L’histoire de ce tome relate les faits d’une mission de Dragan Preko, qui à cette époque n’était encore qu’un jeune Sniper des forces armées de l’alliance terrestre. Le scénario de Tackian et Miquel, se déroule très bien jusqu’à la moitié de le l’album, après je suis un peu déçu par la tournure des évènements SPOILERS avec cette histoire de réalité virtuelle FIN SPOILERS qui m’a un peu embrouillés.
Le dessin de Ludolullabi est très beau. Le visage de ses personnages est très largement inspiré du style manga. L’environnement, le cadrage et la mise page des planches ont un aspect très comics. Cependant, je trouve que certaines scènes de combats sont difficiles à suivre mais ça vient sûrement de l’apparence fantomatique et insaisissable de l’ennemi auquel doivent faire face les Snipers.
Les couleurs de Lamirand sont exceptionnelles, à couper le souffle. J’adore ses tons tantôt verdâtre, tantôt orangé, bleuté… sans vouloir rouvrir le débat « coloriste auteur ou pas », moi, je dis que sur cet album là, il n’y a pas photo, les couleurs ne sont pas qu’un petit faire valoir...
Pas mal du tout, cet album...
Pourtant ce n'était pas gagné, j'y allais à reculons, vraiment. Bien qu'admirant la dextérité de Ludolullabi, j'avais toujours trouvé ça trop illisible rien qu'en feuilletant. Mais au final, le dessinateur assure, il maîtrise cet univers qu'il s'approprie (même si c'est parfois un peu trop caricatural.) Le tout est dynamique et efficace, et c'est parfaitement lisible, je suis agréablement surprise.
L'histoire est classique et n'apporte rien de neuf en soi, mais elle est l'occasion de retrouver l'excellent Dragan Preko au mieux de sa forme et encore à un autre moment de sa vie, le tout fait intelligement, alors pourquoi se priver ? On rentre dans l'histoire, on veut savoir la fin (même s'il s'agit d'un flash back), donc le pari est réussit.
- Accusé Dragan Mitchell Preko, levez-vous !
Nous, Tribunal militaire de la Haute Cour de Justice de l’Alliance terrienne, accusons le sniper Preko d’avoir causé la perte d’un escadron entier de tireurs d’élite sur la planète Gosharad, au cours d’une mission visant à dérober un artefact symbolisant la puissance Ganéshide. Vous encourez la peine capitale. Qu’avez-vous à dire pour votre défense ?
- Votre Honneur, je décline toute responsabilité dans le désastre de cette mission, ayant pour nom de code Kookaburra Universe 5. J’affirme que les responsables d’opération, tacticiens et exécutants, ont été mal choisis, mal préparés. Le vice-amiral Crisse, initiateur du projet, n’a pas fait son travail en leur donnant en pâture une unité expérimentée. Par conséquent, il n’est pas étonnant que le scénario se soit mal passé, d’autant plus que le matériel utilisé, d’inspiration extrême-orientale, s’est enrayé avant de tomber complètement en panne au bout de deux unités de temps. De nombreuses unités de combat étaient bloquées sur des schémas répétitifs et totalement inefficaces.
Je ne devrais pas être sur le banc des accusés, ce sont plutôt les officiers encadrant la mission qui devraient y être !
Pour la deuxième fois la série satellite de "Kookaburra" nous délivre un one-shot sur Dragan Preko. Alors que «Le Secret du Sniper» nous racontait les origines de Dragan Preko avant son intégration au sein de l’Alliance, on retrouve ici le sniper en mission pour l’Alliance sur Gosharad.
Le témoignage de cette mission, qui débute sous forme de plaidoyer d’un Dragan Preko jugé en cours martiale pour le meurtre d’un soldat, est bien rythmé. Le découpage dynamique colle parfaitement à la narration.
Le dessin de Ludolullabi, inspiré du manga, surprend au départ, mais livre des décors superbes, remarquablement colorisés par Lamirand. On peut juste reprocher une représentation trop caricaturale des personnages (je pense en particulier à la musculation exagérée de Dragan Preko), mais le tout m’a graphiquement fort plu.
Même si ce cinquième tome n’apporte pas grand-chose au niveau de la série mère, de son héros principal ou de son univers, il est graphiquement et au niveau du scénario, bien meilleur que le précédent.