de dire, cette série reste une série pas mal, mais pas exceptionelle comme le premier tome aurait pu le suggérer; et le dessin même s'il n'est pas merveilleux, se laisse quand même regarder sans trop de difficulté... Un deuxième tome un peu décevant...
Certes, la trame est classique et sans surprises. Mais j'adore le fait d'avoir affaire avec une lignée de chasseurs de vampires, plutôt qu'à la simple traque d'un vampire par un "héros" désabusé par la mort de sa femme.
Il semble clair que chaque tome de la série nous fera connaître un nouveau membre de la lignée Rougemont. Ici, c'est un inquisiteur obsédé par la pureté divine et par sa recherche du "diable" qui nous est présenté.
Loin de la figure noble de son ancêtre, on a un personnage qu'on peut qualifier lui aussi de maléfique. Les auteurs ont donc évité l'écueil de la famille de chasseurs de vampires sans peur et sans reproches : chaque descendant Rougemont aura sa propre personnalité et son propre vécu.
Les allers retour temporels avec les années 30 sont plus importants dans cet album qui marque réellement le début des aventures du dernier Rougemont.
Le dessin est toujours très plaisant, notamment grâce à ses couleurs ocres. Kergan est toujours aussi inquiétant et énigmatique.
La traque contre le vampire Vladimir Kergan, entamée par Johan de Rougemont dans le tome précédent après avoir perdu sa femme par les crocs du vampire, continue dans ce deuxième tome.
On effectue néanmoins un bond dans le temps pour passer à une nouvelle génération de la famille de Rougemont, pour aboutir chez Aymar de Rougemont, sur les bûchers de l'Inquisition. Mais ce nouvel adversaire du Prince de la Nuit, qui est pourtant sensé incarner le bien s’avère bien moins pur qu’il ne devrait et il devient de plus en plus clair que la malédiction qui poursuit la famille de Rougemont à travers les siècles va finir par reposer sur les seules épaules de Vincent de Rougemont.
Le récit, qui continue d’alterner le passé et le présent, se concentre d’ailleurs de plus en plus sur le Paris des années 1930, sur Le Prince de la Nuit qui nous apparaît ici comme le maestro violoniste Vladimir Kergan et sur Vincent, le dernier des de Rougemont qui a reçu pour guide un coffret légué par ses ancêtres.
Le dessin est toujours excellent et le scénario est toujours sans trop de surprises, mais de nouveau efficace.
Ce deuxième tome m’a semblé moins passionnant que le premier. Essentiellement parce que l’action se situe surtout dans les années 30, et presque plus dans le passé (ici 1577). En effet, les scènes relatant l’histoire de Aymar de Rougemont, inquisiteur zélé, enfant aîné choisi pour à son tour chasser Kergan, et frustré de tous ses désirs, de ses choix, bref de sa vie par sa mère sont très intéressantes, mais peu nombreuses.
La majorité de l’album se centre sur Vincent, Élise et le Kergan des années 30, et je trouve cet aspect-là de l’histoire nettement moins prenant. Les personnages ne sont en effet guère attachants, et cependant Swolfs essaie de nous intéresser à Élise, basant une grande partie du suspense sur cette question dont on se fiche complètement : « va-t-elle se faire vampiriser ? »
De plus, si le Kergan du passé me semble très convaincant, jouant sur les rouages de l’âme humaine plutôt que sur sa force – confirmant ainsi l’idée que la malédiction est suscitée au moins autant par les hommes que par le vampire – le Kergan du présent ressemble surtout à un prédateur bêtement arrogant et affamé…
Conclusion : ça reste bien intéressant, assez prenant, mais ça me passionne assez clairement moins que le premier tome… et je crains un peu pour le troisième volume qui termine le premier cycle.
Ce second tome nous donne plus d'information sur la "vie" (pas vraiment le mot approprié, ok ) de Vladimir Kergan et sur sa progression à travers le temps jusque dans les années 1930, au sortir de la crise économique de 29, donc.
On découvre un peu mieux les personnages principaux, et leur interaction à travers le temps, alors que les secrets commencent petit à petit à se révéler.
Le scénario, toujours aussi classique, nan est pas pour autant mal monté, bien au contraire : propre et net, sans erreur, il nous plonge dans cette époque si propice aux histoires occultes diverses et variées pour nous faire rencontrer un vampire digne de Dracula, rien que ça ! (et dont on ne peut que faire le rapprochement, bien sûr !).
Le dessin quant à lui, toujours aussi précis, n'évolue pas vraiment. toutefois, les différents cadrages proposés par l'auteur donnent un dynamisme non négligeable à l'ensemble. Dommage que les couleurs soient si ternes et uniformes...