Pour son dernier album, Goscinny revient aux sources en décrivant un nouveau peuple. Après les anglais (Astérix et les bretons), les espagnols (Astérix en Hispanie) ou encore les suisses (Astérix en Helvétie), c'est maintenant au tour des belges de faire l'objet d'un album. Et tous les aspects de la culture belge y passe que se soit les frites, les moules, le manekenpiss, la différence de langue et même Eddy Merckx figure belge fait son apparition. On aperçoit également les deux dupond-t (le dernier Tintin date de 1976 et Astérix chez les belges a commencé en 1977).
Goscinny base son scénario sur une phrase emprunté à César dans La guerre des Gaules, où il affirme que les belges sont les plus braves. Dans l'album, cette phrase irrité Abraracourcix (qui à l'occasion est encore mis en avant). Il défie les belges pour savoir qui est le plus brave. Cela donne lieu à une compétition amusante avec destruction de camps romains (« Nous sommes de la Gaule celtique », « Nous sommes des belges »), au milieu de quoi les pirates sont excellents en se proclamant neutre.
L’histoire est donc très bonne.
Le seul point négatif (erreur la première fois) (il est de taille), c'est que Goscinny nous a quitté avant de voir la fin de cet album. Uderzo, marqué par ce décès, modifiera la dernière image pour y inclure un petit lapin qui part en pleurant (pour lui rendre hommage, il réalisera L'odyssée d'Astérix, envoyant le héros en Mésopotamie, là ou Goscinny aurait aimé emmener le petit gaulois). En ce 5 novembre 1977, Astérix, Obélix, Idéfix, Lucky Luke, Ran Tan Plan, Les daltons, Iznogoud et plein d'autres sont en deuil. Un maître s'en est allé.
Dernier album de Goscinny au scénario et je dois bien avouer qu’à mon avis c’est loin d’être sa meilleure histoire. J’ai senti une certaine forme de sclérose ; après les Goths, les Bretons, les Espagnols, les Helvètes ou les Corses, Goscinny s’attaque aux Belges, en accumulant une série de poncifs sur ce peuple. Ca sentait quand même le manque d’imagination.
Bon, la situation de départ vient d’une citation historique de Jules César dans « La Guerre des Gaules » où il avait dit que « de tous les peuples de la Gaule, les Belges étaient les plus braves ». Cette déclaration a le don d’agacer le chef du village des irréductibles : Abraracourcix.
Cela donne lieu à un combat de prestige entre nos chers Gaulois et leurs amis Belges, afin de savoir lequel des deux peuples est le plus vaillant.
Je trouve que cet album manque alors cruellement de surprise : les auteurs jouent à fond la carte des caricatures : Annie Cordy, Eddy Merckx, le Mannekenpis, Brueghel, les frites et même les Dupond dans un phylactère très école Tintin. Mais je ne sais pas pourquoi, cela ne prend plus…
Bien sûr, cet album reste quand même supérieur aux derniers d’Uderzo qui eux frisent l’indigence.
Je mets la moyenne par respect pour l’œuvre de Goscinny.
Ah ca fieu pour une histoire drole, c'est plutot bien reussi!!
nan nan j'vous assure, je ne suis pas un carabistouilleur!!!!
ASTERIX CHEZ LES BELGES est de loin mon album préféré! Une petite competition entre Celtillons et Belges qui fini plutot sur.... hmmm on va dire que les Belges et les Armoricains sont les plus brave... une fois....
humour au rendez-vous, blagues entre les différences de culture et de langue, sans oublier les faits historique bien présent...
je ne me lasse pas de le lire et relire avant et apres le diner... enfin a midi quoi!
A l’heure où les nouveaux albums de la série sont tous plus décevants les uns que les autres, il est bon de se rappeler que le tandem Goscinny-Uderzo nous a offert, avec Astérix, des aventures mythiques, exemplaires tant au niveau du scénario que du dessin, sans parler de l’humour monumental.
Astérix chez les Belges est un très bon cru, un enchaînement d’anecdotes et de fines observations sur la Belgique qui pourrait ravir particulièrement le lectorat belge célèbre pour son auto-dérision. Tout y est : les clichés (moules-frites), mais aussi des côtés plus fins comme les petites différences de langage (le dîner à midi...) ou la complexité politique du pays (les deux chefs en dispute continue) et des hommages (Brel et Hergé entre autres).
Le tout est bien rythmé, dans un scénario assez simple mais qui laisse aux auteurs l’occasion de se défouler et d’aligner un nombre impressionnant de références et autres allusions amusantes que le lecteur prendra beaucoup de plaisir à relever.
Accompagnez Astérix chez les Belges… ou plutôt « allez avec » !