Peyo poursuit la définition de son petit monde dans ce troisième album en inventant son personnage féminin principal : la schtroumpfette. D’ailleurs aujourd’hui, qui ne connaît pas la petite blonde du monde des schtroumpfs ?. Cet album est donc intéressant car il nous permet de découvrir les origines de ce personnage. Tout d’abord, elle est une création de Gargamel (eh oui !) fabriquée dans le but d’empoisonner la vie de nos petits héros. Ensuite, elle n’apparaît pas avec le physique qu’on lui connaît. Elle a en effet des cheveux noirs et pas encore la silhouette qu’on lui connaît. C’est d’ailleurs une opération du grand schtroumpf qui lui donnera l’apparence qu’on lui connaît.
L’album est bourré de touches d’humour. La schtroumpfette y est pour beaucoup, que se soit avant son opération (voir les scènes du bal ou elle chante, les scènes du pique nique, la scène pour lui trouver une maison et j’en passe). Les schtroumpfs ne sont pas en reste non plus. Leur attitude change d’ailleurs pas mal vis à vis de la schtroumpfette après son opération. Avant, elle leur apparaît plus comme une enquiquineuse (ce qui explique leur blague) et ils sont moins romantique avec elle (le schtroumpf qui la porte pour passer la rivière, ou le volontaire pour la sauver de la noyade). Après, par contre tout le monde est au petit service pour elle, et les disputes se multiplient entre les petits schtroumpfs.
L’histoire se finit par un procès quand les petits lutin découvrent que c’est Gargamel qui a envoyé la schtroumpfette chez eux. Le procès est assez comique et tous les petits lutin bleu se mettent ensemble pour défendre la shctroumpfette (pauvre schtroumpf à lunette, malheureux avocat de l’accusation, qui se prend plein de tomates dans la tête). La fin peut cependant apparaître un peu triste, car la schtroumpfette décide de partir pour le bien du village. Le personnage ne reviendra définitivement que dans l’album 11 (les schtroumpfs olympiques), faisant quelques réapparitions avant..
Une histoire agréable donc du début à la fin, et assez drôle qui nous permet d’en savoir plus sur le seul personnage féminin de l’univers des schtroumpfs (avant l’arrivée de Casette dans l’album 13). Relisez d’ailleurs la formule de Gargamel pour la créer.
Contrairement à ce qu'en dit David, je trouve qu'il s'agit là d'un des albums les plus intéressants de la série. Peyo donne de plus en plus de cohérence à son univers en procédant par petite touche, ici en introduisant le personnage féminin de la série, la schtroumpfette.
En décidant de créer un schtroumpf féminin à ses ordres, Gargam cherche à semer le trouble dans les rangs des petits hommes bleus afin de mettre la main sur les 101 petits bonshommes. Mais c'est bien mal connaître la gentillesse communicative de ce petit peuple bleu, ainsi que les grandes connaissances magiques de leur chef, le grand schtroumpf. Les minuscules hommes bleus vont cependant essuyer quelques difficultés suite à l'arrivée parmi eux de ce personnage féminin, tension qui vont mettre en péril leur communauté pendant un temps.
Le dessin de Peyo est caractéristiques de ses précédentes productions et de celles qui vont suivre : un trait rondouillard bien sympathique, très accrocheur pour les enfants, mis en lumière par un palette de couleur lumineuse même si parfois un peu dépouillée.
Un bien bon album d'une série que petits et grands apprécient encore de nos jours.