Toujours que du bon dans cette série où l'on se plait à suivre cette croisée de destins de nombreux personnages. Tous ces destins liés par une volonté divine et sur lesquels la vieille aveugle veille particulièrement.
Cela dit, j’ai un peu de mal à suivre les paroles énigmatiques de cette femme au sujet du nombre de vies sur lesquelles veillent ses éperviers. De qui parle-t-elle exactement ? Je ne suis pas sûr de les avoir tous identifiés précisément.
Mais bon, peu importe, ce côté surnaturel est plaisant. Tout comme le mélange d’Histoire, de romanesque, de crudité des descriptions des mœurs de l’époque, d’humour (Le roi Henri IV est un régal).
Et la façon dont l’auteur montre le destin du roi se préciser, avec Ravaillac rôdant près de lui, et le roi pressentant ce qui va lui arriver mais comme résigné à subir son destin si tel est le cas…c’est très réussi.
C'est amusant aussi de ne jamais voir le visage de l'homme masqué de rouge alors qu'il n'y a plus aucun mystère sur son identité. Mais en même temps c'est un parti prit original et qui fait son petit effet.
Le dessin réaliste de Juillard est exemplaire mais j’admire tout particulièrement ses décors Parisiens très crédibles qui nous font remonter le temps.
C’est un classique, ça ne m’étonne pas.
Je trouve que ce tome est un peu bizarre.
On passe beaucoup de temps avec Henri IV, et c'est plutôt intéressant et sympa.
On en apprend plus sur l'Epervier, avec quelques révélations un peu obligées (oh, lecteur ne t'en doutais-tu pas ?) mais j'ai un peu l'impression que sur ce faux rythme, on dilue.
J'attendais pour ma part un élixir plus enivrant, fait de saveurs variées plus longues en bouche.
Certes, la vieille aux oiseaux commence à devenir inquiétante (et c'est bon pour la trame !) mais Ariane et Henri sont un peu fatigants de classicisme, de registres cloisonnés.
J'apprécie, par ailleurs, le dessin travaillé de Juillard, qui s'affirme de plus en plus au fil des tomes, et j'ai hâte malgré tout de reprendre ma part d'histoire.
Allez, Monsieur Cothias, on va un peu plus de l'avant ?
On continue dans la progression des 2 lignes narratives qui caractérisent les 2 premiers tomes de cette série. Mais dans ce tome apparaissent les premiers points de convergence à travers les mots d'une vieille aveugle... On commence à s'attacher particulièrement au roi et à Germain Grandpin, dont tout les indices montrent l'importance dans l'intrigue. Parallèlement, Yvon ose la confrontation avec la blessure de son passé, revenue en la personne de l'épervier...
Cothias distille avec talent les pistes pour la suite de l'histoire, laisse des situations en suspens, en même temps qu'il délivre les informations sybilline dans les prophéties de la bohémienne... L'art de la narration est totalement maitrisé, et le lecteur définitivement accroché !
L'ensemble est servi par le trait toujours classique et efficace de Juillard. Je n'en suis toujours pas fan, mais cela fait mieux que se laisse regarder !
Cette série qui s'annoncait déjà de bon niveau monte en puissance...