Je n’étais pas attiré par un récit sur le vélo et encore moins sur le tour de France. Aussi, je n’ai jamais pris la peine de jeter un coup d’œil sur cet album. Et pourtant, si j’aime les balades en vélo, je n’apprécies que modérément le tour de France, ou chaque année on découvre des nouveaux cas de dopage, et ou finalement les résultats sont faussés. C’est dans cet état d’esprit que j’ai ouvert cet album. Mais là, il s’agit de tout autre chose, et j’avoue avoir été immédiatement conquis par cet homme, qui incarne le courage, l’obstination, la volonté, mais aussi la gentillesse sur toutes ses formes. En effet, il en faut du courage pour faire le porteur dans la montagne par tous les temps. Mais il en faut encore plus quand il faut accepter l’amputation de tous ses orteils gelés. Et ensuite, après qu’un Ami lui ait fabriqué des prothèses, il en faut encore plus pour s’inscrire au tour et pédaler avec toutes les souffrances physiques que cela implique. Et puis Lax nous raconte l’Amitié entre les hommes, sans quoi rien ne serait vraiment possible . L’Amour également est présent et bien qu’idéalisé au maximum, il est un moteur nécessaire à la réussite de notre héros au travers des épreuves qu’il traverse. E puis, il y a le destin qui le fait chuter, pendant son troisième tour, alors qu’il était favori de l’étape. Pour terminer, la guerre qui se déclare et qui va réclamer son dû, Amédée en sera une des victimes parmi des millions de mort.
Voila, j’ai été bluffé par ce récit , qui est bien à sa place dans la collection Aire libre, et qui finalement correspond à ce que j’aime le plus, des histoires humaines fortes et pleines de sensibilité. Le dessin est simple et précis. Lax va à l’essentiel, avec un trait fin et clair. Mais dans ce récit, le graphisme passe presque en second plan, tant l’histoire est prenante. Les couleurs illustre bien l’époque début de siècle, et le voyage en arrière n’est pas désagréable.
En conclusion, j’ai beaucoup aimé ce récit et je le recommande à tous ceux qui aiment les tranches de vie réalistes et humaines.
Déçu ! Je suis complètement passé à côté de cet album.
Amédée rêve de participer au tour de France, et Lax nous propose de suivre son difficile parcours afin d'économiser (pour son vélo) et de se préparer pour le jour J. J'aime beaucoup le cyclisme et la rigueur des propos de l'auteur sont un régal.
Mais, je n'ai pas accroché à la narration. J'ai trouvé ça très long à se mettre en place (vers la page 40, je me suis demandé quand est-ce que l'histoire allait prendre son envol), puis sur la fin, le déroulement de l'histoire est beaucoup trop rapide (on ne perçoit pas la souffrance d'Amédée lors de sa participation à la grande boucle).
Heureusement, les dessins sont très bons, aidés en cela par une belle mise en couleur qui nous plonge bien dans la France du début du siècle dernier.
Au final, cet album m'a laissé quelque peu indifférent, ayant l'impression de lire une énumération de faits plutôt que de vivre pleinement une extraordinaire aventure humaine.
Lax a mis provisoirement le "Le choucas" au repos pour retrouver un genre narratif où il excelle : le one-shot.
Féru de cyclisme, il a imaginé un récit basé sur l'épopée des pionniers du Tour de France, au début du 20ème siècle. Partant d'un fait historique, il met en scène un astronome passionné par cette course qui enthousiasmait les foules et avait déjà ses premiers héros. Se liant d'amitié avec un soldat, il lui transmet sa passion. Démobilisé, ce dernier continue de grimper par tous les temps pour ravitailler la station d'où l'on étudie les étoiles. Ce travail lui permet d'épargner pour s'acheter un vélo, à l'époque de 15 kilos. Un soir d'hiver, il fait une malencontreuse chute qui le bloque toute une nuit dans la neige. Il en réchappe par miracle mais ses pieds sont gelés. Verdict : l'amputaion des dix orteils. Comment remarcher sans béquilles en étant mutilé de la sorte ?... Et, surtout, comment imaginer pédaler ?...
L'incroyable force de volonté du blessé va pourtant lui donner le courage d'aller au bout de son rêve.
