Très bonne bande dessinée ! Je viens de finir la désormais célèbre série "Le tueur" des même auteurs et j'ai voulu essayé cette bd d'un autre genre et je dois dire que j'ai été très agréablement surpris. En effet, le style graphique est toujours aussi efficace et colorée et participe à l'ambiance particulière de ce tome. Le scénario est original et promet de très bons tomes a suivre.
Très bonne critique des médias, de leur pouvoir et de leur importance dans notre socitété, en bien comme en mal. Très bonne série de SF en somme, A lire absolument !
Voila donc peut être ce qui nous attend dans 50 ans. On utilisera les services d’une entreprise privée pour maintenir l’ordre dans le monde. Mais rien n’est gratuit et la dite société va tout filmer. La guerre réalité est née et il va suffire de regarder les soldats agir pour garder bonne conscience. L’idée du scénario est intéressante et peut donner une bonne série.
Le héros est sympathique, costaud, courageux, obéissant à sa hiérarchie.
Le dessin est dans la lignée du « TUEUR «, très sombre et avec des traits vifs qui donne une ambiance tendue. Les personnages et l’histoire se mettent en place, et même si l’histoire semble bien menée, j’ai eu un peu de mal à y rentrer, comme si le récit avait manqué de profondeur. La personnalité des différents protagonistes n’est pas assez présente et on ne ressent pas assez d’émotions.
La lecture n’est pas désagréable mais voila, c’est tout.
Nous voilà en 2054...
Douglas, jeune homme sans emploi, rejoint la société Multicorps Security Inc., une entreprise spécialisée dans les opérations à risques. La "sécurité" est en pleine expansion, depuis que les Nations unies ont décidé, par souci d'économie, de déléguer à des mandataires privés le soin de mener à leur place certaines actions sur le terrain.
Pour sa première mission, Douglas est incorporé à une équipe de "maintien de la paix" envoyée en Turquie pour séparer les belligérants, sous les yeux des microcaméras de télévision que chaque soldat porte sur son casque...
Cette BD serait une banale science-fiction s'il n'y avait la réalité des conflits armés récents avec la surenchère médiatique qui les accompagne.
Nous avons affaire ici à une bonne BD d'aventures, qui taille des croupières à toutes les outrances de la "cyberréalité". Un premier épisode plein de punch d'une nouvelle série cynique à souhait. Bon départ.
Privatisation du marché de la sécurité internationale et télé-réalité : telle est la recette explosive de ce premier tome. Sans être géniale, l’idée de base est relativement originale.
Ce tome d’ouverture est rythmé et bien équilibré en termes d’action et de mise en place de l’intrigue. Intrigue qui s’annonce intéressante à suivre car au-delà du thème central susmentionné, il y a les ‘missions spéciales’ : les cyclopes y opèrent sans caméra, à l’abri des yeux du monde.
Quelques reproches cependant. Le scénario est trop linéaire et manque d’audace. Le fait par exemple que les managers de ‘Multicorps Security’ aient misé sur le bon cheval et que celui-ci commette l’acte héroïque par excellence dès sa première sortie... cette facilité scénaristique me gêne. Ce type est d’ailleurs un peu lisse ; le gendre idéal en quelque sorte : bonne gueule, sportif de haut niveau, leader dans l’âme, premier de classe, un brin naïf mais doté d’une conscience qui va sans doute l’amener à se dresser contre sa hiérarchie… Malheureusement, ce n’est pas le seul personnage stéréotypé de l’album.
J’apprécie le trait caractéristique de Jacamon ; certaines cases d’ambiance sont de toute beauté, grâce notamment aux couleurs informatiques qui collent parfaitement à l’époque et au sujet. Par contre, il n'est pas toujours convaincant au niveau des visages et des expressions.
A force d'entendre parler de cette BD récemment et parce que je viens de lire avec beaucoup de plaisir "Live war heroes" sur un thème quasi similaire, j'avais hâte de découvrir Cyclopes. Mais au final, je ne suis pas vraiment convaincu.
Déjà je trouve le dessin assez moyen. Le trait me semble bon et sympathique mais il y a quelque chose qui me gène dans la colorisation et surtout dans l'encrage que je ressens comme légèrement hésitant.
Mais ensuite, c'est l'histoire elle-même que je trouve basique comparée à la dureté de "Live war heroes". Les sujets de la guerre organisée et de la télé-réalité sont traités avec efficacité mais sans rien qui se démarque particulièrement dans le récit. Pas d'idée de génie, pas de moment captivant, d'intrigue prenante. Ce n'est peut-être qu'un tome 1 qui prendra toute sa force avec les tomes suivants, mais pour le moment, cette BD n'a été qu'un moment de lecture plaisant mais sans plus.
