Ceux qui aiment l'esthétique féminine et la grande aventure vont se réjouir.
Après avoir mené les lecteurs à la découverte de la Turquie, c'est cette fois l'Afrique qui est le théâtre des aventures de cette série.
Sorcellerie, mystère et aventures sont encore une fois au rendez-vous.
Sous la plume d'Ana Miralles, les héroïnes sont belles à damner un saint. Jade, la perle noire qu'elle porte à l'oreille, semble exercer une influence étrange sur les indigènes.
Au-delà de l'esthétisme envoûtant, cet album met surtout en scène la lutte des indigènes pour chasser l'homme blanc orgueileux qui vient d'investir son territoire.
Très bon tome, qui donne un nouvel élan à la série.
Djinn est une valeur sûre dans le monde de la bd avec un dessin réaliste, des couleurs chaudes et agréables et un scénario bien traité.
L’ambiance de l’Afrique n’est plus du tout la même que lors des précédents récits ou l’intrigue se situait dans une Turquie encore très Orientale.
Le dépaysement est donc total, et c’est vraiment une autre histoire qui commence et pourtant on retrouve la même ambiance que dans les autres albums, toujours enveloppée dans une atmosphère sensuelle, mystérieuse, envoûtante, voir mystique.
Dufaux est un vrai conteur, et il fait avancer ses personnages avec beaucoup de lenteur dans une histoire empreinte de violences mais aussi de mystères.
Il nous permet de redécouvrir l’Afrique de la colonisation, ou les blancs se sentaient supérieurs et maîtres, alors qu’ils ne maîtrisaient pas la profondeur de cette Afrique pleine de sorciers, pleine de croyances anciennes qui dirigent tous les comportements des Noirs si méprisés.
Le dessin de Miralles est excellent, comme d’habitude et j’ai retrouvé avec plaisir nos trois personnages principaux, dessinés avec une grande sensualité. J’adore notamment tous les dessins représentés sur les corps nus de Jade et des Orushi. Les couleurs sont belles et chaudes et les paysages représentés nous emmènent vraiment dans cette Afrique écrasée de soleil.
C’est un album qu’il faut savourer, regarder, lire lentement en s’imprégnant de l’atmosphère lourde de mystères.
Une grande réussite qui m’a ravi sans problème.
Nouveau cycle, nouveau lieu. Cette fois-ci l’histoire laisse de côté la sensualité du Moyen-Orient pour s’intéresser à l’enchantement de l’Afrique.
On retrouve le couple Nelson ainsi que Jade, personnage mystérieux sur qui se centre l’histoire. Porteuse d’une perle noire à l’oreille droite, Jade est reconnue comme la nouvelle incarnation de la déesse Anaktu, déesse des fièvres et des anéantis. Dufaux met ici en place son nouveaux cycle avec talent, mais pourtant ce démarrage n’est pas aussi accrocheur que pouvait l’être le premier tome. Bien sûr on est intrigué par ce qui arrive à Jade, sans pour autant être empressé d’en savoir plus. On se laisse juste porter par l’histoire sans vraiment y entrer.
Les dessins de Miralles sont toujours aussi beau, et les couleurs également. Les décors africains sont tous très réussis, et on voyage à travers les différentes planches avec les personnages. Encore une fois les corps se dénudent sous son crayon, et ainsi elle peut laisser libre cours à son talent.
Voici le premier tome du deuxième cycle de "Djinn", dont la continuité avec le premier cycle est assez légère. Dufaux abandonne non seulement les harems d’Istanbul pour la magie de l’Afrique. Il laisse également de côté Kim dans cette histoire, pour se concentrer sur Jade et le couple Nelson.
Du coup la sensualité et l’érotisme oriental du premier cycle fait place à l’exotisme et l’envoûtement africain. Côté dessin Miralles, en quittant Istanbul pour l’Afrique, abandonne les espaces plus restreints d’Istanbul et de ses harems pour de larges savanes et grand fleuves africains. Mais c’est surtout à travers le peuple africains et ses corps dénudés qu’elle continue d’exprimer son talent.
Djinn, la reine des harems, devient Anaktu, la déesse des fièvres, patronne immémoriale des guerres tribales et plonge le lecteur dans la sorcellerie, les envoûtements, la chaleur et la beauté de l’Afrique sur un fond de colonialisme.
Dufaux-Miralles continuent donc de surfer sur le succès commercial de "Djinn" avec un tome qui aurait pu être le premier d’une nouvelle série avec de nouveaux personnages. Mais, deuxième cycle de "Djinn" ou premier tome d’Anaktu, peu importe le nom, puisque la qualité reste au rendez-vous.
Je commence cette série par le tome 5, étant donné que c’est le début d’un nouveau cycle, j’espère que je n’aurais pas raté trop de subtilités évoquées dans les quatre tomes précédents…
Voici donc le récit de Charles Augery, commandant du comptoir de Manokko, il découvre sur un bateau échoué sur le fleuve, il va être le confident de la seule rescapée qui va lui narrer l’histoire qui s’est déroulée avant l’attaque par un groupe d’autochtones et l’enlèvement de ses compagnons de voyages : Jade et l’homme qui les accompagnait sur lequel on ne sait pas grand chose si ce n’est que les 2 femmes semblent éprises de lui…
L’ambiance de cet album est vraiment intéressante. Sur fond de révolte des peuples colonisés, on assiste à un retour des traditions et coutumes africaines avec leurs lots de magie et de chaman, mais aussi l’ambiguïté amenée par cette Jade qui porte une singulière boucle d’oreille…
Le scénario est vraiment agréable, même si le schéma de narration est classique : la femme retrouvée blessée qui au cours de son rétablissement évoque peu à peu son histoire pendant qu'une nouvelle aventure se déroule aussi dans son entourage.
C’est du très bon Dufaux, il a cet art de mettre du fantastique et de l’exotisme dans ses histoires et cela se relève vraiment agréable à lire.
Graphiquement le travail est très correct. La couverture malgré la femme complètement nue qui aurait pu la faire pencher vers la vulgarité est d’une grande beauté. Pour le contenu, je serais un peu plus critique, certes le dessin est beau, mais il manque un peu de détails et d’exotisme. Le découpage est assez classique, un peu trop même. Par contre la mise en couleur est vraiment étonnante, pleine de vie et de chaleur. Un résultat intéressant mais perfectible.
Je découvre donc cette série et j’avoue avoir été charmé par le scénario élaboré par Dufaux. Quant au dessin de Miralles, il a de grandes qualités mais encore quelques petits défauts.
Une très belle réalisation qui mérite sincèrement le coup d’œil !
Autant cette série me suit de très près, autant ce tome ci ne m'a procuré ces frissons djinnien, ces souffles courts, ces émerveillements devant le dessin, cet ébahissement face aux tatouages et à la manière de les introduire que les autres m'avaient fait connaître!
Peut être trop pressée de le lire, que dis je le dévorer, ce cinquième tome, que je n'ai pas pris la peine adéquate pour l'apprécier à sa juste valeur ! Cela étant dit, ça reste du "Djinn" et, forcément, ça m'a plu!