Pour une entrée en matière, c'est une entrée en matière !
C'est du Tardi tout craché : rues de Paris dans les années 1910, intrigue policière alambiquée, ancrage historique fortement marqué...
Bon, redisons-le, personne ne dessine Paris comme Tardi, et personne n'arrive à sa cheville. Son style si reconnaissable faisait déjà merveille il y a 30 ans.
Quant à l'histoire, elle est quand même difficile à suivre : Une créature mystérieuse terrorise Paris, la police est mobilisée pour la neutraliser. Là-dessus survient une jeune femme intrépide, sortie d'on ne sait où, avec des gardes du corps... Rajoutez 2-3 scientifiques, dont un, ainsi que 2 voyous, avec une affaire vieille de quelque temps. Bref, c'est très embrouillé, et l'explication finale n'arrange rien au mal de crâne.
Reste le très bon récit d'aventure, assez prenant, qui trouvera son épilogue dans le tome 2.
Trente ans déjà… c’est en 1976 que paraît ce premier épisode des Aventures Extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec. Tardi y met en scène, dans un Paris du début du XXe siècle, une galerie de personnages réjouissants : Adèle bien sûr, mais aussi Zborowsky, Dugommier, Caponi, Joseph, Alfred… Chacun a son importance dans l’intrigue tarabiscotée (« Quelle salade ! » dixit Adèle).
Tardi se fait plaisir avec cette bande dessinée fantastico-policière qui est un hommage aux feuilletons populaires. Le lecteur se laisse bercer par les rebondissements et par un scénario inventif qui s’amuse avec les coups de théâtre. De plus, le dessin n’est pas en reste : Tardi maîtrise déjà bien son affaire et son style ne manque pas d’efficacité.
Ce premier album est l’un des meilleurs de la série. Il se relit avec un plaisir intact et mérite de figurer sur vos étagères si ce n’est pas déjà le cas.
C'est en cherchant un Nestor Burma que je suis tombé sur "Adèle". Souvenirs...
J'ai paginé, rapidement, car l'histoire m'est vite revenue...
Le début du 20ème siècle; années charnières qui vont conduire à la Grande Guerre. Muséum d'histoire naturelle, éclosion d'un oeuf de Ptérodactyle, entrée en scène d'Adèle Blanc-Sec... Adèle : petite dame énergique et sans complexes qui se verra rejointe par les savants les plus fous, les illuminés les plus graves, les bestiaux les plus sanguinaires...
Jacques Tardi s'amuse, et on y prend plaisir, à dérouter le lecteur. Il l'envoie sur de fausses pistes, pistes qu'il brouille également. C'est comme un grand jeu de cartes où il y en a plus que le nombre prévu. Il y va aussi pour asséner, parfois, des vérités bien senties.
Au point de vue graphique, on aime où on n'aime pas. J'avoue qu'à l'époque, j'étais un peu réticent à ce style. C'est vrai que le trait au pinceau peut dérouter; de même que la mise en page et les teintes bistre et sépia utilisées.
Lisez "Adèle", plongez ensuite dans "Les Mystères de Paris" d'Eugène Sue. L'un dessine, l'autre écrit, mais les ambiances se ressemblent fortement (je parle ici uniquement d'ambiances ressenties).
Ca a bientôt trente ans. Et Adèle n'a pas pris une ride...
Je suis d'accord avec l'ensemble des autres posteurs, Adèle Blanc-sec est cultissime. Dans ce premier tome, on retrouve tout le talent de Tardi pour nous plonger dans une affaire mystérieuse dont nous n'avons connaissance que par petites touches. Dailleurs, le personnage principal, à savoir Adèle, n'apparait qu'à la treizième page. Et pourtant, le scénario n'est en aucun ca décousu, et l'album se lit d'une traite.
De plus, à la fin de l'album, de nombreuses questions restent en suspent, sans vouloir trop en dire, on se demande qui sont certains des protagonistes, leur rôle n'est pas encore clair, et on se demande aussi le purquoi de tel ou tel détail de l'histoire, qui, on l'espère, trouvera sa réponse dans le prochain tome.
Adèle Blanc-sec est une série qui à ses fans et ses détracteurs, alors, pour ceux qui aiment le genre, c'est l'album à acheter pou essayer, et ensuite chacun pourra décider de contiluer à lire l'ensemble ou pas. Je déconseille absolument de commencer par un autre tome.
Pour le reste, le scénario et les dessins sont à la mesure du talent de Tardi, scénariste et dessinateur, et tous ceux qui ont aimé ses autres albums ne manqueront pas d'aimer aussi celui-là.
Au début, je me suis dit : c'est quoi cette histoire de ptérodactyle renaissant, c'est original comme scénario, d'ailleurs j'ai tout de suite penser à Jurassic Park même si n'a rien à voir, mais bon ça n'empêche pas.
Puis au fil du récit, on assiste à une histoire qui cette fois ci m'a fait penser aux aventures de Scoubidou (oui oui, les méchants déguisés que l'on ne découvre qu'à la fin), rien à voir non plus vous allez me dire... mais bon j'y peut rien y faut toujours que je colle des références partout, c'est plus fort que moi.
