N'ayant pas pu avoir les albums 23,24,25 je suis passÉ de l'album 22 à 26. ET là quelle agréable surprise j'ai eu niveau graphisme.
Les traits de M. Hermann sont plus appliqués, plus nets, et plus précis que d'habitude et même la mise en couleurs a progessÉ (moins flou, plus variéE). Du bon boulot pour les reflets sur le passage durant la nuit.
Pour l'histoire Jeremiah et Kurdy sauveNT une jeune femme de la noyade et la raccompagnent dans son village ou les habitants sont terrassés la nuit par des "fantômes".
Une bonne histoire, certes un peu du déjà vu, mais bien mené, avec une bonne atmosphère.
Un album qui vaut la note de 3.5 mais vu la bonne surprise niveau graphisme et couleurs je met 4 ...
A lire.
Encore une histoire de secte pour ce 26e opus des aventures de Jérémiah et Kurdy. Décidement, Hermann doit avoir un compte à régler avec elles, car ce n'est pas la première fois qu'il les prends pour cible. Mais si jusqu'à présent, on avait plutôt eut droit au style de gourou exploitant ses ouailles et vivant dans le luxe, on a ici affaire à un parfait barjo qui croit dur comme fer à touts les imbécilités qu'il débitte. En parallèle, il y a quand même des profiteurs, et horreur, ce sont des parents qui delivrent leurs bas instincts sur leurs propres enfants, ou ceux des voisins. Mais pour eux, cela ne fait pas de différence puisqu'ils sont tous frères, ce qui rend leurs actes encore plus abjects : sévices sexuels sur les filles, violence et mutilation sur les garçons. Leur logique est encore plus effrayante : on ne peut rien reprocher à personne, car tout ce qui arrive est voulu par Dieu. Atroce.
La révolte des gosses et à la hauteur des atrocités comises par les adultes. Ils ne veulent pas seulement s'enfuir, ils auraient pu le faire depuis longtemps, non, ils veulent se venger, mais pour cela ils leur faut des armes. En attendant ils terrorisent comme ils peuvent les adultes, vengeance mesquine mais efficace, cela leur permet d'attendre, et cela occupe leurs chers parents et mentors. Quelle ambiance !
Au milieu de tout ça, arrivent Jérémiah et Kurdy, complètement inconscient du drame qui se joue, plutôt perturbé par la haine qui flotte dans la brume, presque palpable. Ils ont ont sauvé la vie d'une jeune fille, c'est bien, mais ils ne trouvent rien de mieux à faire que la ramener auprès des siens, c'est très con. Et c'est un peu le reproche qu'on fera à cette histoire, c'est que Jérémiah et Kurdy manipulé, soit, mais aussi aveugles, aussi bornés, cela ne leur ressemble pas. Qu'allaient-ils exactement chercher dans cette galère ? Comment croire qu'ils pourront protéger Milova, si c'est en la ramenant là d'où elle vient ? Le scénario de ce point de vue manque de logique, mais bon.
Le plus surprenant, somme toute, c'est le plaisir morbide que l'on prend à lire cette histoire, surtout pour savoir comment elle va finir. Bien sur, les méchants seront punis, mais là, tout le monde est méchant. Alors ? Et bien Jérémiah et Kurdy on the road again, avec la jeune fille en prime, qu'ils ont décidé de confier à tante Martha. Certes, mais la petite Milova à t-elle vraiment mérité ça ?
A suivre en tout cas avec intérêt dans le prochain épisode qui reprend un peu les mêmes personnage pour la conclusion.
Un scénario très bien mené par Hermann,comme à son habitude,avec son atmosphère préférée faite de brume et de noirceur.Dans ce récit,la tension augmente petit à petit au fil des pages,pour finir en bataille sanglante.L’idée de base est cette communauté qui vit sous la houlette de Jason,sorte de gourou religieux qui a une autorité sans concession sur tout le monde.Les femmes semblent absentes et insignifiantes voir cachées dans ce groupe ,pendant que les adolescents sont martyrisés et brimés par ces adultes qui se réfèrent au christ en permanence mais sont en même temps ultra violents.La rébellion des jeunes couvent et lorsque ces jeunes parviennent à s’emparer des armes de Kurdy et Jeremiah,c’est le massacre.Nos deux héros sont pris dans cette tourmente violente et essaie de s’en sortir du mieux qu’ils le peuvent.Kurdy garde son humour intact et sa verve inégalable.Jérémiah,beaucoup plus réservé et calme finit par réagir et devient alors aussi violent que les autres pour se défendre.
Tous les ingrédients sont réunis pour faire de cet album une réussite, d’autant que le dessin d’Hermann, maintenant bien connu, est d’une précision remarquable, quasi parfait.
Le style est maintenant rodé et l’ambiance noire de ce récit est dans la ligne de l’auteur ; une vision bien déprimante de cette société post ving-et-unième siècle, avec une pointe d’espoir néanmoins grâce à nos deux héros qui sont toujours prêts à aider les plus faibles.
Cet album est donc réussi et mérite d’être lu, pourtant le plaisir n’est pas total.Une impression de déjà vu, de déjà lu apparaît et cela nuit quelque peu au récit.Peut être que l’auteur a maintenant fait le tour de cette longue aventure de vingt six albums.Un peu l’impression d’être pris au piège par cet album que j’ai lu car c’était Jérémiah mais qui me laisse un peu déçu par le manque de rebondissement du récit.
Je note quand même 4 car c’est du Hermann mais….
Un tome tout en ambiance... Hermann renoue avec cet épisode avec son habituelle qualité. Certes ce n'est pas le meilleur de la série, d'assez loin, mais il est nettement au-dessus des quelques précédents opus.
Toujours parachutés dans une sombre histoire avec laquelle il n'ont rien à voir mais dans laquelle ils pourraient laisser des plumes, nos acolytes sont toujours aussi à l'aise, redressent quelques torts ici ou là, échangent quelques dialogues toujours savoureux et décalés de l'atmosphère qui les entourent... Bref au niveau scénario c'est du classique de cette série, mais avec un certain brio qui je n'y retrouvais plus.
Quant au graphisme, que dire : si je me laisse aller je vais encore user de superlatifs ! Disons seulement que Hermann se surpasse encore une fois avec ces décors tout en gris, oppressant et respirant la déliquescence... C'est beau, magnifiquement adapté à l'histoire (à moins que ce ne soit l'inverse), et après lecture on se replonge dans l'album juste pour le regarder...
Dans ce nouvel opus, Jeremiah et son pote ont rendez-vous avec une petite caste de barjos menés par un prophète illuminé mais guère lumineux.
Dans cette tribu, les enfants sont soumis à rude épreuve. De véritables jouets entre les mains d'adultes pervers complètement abrutis par les prêches de ce pseudo personnage et nourris exclusivement de nourritures pieuses.
Mais ces jeunes n'entendent pas encaisser les coups sans réagir et l'arrivée de Jeremiah et Kurdy va servir de détonateur...
Rien de vraiment nouveau dans l'univers narratif de Hermann. Par contre, son graphisme demeure toujours un réel plaisir pour les yeux.