Mouiche, ça démarre pas trop mal et l'idée de faire voyager Freud aux Far West pour psychanalyser les indigènes est sympa. C'est avec bonheur qu'on retrouve la narration si typique de Manu Larcenet où quelques bons dialogues viennent ponctuer le récit. Mais (car il y a un mais), l'histoire manque de corps et le final laisse un goût de trop peu . . . ce qui m'empêche de donner plus de 3 étoiles à cet album.
Sigmund Freud et son fidèle serviteur, Igor, voyagent sur les terres poussièreuses de cette jeune nation peuplée de "bouzeux" (cowboys) à la recherche de patients exeptionnels, ce qui n'est pas chose facile dans ce pays où il y a ceux qui ont un revolver et ceux qui creusent ("toi tu creuses !"), bref "les victimes et leurs bourreaux" comme le dit Sigmund. Un heureux hasard va le conduire vers un patient plutôt différent de ceux qu'il a traités jusqu'à ce jour. .. un chien parlant qui cherche son âme !
Moi, si on m'avait dit un jour qu'on ferait une Bd sur Freud, j'aurai penser à quelque-chose qui se veut d'historico-réaliste. Encore et encore, Manu Larcenet nous tétonne, mettre ce cher Freud dans une aventure humoristique est un beau pari … gagné ! Bravo et merci.
Un album bourré (hic !) d'imaginations délirantes et pour notre plus grand bonheur.
Niveau graphisme c'est du beau, du bon, du Larcenet, du réaliste et caricatural à la foi…Une facture qui ne va qu'à l'essentiel mais qui est lisible et surtout très agréable.
Niveau scenario, un humour burlesque très plaisant. Et puis d'abord, "pas d'avocat, pas de chocolat !"
Bref, c'est une Bd hors norme comme Larcenet - qui gére aussi bien ses écrits que ses illustrés - sait très bien le faire.
Re Bref, des qualités qui font de Manu Larcenet un grand Monsieur de la Bd.
Voilà que je découvre un album de Manu Larcenet. Mieux vaut tard que jamais me direz-vous...
Et bien, avouons-le tout de suite : c'était un vrai régal !
Larcenet a composé des personnages complètement déjantés : un Sigmund Freud prêt à psychanaliser tout ce qui bouge sur le continent américain et qui axe toutes ses discussions sur la mère des autres, son assistant Igor qui joue au garde-du-corps à bicyclette, tout en jetant les futures bases du syndicalisme, et le chien Spot échappé d'un pénitentier et à la recherche d'une âme. Un fameux trio! Sans oublier un "demi-chaman", quelques rudes soldats, cow-boys et autres Mexicains.
L'humour et les dialoques sont un autre point fort de l'histoire. J'avais déjà bien ri à la première lecture ; puis le lendemain, en re-parcourant rapidement l'album, je me suis rendu compte que ça grouillait de répliques et de cases vraiment marrantes. Ce que j'ai apprécié aussi, c'est la faculté de Larcenet à distiller quelques réflexions plus 'profondes' dans un flot de textes humoristiques.
Enfin, le dessin. Bien qu'il soit aux antipodes des "canons de beauté" de la bande-dessinée, il m'a néanmoins beaucoup plu (à ma grande surprise, je dois bien l'avouer). C'est fou tout ce que l'auteur peut faire passer comme expression au travers des visages et des attitudes des personnages. Là aussi, ça vaut vraiment la peine de prendre du temps et de revoir l'album en se focalisant sur les dessins.
Voilà, je ne vais pas attendre très longtemps avant de lire les aventures rocambolesques de Vincent Van Gogh et explorer un peu plus le monde de Larcenet.
Cette bd m'a fait aimé la psychanalyse (non, non, je déconne...). En tout cas Larcenet nous montre Freud comme un homme fort sympathique et prêt à tout pour étendre sa science.