Mais franchement ce genre de récit policier où on ne sait plus trop qui est qui, ça m'emballe moyen, j'y peut rien non plus, question de goût.
Sinon pour ce qui est des dessins, c'est vrai que Tardi il se démerde pas mal, notamment pour les décors urbains.
J'essayerai de lire le deuxième tome en espérant qu'il me parle plus... mais je ne garantis rien.
Quel scénario loufoque ! C'est de la science fiction au début du 20e siècle.
Paris, des scientifiques bizarre, et une héroïne qu'on ne cerne pas toujours très bien dans ce premier tome: on va de surprise en surprise.
J'aime bien les poursuivis poursuivis (et eux mêmes poursuivants) et le rendez vous du Jardin des Plantes. Les traîtres sont infâmes à souhait, aussi.
Les personnages sont bien trouvés, et l'atmosphère créée troublante.
Le dessin de Tardi fait le reste, avec ses somptuosités architecturales. Mais, il y aura mieux dans le reste de la série (réjouissons nous car ce tome 1 est déjà de bon acabit).
J'ai été à ma grande suprise déçue (et oui c'est le mot) par ce premier tome. Quelques explications : Je commencerai par l'histoire en elle même, le polar/fantastique ne m'a pas inspiré du tout, l'histoire du ptérodactyle (et non pértrodactyle) m'a beaucoup génée même si tout est basé sur ce dinosaure.
En ce qui concerne le scénario c'est pas mal mais maintenant je suis parti sur un mauvais appriori je ne vais donc pas dire plus de mal sur cette BD. Il faudrai que je lise la suite des tomes pour dire quelque chose de bien, et c'est ce que je vais faire .
Ah ! quelque chose que je ne pourrai pas reprocher à cette BD c'est le dessin de Tardi, ça c'est vraiment agréable, on reconnaît bien les traits de cet artiste. Je ne peux pas vous la conseiller ni vous la déconseiller j'attend de lire les autres tomes pour réellement la juger comme elle doit l'être, et oui on parle tout de même de Tardi.
J'ai découvert Tardi y'a quelques années de ça par le biais des illustrations des romans de Céline et de Kafka chez Folio...
J'ai découvert Adèle Blanc Sec y'a quelques années de ça aussi mais je n'ai lu ce 1er tome que la semaine dernière...
Bon, avant tout, une précision qui a son importance doit être signalée : j'ai lu la version "pour les pauvres" chez Librio en N/B à 1€52 (dingue ce que je suis précis là ). L'histoire est la même mais les planches sont bien plus petites et finalement, bien que ça soit plutôt bien fait, c'est quand même frustrant... C'est pourquoi je relirai cette BD en version normale pour ne pas laisser la forme entacher le fond ...
Le dessin de Tardi est splendide, même en noir et blanc et en petit format c'est vraiment sympa. Bien que le Paris du début du siècle reste plus dans le détail que dans le facteur important du récit, c'est agréable à lire. De même la planche représentant les quais de Saône de Lyon avec le palais de justice, Fourvière et la tour Eiffel est plus que fidèle à la réalité.
L'histoire est intéressante, mélangeant la dimension fantastique et l'enquête de police. D'ailleurs certains lecteurs citaient "Adèle Blanc Sec" dans leurs avis sur "Professeur Bell" de Sfar. Même si les histoires, les dessins, le ton et les personnages n'ont rien à voir, c'est vrai que ce mélange se retrouve dans la série Delcourt.
Mais revenons à Adèle... Histoire intéressante, parfois un peu lente, dont les décors et l'époque sont proches des "Brigades du Tigre", cette série TV qui a bercé mon enfance
Adèle Blanc-Sec présente toutefois un visage qui me gène un peu... Avec ce premier tome, Tardi présente l'héroïne en ménageant le mystère sur son implication dans l'histoire du ptérodactyle et ménage même la présentation de son caractère. Personnellement j'ai trouvé que Tardi ménageait trop ce dernier point et après la lecture du 1er tome, je n'ai pas encore trouvé de trait de caractère me permettant de situer le personnage d'Adèle. Je suis un peu déçu par cet aspect là.
Le rythme est très irrégulier : ça démarre lentement, très lentement, puis ça bouge, ça se ralentit et enfin ça s'accélère pour finir à tombeau ouvert. Tout se précipite à la fin. Bon, c'est le propre même de ce type d'histoire mais quand même, ça m'a gêné cette précipitation finale.
Autre point pas critique mais génant aussi pour moi en tous cas, c'est l'aspect scientifique du début. L'oeuf a éclos et les spécialistes laissent passer plusieurs jours avant de s'en rendre compte... j'imaginais le musée d'histoires naturelles plus surveillé que ça...
Quelques petits détails qui me poussent donc à mettre une note plus basse (temporaire) que je ne le voudrai à cette BD attachante en bien des points malgré tout.
Encore une fois je vais lire la version couleur format normal car je ne voudrai pas que le format Librio ne m'ai fait louper quelque chose...