J'ai été très intéressé par le concept de reprendre l'histoire de Peter Parker à zéro. Dans les années 70 et 80 on pouvait encore lire les aventures de l'araignée dans le périodique "Strange", ainsi que dans d'autres publications. Au hasard d'un épisode, on apprenait sous forme de flash-back quelles avaient pu être les origine de ce héros. Notamment, ses premiers flirts avec Betty Brandt, la secrétaire de J. J. Jameson, puis avec Gween Stacy, et enfin Mary Jane Watson qu'il finit par épouser. Sans compter diverses aventures avec des super-héroïnes comme la Chatte noire. Mais tout ça un peu dans le désordre, quand même.
Et donc, première déception avec cet opus : comme dans le film, on attaque bille en tête sur la romance entre MJ et Peter. Ce n'est pas l'histoire que je connais, tant pis, on verra la suite pour juger vraiment. Les dialogues sont truffés de détails pour faire "Années 2000" : portables, internet, références littéraires ou cinématographiques, on ne nous ménage pas. Si on n'a pas compris, le message est pourtant clair : c'est un spiderman MODERNE !
Et puis, page après page, on se laisse gagner par cette nouvelle version (car c'en est une, je persiste), on s'habitue au nouveau look de Flash Thompson et de Harry Osborn, et des autres. Bref, une petite déception, car je m'attendais à mieux, ou plutôt à quelque chose de plus fidèle à mon souvenir, mais j'attends de lire la suite.
"Ultimate Spider-Man", comme les autres séries de l'univers Ultimate Marvel, est une version modernisée du personnage de Spider-Man, visant à conquérir un jeune public parfois rebuté par quarante ans de continuité. Ce premier tome reprend la version US Ultimate Spider-Man #1 (Powerless) parue en octobre 2000 avec un scénario de Brian Michael Bendis et des dessins de Mark Bagley.
Ce récit respecte l’histoire des origines de Spider-Man, tout en relookant les différents personnages au niveau de leur apparence, mais également au niveau de leurs personnalités et interactions. Ce tome (et la série par occurrence) s’avère donc idéal pour ceux qui ne connaissent pas encore l’univers de l’homme araignée, car il revisite les débuts de Spider-Man.
Par contre, avec un nom comme Brian Michael Bendis on aurait pu espérer un peu plus au niveau des dialogues, souvent faiblards. De plus, pour ceux qui connaissent déjà un peu l’histoire de Spider-Man, cela avance quand même un peu trop lentement. Le dessin est quant à lui très lisible, plutôt agréable au niveau de la qualité d’impression, mais avec quelques bizarreries au niveau des proportions.
Cette fois-ci c’est l’homme araignée dont les origines sont revues dans cette série. Il s’agit encore une fois de la republication sous forme d’albums de la série périodique éponyme.
Le scénario de ce premier tome, bien que respectant les origines de Spidey, traîne en longueur, ce qui est tout de même un comble pour un album de super héros. Alors on pourrait se rattraper sur les dialogues savoureux, mais ici ce n’est certainement pas le cas. Reste que la psychologie de Peter est abordée assez justement, mais pas non plus très développée…
Parlons maintenant du dessin. Et bien que les choses soient claires, je n’aime pas du tout le dessin de Bagley qui ne respecte aucunement les proportions. J’ai l’impression de lire cet album à travers un verre déformant, et c’est très désagréable. J’espère que cela ne durera pas tout le long de la série…
Un scénario qui n’avance pas, et des dessins disproportionnés…
Réédition en grand format du périodique paru en mai 2001.
Je dois avouer que j'avais un a priori négatif avant la lecture de cet album.
La ligne Ultimate a commencé à paraître en 2000 aux Etats-Unis et a la particularité de remettre à zéro tout l'univers Marvel. Cette initiative de Marvel a permi aux auteurs de se libérer de 40 ans de continuité qui constituaient un carcan à la créativité. Les fans des comics sont généralement très pointilleux quant à la cohérence des épisodes présents par rapport aux histoires passées. C'est pourquoi nous avons aujourd'hui la ligne Marvel classique qui a débuté au début des années 60 et qui continue de nos jours et la ligne Ultimate qui est beaucoup plus récente et qui paraît en parallèle. Mais le piège de l'univers Ultimate, c'est qu'il a débuté en 2000 et que nous sommes en 2006... donc il possède, lui aussi, sa propre continuité !
A priori négatif donc, car je m'attendais à un banal "copier/coller" des aventures de Spider-Man de l'univers classique. Ce n'est pas le cas. Certes, les personnages vivent grosso modo les mêmes situations mais leurs rapports entre eux et à la vie en général sont totalement différents et c'est en cela que réside l'intérêt de l'univers Ultimate. Peter Parker est victime de ses copains de classe mais est beaucoup plus résistant mentalement que dans l'univers classique. Tante May n'est plus une vieille dame souffreteuse mais prend sa vie en main et est beaucoup plus volontaire. Il y a d'autres exemples que je ne vais pas énumérés ici. Les amateurs compareront.
Brian Michael Bendis réussit à créer quelque chose de neuf sans envoyer tous les repères aux oubliettes. Il y a une impression de déjà-vu mais les différences par rapport à l'univers classique sont réelles et suffisantes pour lire cette BD avec intérêt. Pour un jeune lecteur qui ne connaît pas Spider-Man, il prèferera sans aucun doute la ligne Ultimate qui sera plus proche de ses préoccupations que la ligne classique ou Spider-Man a les préoccupations d'un adulte installé dans la vie active.
Les dessins de Mark Bagley sont au top de ce que l'on peut voir dans les comics Marvel, les visages sont agréables à regarder. La qualité d'impression est irréprochable et les couleurs sont superbes.