Pas mal, pas mal du tout même, que ce premier tome. Autant vous le dire tout de suite, si les histoires de vampires ne vous intéressent pas le moins du monde, évitez cet album, (quoique, vous risqueriez d'être surpris et d’apprécier quand même).
Ce qui m'a particulièrement séduit dans cet album, c'est le scénario : on sent bien que ce premier tome présente une intrigue que l'on va suivre au cours de plusieurs générations. Le fait de présenter le premier de la lignée des "chasseurs" ainsi que l'ultime héritier de la famille Rougemont dès le premier tome montre que l'auteur sait déjà où il veut aller. C'est rassurant car garantit la continuité tout au long de la série. On devine déjà que chaque aîné de la famille Rougemont aura pour mission de détruire un vampire qui s'en est pris à la femme de Jehan au moyen âge.
Ce premier tome est sans concession : j'aime le fait qu'il ne présente pas le couple Jehan/Marianne comme un couple modèle, qu'il ne présente pas les protagonistes qui doivent mener la lutte comme parfaits. Ce serait faire preuve de facilité et on sent bien que ce n'est pas le choix qu'ont fait les auteurs. Du coup, on dépasse largement l'opposition gentils chasseurs de vampires/méchant vampire et le récit gagne en intérêt.
Côté dessins, c'est que du bon : j'ai particulièrement aimé les jeux d'ombres dans les salles de châteaux éclairés à la bougie et par la cheminée. Les effets de vieillissement de Jehan sont aussi très bien réalisés. Enfin, certains paysages, et notamment les châteaux construits sur des falaises escarpées, sont du meilleur effet.
Ca commence bien et j'ai hâte de découvrir la suite....
Quel premier tome ! Je le considère comme le meilleur de la série pour ma part. J'ai vraiment apprecié cet album , et ce pour plusieurs raisons.
Tout d'abord, pour la forme de l'histoire en elle même. C'est vrai qu'au début je me disais qu'une histoire de vampire, ouais euh pourquoi pas... et lorsque je me suis décidé à acheter ce premier tome, ce fut une révélation. L'alternance entre récit d'un fait historique, en l'occurance un seigneur qui effectue une véritable chasse aux vampires, et entre récit contemporain, encore peu présent dans ce premier tome, permet de donner une véritable dynamique à la bd.
De plus au niveau du scénario en lui même, on sent que l'auteur maitrise parfaitement le sujet, et l'art de réussir à constuire un scnéario digne de ce nom. Ensuite au niveau des dessins, j'ai trouvé ceci véritablement bien dessiné; le trait est précis, fin, et.. beau tout simplement; ce qui participe grandement au bohneur de lire cet album. Voila, un premier tome que je conseillerai presque de lire comme un one shot, tant j'ai été déçu par la suite de la série. UN EXCELLENT ALBUM...
Les histoires de vampires sont fascinantes en soi et ces êtres ont donné naissance à une mythologie qui va bien au-delà de l'image qu'on peut en avoir à travers le cinéma.
Ici, l'histoire est très classique et reprend peu ou prou la trame du "Dracula" de Stocker : un vampire au style aristochratique, de jolies femmes, un chasseur de vampires en quête de vengeance...
Les bases sont posées mais l'originalité vient du fait qu'on a un aller-retour temporel entre le Moyen-Age et les années 30.
Le dessin est classique, sans surprise, mais très agréable.
Yves Swolfs s’attaque ici au mythe du vampirisme. Un thème déjà traité à maintes reprises au cinéma et en littérature et que Swolfs n’a pas la prétention d’innover. Par contre, à ce mythe qui a traversé les siècles, Swolfs va lier une histoire de vengeance qui va également traverser le temps à travers les diverses générations de la famille de Rougemont.
Une histoire classique de vengeance, mélangée à un mythe déjà connu de tous, mais habilement scénarisé par Swolfs grâce, entre autre, à des flash-back habiles entre le Moyen-Âge et le Paris des années 1930.
Les dessins sont excellents et les décors très détaillés et respectueux des différentes époques. L’ambiance est sombre et lugubre à souhait. La colorisation et en particulier les tons bleutés/ocrés de Sophie Swolfs m’ont bien plus.
