A l'origine tome unique, puis décliné en diptyque, on pourrait presque considérer que ce premier tome trouve sa conclusion avec "La marque jaune", sixième opus des aventures de nos deux anglais. Oups, pardon, Mortimer est écossais. Donc trois épisodes au total.
Comme tous les autres, je vais m'extasier devant la maturité précoce de Jacobs sur le dessin. Là où bien d'autres mettront plusieurs épisodes à affermir leur trait, Jacobs possède déjà son style, maîtrise ses décors, impose un genre qu'il ne démentira jamais. A tel point que ses successeurs, notamment Bob de Moor, n'auront aucun mal à reprendre le trait épuré du maître, et perdureront la série dans la forme. Mais quand au scénario, c'est une autre histoire.
Car malheuresement, le scénario des aventures de Blake et Mortimer vieillit mal. A mi chemin entre l'espionnage et la science fiction, si pour l'époque Blake et Mortimer battaient des records d'audience, il n'en est plus de même aujourd'hui. Et ce ne sont pas les timides reprises d'un scénario actualisé qui feront la différence.
Donc, on pourra s'extasier devant des dessins intemporels, qui ont marqués des générations, et les successeurs de ces générations, et dénigrer le scénario qui nous semble aujourd'hui bien pauvre au regard du genre plus moderne, il n'empêche que Blake et Mortimer ont marqué une, voire même plusieurs, génération(s) et qu'à ce titre, l'oeuvre de Jacobs mérite notre respect.
Juste une petite critique amusée. La couverture présente un nombre d'erreurs notables. Si mortimer pénêtre dans une salle secrète, une lampe à la main, par quoi est-il éclairé ? Si la plus petite des chauve souris au-dessus de la tête de Mortimer est l'ombre de la plus grande, où est la source de lumière ? Et l'ombre derrière Mortimer présente au moins quatre erreurs notables avec le Mortimer qui tient la lampe (dont l'ombre a disparu, d'ailleurs). Et ce cartouche Egyptien au premier plan, c'est quoi ?
Mais bon, cet album est le premier tome de la meilleue période B & M, tant il est vrai que la partie "Espadon" était un peu sopo. Donc il faut le lire, et la suite aussi.
Ce premier tome du mystère de la grande pyramide est un bon album de Blake et Mortimer. Les dessins et la narration ont indéniablement gagnés en qualité (en comparaison avec le secret de l'espadon).
De part son cadre, l'histoire est dépaysante, les dessins de E.P. Jacobs y gagnant en beauté. Mortimer est donc propulsé à le recherche d'un trésor caché au sein d'une Egypte énigmatique et envoûtante. Un tome réussit mais qui demande encore une petite dose de courage pour le lire d'une traite (les textes sont encore assez conséquent). On aime ou on n'aime pas, mais l'histoire est en l'occurrence assez captivante.
C'est une BD sérieuse : bonne documentation, histoire intéressante, dessin où E.P.J. est à son Top. Les belles planches d'une page sont très bien réussies, et aèrent les textes. Ca fait du bien, même pour les inconditionnel de la narration (dont je suis). De plus, je trouve que le Dessin d'E.P.Jacobs a mieux traversé les ans pour ce Tome que pour d'autre (le dépaysement de l'Egypte ?).
C'est complet et efficace, mais le tout souffre peut être un peu de l'absence de Blake (définitivement disparu en fin de tome !).
C'est un Tome 1, ça préserve donc du suspense, et ça pose les jalons du Tome 2. Pour ma part, j'ai toujours du mal avec les premiers tomes, qui ne livrent pas tout. Ici, j'ai un peu le sentiment d'un ensemble incomplet qui me laisse un peu sur ma fin.
C'est sûr, c'est du bon Blake et Mortimer. Du très bon ? C'est moins sûr (et cette histoire survit moins bien que d'autres à la relecture). Suite au Tome 2 ...
C'est sûrement l'une des séries les plus classiques de la bd franco-belge, mais qui peut dire qu'il n'a jamais été captivé par les mystères de l'Egypte ancienne narrés par Jacobs dans cet histoire en deux volumes.
Niveau dessin, ca reste de la ligne claire typique: le trait est fidèle aux autres albums de la série: fin et simple à la foi, les couleurs sont belles mais commencent un poil à accuser le poids des ans. La parité texte/image est toujours la même pour cet auteur, qui prend un malin plaisir à utiliser des bulles immenses qui couvrent parfois la moitié des cases.
L'histoire nous propulse à nouveau sur les pas du professeur Mortimer, qui se rend cette fois-ci en Egypte avec son serviteur à l'invitation d'un vieil ami, egyptologue au Caire, qui aurait fait une fantastique découverte. Mais très vite, Mortimer se rend compte que l'appat du gain a mis beaucoup d'individus sur la piste du secret, et que des visages connus, dont celui de Sherkey, errent dans les environs.
En définitive, il s'agit d'un album culte, même si ce type de narration tend peu à peu à vieillir. Il est cependant indéniable que la série des Blake et Mortimer vieillit beaucoup moins vite que Tintin et Milou.