Mais le truc qui m'a fait trop marré, c'est cette tendance casi obscessionnelle qu'a Freud à parlé constamment de la mère : "Avez-vous déjà revêtu les sous-vêtements de votre mère" demande t-il à un officier pour le moins outré...
Freud se retrouve en Amérique, dans un véritable western... on peut se demander : comment Larcenet peut-il faire évoluer ce psychanaliste dans un tel décor ?... tout simplement avec un humour décalé et une imagination tout qui l'est tout autant.
Il faut noter égalemnt une rapide apparition de Van Gogh (un officier que Freud a "guerri" en lui faisant retrouver le goût de la peinture qu'il aimait tant lorsqu'il était enfant), petit clin d'oeil au deuxième tome de la série, consacré à Van Gogh ("La Ligne de Front").
Côté dessin Larcenet frappe (une fois de plus mais pas de trop) très fort ! Les personnages ont des traits assez enfantins mais appropriés au style humoristique de l'histoire. Larcenet arrive à intégrer à cette sobriété, des effets graphiques en particulier au niveau des décors et des ombres assez travaillés avec une multitude de traits noirs d'épaisseurs différentes.
Une bonne occasion de découvrir la psychanalyse... sans se prendre la tête !
Cache toi, Marton, ils arrivent! Ah, non, tu peux sortir, en fait ils venaient pour le chien. Le pauvre, ils vont lui flanquer une psychanalyse. Je parie que ça fait très mal... Par un de ces pieds-tendre du continent en plus! J'aimerais pas être à sa place... Mais j'y serais jamais à sa place, vu que c'est un chien, et que moi je suis un homme! "Sous bidasse de mon cul au rapport!" Ouaf sergent !
Mais où va-t-il chercher tout ça ?
Moi je suis baba devant la créativité de ce Manu Larcenet !!
Du début à la fin je me marre grave tellement c'est bien vu.
Réussir à nous faire rigoler avec des théories Freudiennes sauce western sur fond de controverse de Valadolid (pour les cons et non-comprenant, ce sont les espagnols à l'époque de la conquète de l'Amérique qui estimaient que les noirs et les indiens n'avaient pas d'âmes, comme le chien dans l'histoire,subtile métaphore)c'est super balaise !!
Je ne peux que vous encourager à investir dans ce qui est pour moi un monument de la bd humoristique(si, si !!), à l'instar de Gotlib, Edika, Goossens, Tronheim et les autres...
Je me rends compte en postant cette chronique que je n'ai pas lu grand chose de Larcenet, dont on ne peut pourtant pas dire qu'il sorte peu d'albums (six parutions en 2001... ça laisse rêveur !). En dehors des Cosmonautes du futur et d'Un donjon de trop, je n'ai pas eu l'occasion de découvrir sa production. Ce "Temps de chien" me donne des regrets et me fait rougir de honte devant ce manque à ma culture bédéphile.
La collection Poisson Pilote est décidément une des meilleures choses qui soient arrivées chez Dargaud. Depuis son lancement, elle accumule les albums de qualité et comporte déjà quelques indispensables. Ce Sigmund Freud est à la hauteur malgré sa petite taille ! Larcenet revisite la personnalité du plus célèbre des psychanalystes avec un humour vif et bien senti. De nombreuses répliques sont vraiment très drôles, l'album dans son ensemble reposant plus sur la drôlerie des dialogues que sur un comique de situation.
Le dessin de Larcenet pourrait paraître son point faible. Il est vrai que l'on lorgne plus du côté de Trondheim ou de Sfar que de Lidwine ou Rosinski, mais Larcenet maîtrise son art. Le trait semble rapide et maladroit au premier abord, mais très vite on apprécie le style, et surtout, les attitudes très vivantes des personnages prouvent qu'elles ne doivent rien au hasard (exemple, dès la deuxième page, du cow-boy prêt à donner un coup de pied et du chien qui se vautre case suivante).