Bref, une histoire aux thèmes classiques (vampires, amour, vengeance) à travers plusieurs siècles et générations, habilement scénarisée et dessinée par un Yves Swolfs pas vraiment novateur, mais tout de même excellent.
Ca c'est une sacrée BD.
Ce premier tome, loin d'être comme tout tome d'introduction banal qui nous présenterait l'histoire, les personnages, etc, nous plante certes le décor de ce monde étrange, mais ce n'est pas qu'une description : on adhère à cet univers, on rentre complètement dedans. C'est fait de telle manière qu'on est pris dans l'histoire, on oublie qu'on lit une Bd, puisque l'on est plongé dans l'univers de Swolfs.
Le scénario tient la route du début à la fin, avec une grande envie de lire la suite (ce qui est quand même plutôt important). Et il y a une chose qui est bien traitée également, c'est le fait de passer d'une époque à une autre. Cela aurait pu faire fouilli, incohérent, et bien là ça n'est pas le cas, et c'est important. Et c'est même très intéressant.
Ajoutez à cela un dessin très soigné, bourré de détails, qui colle parfaitement à l'histoire, en particulier aux époques...
Le "Le prince de la Nuit" est une série qui démarre fort, et que, je pense, il faut lire...
Lu dans la collection « Best-Seller » de Glénat (édition intégrale, format réduit, en noir et blanc), je suis tombé immédiatement sous le charme de cet album…
De par le texte de la première page tout d’abord, introduction très bien faite, résonnant de sinistres accents.
De par le dessin ensuite, car même si dans cette collection les planches sont réduites et en noir et blanc, le dessin reste magnifique, surtout au niveau des décors, vraiment superbes (et d’ailleurs je pense avoir du mal avec la version couleurs, qui jusqu’ici ne m’avait jamais attiré).
De par le traitement général de l’album surtout… Tout, tout ici est sérieux, à un point frisant la tragédie. Aucune place pour, et aucune trace de, fantaisie, d’humour. Les personnages ne rient ni ne sourient (et Jehan de Rougemont n’en est que l’illustration la plus flagrante), l’ambiance générale est assez oppressante, ou au mieux tout simplement sérieuse.
De par le mélange des époques enfin, et l’ignorance dans laquelle se trouve Vincent de l’histoire de ses ancêtres… Et aussi par cette idée assez magistrale que finalement s’il y a malédiction, ce n’est pas le vampire, mais bien les hommes, qui l’ont créée, en décidant de poursuivre Kergan…
Alors voilà, on n’apprend certes rien de neuf sur le mythe du vampire, mais tout cet album est d’une si grande efficacité, son ton est si prenant, que je ne peux que lui mettre un 5/5.
(P.S. : Vlad et Piehr ont fumé de l'ail, leur note c'est n'importe quoi. )
Sympathique premier tome d'une série qui s'inscrit dans le pur mythe du Vampire, avec un grand V.
Rien de très original dans le mythe, donc, mais plutot au contraire un respect de l'oeuvre de Braham Stocker, et un scénario interessant qui s'inscrit parfaitement selon les schémas classiques qu'induisent ce type d'histoires.
On découvre donc ici le fascinant Vladimir kergan, Prince de la nuit, à la fois maître et victime de sa "malédiction", ainsi que la véritable traque que lancera contre lui Johan de Rougemont, après avoir perdu sa femme par les crocs du vampire.
Le tout se tient, et l'histoire ne souffre d'aucun temps mort.Rien de très original, mais la transposition Moyen-Age <-> Années 30 est assez bien réalisée et donne du volume au récit.
Bon, on ne peut pas dire qu'on s'attache vraiment aux personnages... et c'est peut etre ce qui me gène un peu dans cette BD. Pas de héros auquel on s'identifie, ça créé toujours un petit manque dans un album, je trouve... observation très personnelle, je vous l'accorde !
Le dessin de Swolf est très détaillé et très propre. Pas trop du style que j'aime (car beaucoup trop classique à mon gout), mais qui fait vraiment preuve d'un travail et d'une maitrise devant lesquelles on ne peut qu'être admiratif.