Voici un nouvel album dans lequel Goscinny exploite un des meilleurs filons de la série, à savoir les frères Dalton. Le thème est renouvelé cette fois par la présence de Ma Dalton, mère des 4 hors-la-loi, et vieille dame plutôt sympathique. Elle attire d’ailleurs la bienveillance des commerçants de son village qui s’amusent de la voir réclamer à l’aide d’un colt le mou pour son chat. Lucky Luke s’amuse aussi jusqu’au jour où les Dalton s’évadent et rendent visite à leur Maman...
Les ingrédients d’un bon Lucky Luke sont réunis : hold-up, évasion, colère de Joe, bêtise d’Averell; même Rantanplan est de la partie au grand désespoir de Jolly-Jumper. Goscinny s’amuse bien avec ces retrouvailles de famille et nous offre une histoire qui ne révolutionne pas le genre mais fait partie des bons albums de la série surtout par l’humour omniprésent (j’adore voir Averell manger du savon). Côté dessin, après plus de 30 albums, Morris maîtrise parfaitement le petit monde de Lucky Luke. Un classique pour amateurs du cow-boy solitaire.
Goscinny met en scène dans cet album la mère des célèbres Daltons (évoquée dans L’évasion des Daltons : c’est elle qui leur fournissait la lime pour s’évader). Certains pourraient penser qu’en faisant cela Goscinny brise un tabou, mais le personnage est si bien employée que cela fonctionne (cela sera nettement moins le cas avec les parents d’Astérix et d’Obélix dans Astérix et Latraviata).
Le nouveau personnage a un caractère assez fort (voir la façon dont elle amadoue Rantanplan, ou celle dont elle fait ses courses) et se pose vite comme le chef par rapport à ses propres fils. Les Daltons semblent d’ailleurs voir leur hiérarchie se renverser, car Averell (le chouchou de sa maman) peut alors les dominer. Les trois autres feront tout pour monter dans l’estime de leur mère (voir les hold-up qu’ils font en se déguisant comme leur mère).
L’album est très drôle, et les Daltons y sont pour beaucoup : les scènes ou ils doivent manger du savon, la scène de l’évasion de Ma (où Averell arrive avec un chariot remplit de poules), ou l’évasion finale quand les Daltons mettent le feu à la prison, alors que Joe vient les délivrer. Rantanplan aussi est très drôle (« couché) et Lucky Luke doit le porter pendant une bonne partie de l’histoire (« Malade ? » « Non stupide »). A noter que c’est dans cet album que pour la première fois Joe est enchaîné à Rantanplan.
Le dessin de Morris est de la même qualité que le scénario de Goscinny, c’est à dire excellent. On peut seulement regretter la mauvaise adaptation dont il fera preuve en dessin animé.
Si la précédente aventure des Dalton m'avait moyennement convaincu. Ici, c'est vraiment une réussite. Les auteurs utilisent la mère des Dalton et cela donne lieu à un comique jubilatoire. Celle-ci semble mener une vie bien tranquille, appréciée par les nombreux habitants de la ville, elle n'en reste pas moins la mère des 4 bandits les plus célèbres de l'ouest.
Pour la première fois, Averell, le chouchou de Ma, prend le pas sur Joe, en apparence. Le chien Rantanplan atteint des sommets de drôlerie. On est au sommet de son exploitation.
L'histoire est donc très originale et permet de renouveler le thème des évasions des Dalton, grâce à l'incorporation de ce nouveau personnage. Un peu, comme Billy The Kid, on regrettera juste que Goscinny n'ait pas plus exploité Ma Dalton.
Ah, ça fait du bien ! Ca réconcilie avec Lucky Luke des ouvrages de cette qualité !
Que d'humour (en 2 cases je m'étais déjà plus amusé que lors de la lecture de plusieurs ouvrages récents mis en commun...), de dérision, de trouvailles (la mère des Dalton, dont on n'avait jamais entendu parler avant, il fallait y penser !) et de propositions de lectures, avec des personnages (ou des animaux) à comprendre à plusieurs niveaux, selon son envie ou le goût du jour.
On dira ce que l'on veut mais Goscinny+Morris c'était du solide. Le reste relève de la reconstruction, avec des matériaux plus ou moins bien choisis.
Jolly Jumper est très bon (et c'est un bon indicateur de la série), Rantanplan est à son meilleur (son plus mauvais ?) et soufre d'un syndrome rampant de docile soumission.
Quant aux Dalton, le piment qu'ils distillent à cet épisode ressemble à un cru savoureux que l'on se doit de conserver sous la langue avant de le restituer en bouche: il éclate d'une couleur qui nous illumine la tête d'effervescences paradisiaques.
Et non, je n'ai pas fumé (Lucky lui s'en donne encore le droit), mais j'ai apprécié ce tome, un parmi les meilleurs de la série, sans aucun doute.
Cet album fait parti de mes Lucky Luke préférés. Quel régal de voir la mère des redoutables frères Dalton, faisant son marché un revolver à la main pour honorer la réputation de la famille.
Encore une fois, les Dalton vont s'échapper de prison, et encore une fois, Lucky Luke va les arrêter (ça s'est du résumé !)... Entre les deux, l'histoire fourmille de très bons dialogues et autres situations comiques. A noter que Rantanplan est encore au sommet de son art.
Album, d'une série ma foi très longue, à ne pas louper.