En bref, le trait colle fort bien au récit et vous allez passer un bon moment. Pendant ce temps-là, moi, je vais tâcher de combler mes lacunes en matière de Larcenet !!
Je ne voyais pas Sigmund Freud comme ça, je pensais plus à un mec qui méditait au dessus d’une feuille de papier ou en train de lire un bouquin. Ici c’est un véritable aventurier que l’on découvre. Pour valider ses thèses, il part dans le nouveau monde à la recherche de nouveaux cobayes et bien sur tombe sur l’exception de l’animal doté d’une âme…
C’est un peu tordu comme histoire… mais c’est rudement sympa. Larcenet met en scène le joyeux Sigmund accompagné de son sous fifre Igor, pas si enthousiaste que ça de traverser ce monde inhospitalier peuplé de garçons vachers et d’indiens. C’est bien décalé, marrant à souhait mais bon, je n’ai pas autant accroché qu’à soyons fous ou les eaux lourdes. C’est assez fun mais ça oscille entre humour et pseudo philosophie.
Graphiquement, Larcenet impose encore une fois sa « touch » et en couleur. Mais le trait s’affine et s’améliore pour donner des mimiques de perso sympa, des animaux assez bien fait et des décors réussis.
Voila donc un album bien mais sans plus. Des moments de pure merveille comme la rencontre onirique de Sigmund avec sa mère mais aussi une intrigue et une histoire un peu bidon en fait. Je préfère de loin les trucs plus orienté humour de Manu Larcenet ou bien les trucs plus profonds mais scénarisé par Trondheim ou Patrice Larcenet.
PS : pour les gens qui ont lu « Le combat ordinaire » remarquez le Georges encore présent en première page…
Décidément Larcenet à beaucoup d'humour et beaucoup de chose à dire. Ca se bouscule, au niveau du scénario l'histoire est très bien ficelée. On a Freud psychanalyste européen avec son majordome, un homme bien au fait des droits syndicaux. Et puis il y a ce chien exploité par les Américains, représentant des minorités, un cas exceptionnel pour Freud.
Au niveau du graphisme, c'est du Larcenet, simple mais ça suffit. Quant aux couleurs elles sont plutôt réussite, j'aime bien quand il fait lui-même ces couleurs.
J'espère que ce tome est le début d'une longue série et que l'on retrouvera Sigmund Freud dans d'autre aventure de par le monde.
Argh... moi qui me délectait d'avance de vous faire découvrir cet album, je m'aperçois qu'un posteur fou l'a fait avant moi...
Alors, d'office, c'est cinq étoiles pour cette aventure rocambolesque de Sigmund Freud ! J'aurais eu du mal à ne pas mettre quatre fois cinq sur cinq si j'avais fait la critique en entier !
J'étais déjà amateur convaincu de Larcenet, mais après avoir lu ce tome, il s'élève encore un peu plus dans mon estime. L'histoire est très profonde, très philosophique. Le chien errant Spot est à la recherche d'une âme. Les chiens sans maîtres en sont dépourvus, c'est tout du moins la raison qu'invoquent ses geôliers.
La rencontre de Spot avec Sigmund Freud et Igor, son très maniéré serviteur les amène dans les situations surréalistes chères à Larcenet. C'est à la fois loufoque et d'une grande spiritualité, le tout assaisonné de dialogues digne de Michel Audiard : un délice !
Quand aux dessins, c'est le premier album solo en couleurs de Manu Larcenet, et bien souhaitons qu'il continue ! Le trait est toujours aussi sympathique - en tout cas, moi ça me plaît - et la qualité graphique du tout est un cran au dessus des albums en noir et blanc...
Vous qui êtes amateurs de bons mots, qui n'avez pas peur d'un peu de surréalisme dans ce monde de brutes, jetez vous dans cette BD pleine d'esprit, de la très sympathique cuvée Larcenet, mais dans un cru un brin plus "délicat"...