Comme le titre laissait présager, on s'attendait à découvrir la réponse à l’énigme lancée dans le tome précédent : « Mais qui est Goldy ?». Et il faut bien avouer que la réponse est plutôt décevante et ne mériterait même pas de figurer sur la couverture de l’album.
Ensuite il faut également noter quelques lourdeurs au niveau du scénario, surtout avec l’apparition de cette journaliste (Inuit) qui suit un bagnard aveuglement et accepte avec le sourire la destruction de sa maison (bizarrement d’ailleurs, pour le petit pot en terre cuite qui explose à l’impacte d’une balle, elle avait plus de mal).
Mais d’un autre côté, ces improbabilités sont largement compensées par de nombreux retournements de situation et les révélations posthumes de la mère de Harrison Banks. Ce qui donne au final tout de même un tome bourré d’action et de surprises qui empêchent de s’ennuyer à la lecture. De plus, le dessin, le découpage et la colorisation sont d’une clarté exemplaire, augmentent la vitesse de lecture et du coup le lecteur saute d’action en action à grande vitesse sans trop avoir le temps de se soucier des lacunes au niveau du scénario.
Déjà le quatrième volet de Golden City, et jusque là aucune déception. En effet cette série tient toutes ses promesses et ce tome ne lui fait pas défaut. Je dois dire, pour ma part, que je suis à chaque tome agréablement surpris par cette série.
Sur le plan scénaristique, on pourrait reprocher à cet album de ne faire que peu progresser l’histoire. Mais en réalité, et même s’il est vrai que la trame principale n’est pas beaucoup développée, cet album voit l’apparition d’une trame secondaire, qui elle est conclu avant la fin de l’album. Pecqueur veut tout simplement étoffer son histoire, et intégrer un peu de suspens…
Les illustrations sont toujours aussi réussies, et aucun reproche ne peut être fait de ce point de vue là. Le trait est net, clair, les couleurs sont assez bien adaptées. Non vraiment, Malfin est vraiment très constant sur le plan visuel, et ceci confère à la série une unité, une homogénéité qui fait également sa force…
Encore un très bon album pour cette série surprenante…