Après la fin tragique du tome précédent on était curieux de voir comment Dufaux allait s’en sortir au milieu du labyrinthe de protagonistes qu’il avait installé dans le tome précédent. Et il faut bien avouer qu’après la légère déception du tome précédent, Dufaux s’en sort à merveille dans celui-ci.
Dufaux va non seulement parvenir à faire converger avec maestria tous ses personnages au sein de cette intrigue d’espionnage assez complexe, mais il va également en profiter pour nous servir un lot de révélations intéressant sur le passé de Niklos Koda à l’aide d’un flash-back de toute beauté.
Et si Jean Dufaux nous gâte au niveau du scénario de ce tome, c’est bien Olivier Grenson qui dépose la cerise sur le gâteau en nous montrant toute l’étendue de son talent avec ce flash-back de 9 planches en couleurs directes.
Bref, une superbe fin de diptyque pleine de rebondissements et qui en profite pour donner un côté plus humain et sympathique à Niklos Koda à l’aide d’une rétrospective intéressante sur son passé.
Un polar. Un vrai !
Avec des coups de feu, des coups de poing et des millions de dollars en jeu...
Et au milieu de tout ce beau monde : un agent pas comme les autres. Un homme que tout le monde pense mort et enterré.
Un héros moderne avec lequel aime jouer le scénariste Jean Dufaux qui a trouvé dans le dessinateur Olivier Grenson une patte bourrée de talent pour mettre en vie toutes ses idées. Mais ce duo -diabolique parfois- n'a pas son pareil pour attirer le lecteur dans le jeu organisé par et pour Niklos. Et ça marche. On se laisse porter par un scénario entraînant, étoffé, on admire le découpage des planches, le rythme donné à l'histoire, la belle palette de couleurs.
Un bien bon album qui continue bellement cette série bien menée.