Très bon album que celui qui introduit la nouvelle série des auteurs du Tueur. Au vu des avis précédents, je m'attendais à quelque chose de vraiment bon, et je n'ai pas été déçu. Car la réflexion engagée par Matz sur le pouvoir des medias, mais aussi une nouvelle donne en matière de sécurité internationale sont vraiment intéressantes, quoique pas forcément inédite, puisqu'un auteur comme Morvan en a aussi fait le thème d'une partie de son oeuvre. De plus, cela colle plus ou moins avec l'actualité, puisque la Turquie est au centre des débats à l'Union européenne. Ceci dit, et malgré une fulgurance de la popularité du héros que je trouve un brin exagérée, reconnaissons au scénariste une maîtrise narrative assez impressionnante. Avec toujours, au dessin, un Luc Jacamon inspiré, qui n'a pas vraiment changé son trait, mais explore de nouvelles voies, notamment en matière de colorisation.
Cela donne un album un peu étrange, dont le graphisme saute aux yeux, mais duquel on ne peut pas se détacher.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que je l'attendais au tournant, ce nouvel album !
pensez donc, les deux auteurs de la série "Le tueur" se réunissant à nouveau.. quelle aubaine !
Cyclopes, c'est l'histoire d'un monde en guerre permanente (c'est à dire notre monde... seule l'époque n'est pas la même), dans un futur proche, et que l'ONU ne peut plus gérer seule. Les premières armées privées, véritables milices de méga-corporations (un thème récurrent de la science-fiction d'anticipation), font donc leur apparition afin de soutenir l'ONU. Les règles sont les mêmes, seule la structure change.
Dans cet univers, complètement gangrené par la télé-réalité, les militaires possèdent une mini-caméra sur leur casque, filmant en direct leurs actions pour le grand bien du voyeurisme mondial : ce sont les Cyclopes.
L'idée de départ est bonne. J'ai tout de même quelques réserves.. Je trouve tout d'abord le héros sans réel charisme : complètement effacé, physiquement comme psychologiquement (Le tueur, dans son genre, avait autrement plus de classe), on a finalement assez de mal à s'attacher à un type dont les évènements semblent le dépasser totalement, parfois (Cf sa dernière mission, en fin d'album..).
Et puis, j'ai parfois l'impression qu'on lit cet album très passivement, comme des spectateurs pas vraiment impliqués...
Mise à part ces menus détails, le scénario en lui-même promet pas mal pour la suite. Le tome 2 devrait être très bon, au vu des dernières pages de celui-ci !
Graphiquement, c'est pas mal du tout. On retrouve les gueules de certains persos de la série "Le tueur", le style de Jacamon étant clairement identifiable. J'ai pourtant l'impression que les couleurs amolissent carrément le dessin, parfois... et le dynamisme en prend un coup. Et puis, je ne suis pas fan de certaines planches, un peu à la va-vite à mon goût...
En bref, un premier album prometteur, mais qui connait quelques lacunes qui m'ont finalement un peu gêné. Toutefois, la suite est prometteuse... Attendons avant de porter un jugement plus radical
L’ONU n’a plus les moyens financiers suffisants pour continuer à envoyer des troupes afin de maintenir la paix lors de conflits. Ils décident alors de privatiser les missions militaires et de s’attribuer les services d’une armée privée fournie par la société Multicorps Security Inc.
De son côté, Douglas Pistoia est désespérément à la recherche d’un emploi et parvient à se faire engager par la société Multicorps Security Inc. Il sort vite du lot parmi les nouveaux candidats et devient un des soldats vedettes de cette guerre retransmise en direct par cette même société privée qui compte bien faire des gros bénéfices via la diffusion télé.
Après le succès du duo Matz et Jacamon dans le genre polar avec l’excellente série "Le tueur", ils s’attaquent ici à la science fiction dans un futur qui semble extrêmement proche. Les dérives actuelles de notre société sont clairement à la base de ce scénario qui fait penser à la Star Academy, mais avec des mercenaires au lieu de « chanteurs ». Des types qui ne savent pas encore se battre, sont sélectionnés sur base de l’audimat qu’ils pourraient générés. Ils sont ensuite envoyés dans des combats retransmis en direct et sont plus ou moins sacrifiés sur base de leur cote de popularité. Cette télé réalité où des illustres inconnus deviennent des vedettes en très peu de temps sans pour autant avoir le profil de l’emploi résulte en l’ascension médiatique extrêmement rapide de Douglas Pistoia. Est-ce vraiment de la science-fiction où la suite logique des travers de notre monde actuel qui retransmet déjà bien vite les images de ses guerres et vit au rythme de la télé réalité ?
Au dessin on retrouve le trait efficace de Jacamon avec certains personnages qui ont un petit côté familier avec ceux du "Le tueur". C’est très bien fait et on a vraiment l’impression de suivre l’émission télé en question.
Seule petit hic pour ma part, c’est le fait de faire croire au lecteur qu’un type qui a eu les meilleures cotes à l’université, qui a été un sportif quasi professionnel et qui a en plus un look d’enfer, ne peut pas se permettre de refuser un job qui ne l’attire pas trop car il ne trouve rien d’autre.