Voici une bande dessinée comme on en croise surement rarement.
Allez savoir pourquoi ces deux tomes ont eu autant d'effet sur moi. Spontanément, je serai tenté de réaliser une critique avec le cœur plus qu'avec la tête et le résultat serait dépourvu de logique.
Alors, essayons tout de même d'organiser nos idées.
Premièrement, le dessin.
Allez savoir pourquoi je trouve le trait de l'auteur rempli d'émotion et de simplicité. Malgré l'âge de la BD, malgré la présentation finalement viellotte, malgré un style pas forcément ultra détaillé, il y a quelque chose qui se dégage de ce dessin. Il y a une vraie atmosphère restituée. On comprend sans mal l'émotion du héro face à ces montagnes sans qu'il soit besoin de l'écrire. Un support visuel qui joue son rôle à fond.
Il y a de jolis cadrages, de jolies mises en pages, aucune faute de perspectives ni de proportions, c'est propre, c'est net, c'est beau.
L'histoire pour sa part est plutôt lente et ne comptez pas sur l'action afin de vous tenir éveiller. Non, tout est dans le titre. A la recherche de Peter Pan. Pour moi instantanéement, cela évoque l'enfance, mais surtout le rêve, l'innocence et la course aux chimères. Il fallait oser utiliser ce héro féérique. J'attendais Cosey au tournant mais je n'ai pas été déçu.
Dès le début, Cosey réussit à instaurer une ambiance incroyable. Sur un rythme plutôt lent, il nous emporte avec lui rêver sur les cimes enneignées des alpes Suisses. L'ambiance feutrée des chalets au coin de l'âtre est parfaitement rendue.
L'auteur nous emporte dans une histoire basée sur le rêve et l'espoir. Le héro, un écrivain à succès cherche son inspiration pour son troisième ouvrage, mais cela tarde à venir. Ces montagnes sauront elles l'aider ?
Je ne suis pas doué dans de tels cas pour exprimer ma pensée.
Tout ce que je peux dire c'est que j'ai volé avec Peter Pan tout au long de l'album. Superbe.
Je ne suis pas tellement fan de Cosey. Je n'aime guère son côté réaliste tant dans son dessin que dans ses histoires, mais c'est un goût personnel.
Ici, nous n'avons que des hommes et des femmes, de la musique, un village et la montagne qui domine le tout. Pas de fantastique, pas d'histoire policière, juste une histoire d'amour et ensuite la réalité du monde des hommes et de leurs relations.
L'histoire est originale et se lit bien. Le tout est sympathique et a lieu dans un décor non seulement intéressant mais aussi assez grandiose.
Mais personnellement, ce n'est pas mon type d'histoire. Il s'y passe trop peu de choses, c'est trop axé sur les émotions et les sentiments pour moi.
Bref, pour ma part, je l'ai lu avec assez de plaisir, mais je n'ai pas franchement envie de le relire.
Cosey est un auteur comme il en existe peu, avec un style que l'on reconnais au premier dessin. Encore une fois, il nous fait découvrir des paysages magnifiques (le valais du début du siècle) qui font partis intégrante de l'histoire et ne sont pas uniquement la pour remplir les cases.
On sens bien que Cosey dispose d'une documentation importante et qu'il s'en sert a bon escient. Le dessin est toujours simple, frais, intense et harmonieux.
Le premier tome de ce conte dispose les personnage dans l'intrigue, fait monter le suspense et nous donne envie de lire le 2eme tome.
C'est magnifique.
Superbe histoire se situant dans les silencieuses alpes, avec pour héros un écrivain en quête d'inspiration. L'intrigue est comme d'habitude chez ce merveilleux auteur, menée comme une chronique, un journal de voyage. C'est tranquille et fascinant, la rencontre avec la baigneuse est presque magique. Les décors montagnards sont somptueux... Le tout entre la poésie du réel et l'aventure romancée. J'ai été agréablement surprise en découvrant ce premier album loin de l'ambiance de la série "Jonathan", mais abordée avec la même sérénité, propre à l'auteur.
Une histoire enchanteresse qui ne laisse pas indiférent. Bien que ce premier volet soit plus narratif, il plonge le lecteur dans une ambiance particulière dans des décors réalistes. Un style de BD tout à fait particulier et qui devrait faire école.
Un petit point négatif à relever : certains (très peu !) dessins donnent l'impression d'avoir été fait en vitesse sur un coin de table, mais le reste de l'album est d'un tel niveau que ces rares cases passent très bien.