Un deuxième tome en parfaite adéquation avec la première partie. La manière de conter de Cosey est vraiment magique et nous avons vraiment l'impression dans un sens d'être emporté au pays imaginaire de Peter Pan. La bulle dans laquelle se retrouve le héro nous donne l'impression que le temps suspens son vol le temps d'un scénario en deux volets.
Il y a une partie de mystère, un semblant d'onirisme, une pointe de merveilleux alors que tout cela est bien réel et que les évènements tournent au tragique.
La menace du glacier se fait de plus en plus pressante, les gendarmes se rapprochent de leur proie et la fille mystérieuse reste auréolée de son aura insaisissable.
L'ambiance instaurée par Cosey, son rythme et son style de narration utilisant souvent la voix Off, son dessin agrémentant magnifiquement le tout, tout dans cet album a su me charmer et m'emmener loin le temps de la lecture.
Le style graphique de Cosey me rappelle par certains coté celui de Vance. Lorsque l'on regarde les dessins, il nous semble voir une multitude de détails. En fait, si on y prête plus attention, le dessin présente de nombreuses "carences". Mais c'est tellement bien fait, tellement précis que l'œil est trompé. Le trait de Cosey est réaliste, mais contrairement à celui de Martin Jamar sur "Voleurs d'Empires", Cosey joue habilement avec l'épaisseur des traits afin de gommer les petits défauts et donner plus de vie à son dessin. Je n'ai vraiment aucun reproche à lui faire, si ce ne sont des couleurs assez ternes. Et pourtant, c'est bien que je cherche la petite bête tant l'atmosphère posée par ces mêmes couleurs est particulièrement réussie…
Un véritable dépaysement et une BD qui malgré son âge respectable (dépôt légal en 84 tout de même) n'a rien perdue de sa superbe.
C'est cela le signe d'une grande BD. Elle est capable de traverser les époques sans s'appuyer sur un phénomène de mode, et elle est capable de provoquer des émotions à chaque lecteur.
Le deuxième volet de cette délicate aventure a sans doute plus de portée que le premier : il s'agit de la création d'un duo de curieux amoureux volontairement seuls au monde... dans un désert d'éternité montagnarde. La beauté de l'idée, ainsi déployée dans un univers cher à cosey, n'en est que plus retentissante. graphiquement, cosey réussit à faire ce qui m'a toujours envoûté dans ses pages : nous faire entendre le silence de la montagne, sa présence et sa majesté. le héros n'est jamais très loin de l'alter-ego de l'auteur, le fameux "Jonathan" mais peut-être un peu moins mélancolique et nostalgique que celui-ci. Quant à sa compagne aux airs de gitane farouche, une demi-case contenant son regard, sa peau et ses cheveux a suffit à me faire tomber amoureuse.
Tout comme Piehr, je trouve dommage, en effet, que cette belle histoire se finisse telle une barque de fortune dans une mer de guimauve molle et sucrée.
Jje préfèrais la neige.
Ce second tome continue dans le depaysement. lorsque l'on devore cet album, on a presque la sensation de froid tellement le dessin est fort.
Du point de vue scenario, c'est un peu plus decevant. ce cote "happy end" fait un peu trop hollywood de la belle epoque.
Par contre, la decouverte de dragan est tres bien mené.
Alors pourquoi une fin si "facile" ???
ca reste quand meme une serie a lire avec enormement de plaisir
Le scénario trouve une issue plutôt banale, mais très bien menée. Cette fin dénote d'ailleurs un peu trop par rapport au reste de l'histoire et lui enlève un peu de sa magie...
Au point de vue des dessins, c'est beau. C'est très beau. Malgré, comme dans le premier album, quelques dessins tirés à la va-vite...
L'histoire est belle et mériterait peut-être une fin un peu moins "téléphonée"... C'est du très grand travail !