Une épopée tracée par un auteur en très très grande forme..
Difficile de trouver des défauts à cette bande dessinée. Procédons métodiquement:
La couverture, tout d'abord, magnifique m'a tout de suite attiré. Le dessin de Lax, a bien évolué depuis les premiers "Le choucas", le trait s'affine et c'est quand même admirablement dessiné.
Les couleurs un peu spéciales sont agréables, et rappelent un peu le film "un long dimanche de..." même si l'on ne peut pas comparer le septième art et le neuvième.
L'histoire est originale et on se laisse assez vite entrainer dans l'épopée de Amédée.
Je ne suis personnelement pas très fan de vélo, et ce tome m'a permis de découvrir un univers un peu inconnu pour moi.
Cette épopée est incroyable tant au niveau des dessins et du scénario.
Elle a d'ailleurs recu le pris RTL 2005.
A LIRE ABSOLUMENT.
Un très bel album, qui raconte le parcours d'un homme qui va tenter d'assouvir son rêve, disputer le Tour de France. Au-delà ce tout le côté sportif de la chose, c'est effectivement tout le versant humain de l'histoire qui retient réellement l'attention. Inspirée par l'imagerie d'Epinal qu'en avait gardé Lax, la petite reine est en effet un exploit humain parfois hors du commun. L'époque choisie par Lax n'est pas innocente, car à cette époque les coureurs étaient effectivement des pionniers (même si le Tour existait depuis 10 ans en 1913).
Lax applique un trait tout à fait sensible, intimiste à son histoire, et l'on referme l'album plutôt enchanté. Un seul regret, c'est un peu court...
C'est un livre de qualité, c'est sûr. Développons:
D'abord j'aime bien ces teintes, ce jaune et ce bleu, sûrement pas choisies arbitrairement.
Soleil et nuit, chaud et froid, non, pas par hasard.
Le dessin de Lax, aussi, assez géométrique, s'associe bien à ces couleurs.
Le besoin d'apprivoiser la montagne sous la neige pour s'acheter un vélo, et devenir après le roi des ascensions, l'été, pendant le Tour de France.
Les personnages sont attachants, et l'amitié qui s'installe entre Amédée Fario, notre pédaleur, et le Professeur Camille Peyroulet, astronome, sonne juste et prend de l'ampleur, en même temps que le coup de pédale d'Amédée.
Moi, j'ai beaucoup aimé le climat de ces géants de la route des premières années du Tour, et, en tournant les pages, j'ai un peu eu l'impression de lire une "Equipe" ancienne, documentaire. C'était d'ailleurs le cas puisqu'à l'époque le journal s'appelait "L'Auto" et qu'il organisait déjà l'épreuve.
Une histoire qui ne manque pas de profondeur, des destins d'époque (la guerre, la situation), bref un ouvrage intéressant qu'il est bon connaître.
Une belle histoire, “bien dans le ton de la collection Air Libre” comme on dit, sur un sujet original et rafraichissant (tour de France, montagne et dépassement de soi). La lecture est agréable, facile, dépaysante… mais pas forcement aussi touchante qu’on pourrait l’espérer. Cela dit la partie vélo fait presque office de reportage, et pouvoir comparer le tour de France de l’époque et celui de nos jours est tout simplement fascinant.
Le dessin est superbe, et illustre parfaitement le propos.
Les événements s’enchainent un peu rapidement vers la fin, et le final lui-même est un peu facile. Mais j’ai quand même passé un agréable moment de lecture, et ne regrette absolument pas mon achat. A découvrir.
Que l’on soit amateur de vélo ou non, cette histoire a de quoi séduire : c’est en effet une aventure humaine avant d’être un récit sportif.
Amédée, qui rêve de devenir coureur cycliste sur le tour de France, est un personnage à qui l’on s’attache directement. On se range de suite à ses côtés et on croise les doigts (et non les orteils… ) pour qu’il accomplisse son rêve. On partage sa passion, on vit son acharnement, on prend sa roue dans les lacets montagneux, on râle quand la malchance le frappe, on l’encourage, on l’admire…
Autour de lui, ses compagnons apportent tous un petit plus au récit.
A souligner, Lax nous offre une reconstitution d’époque qui paraît tout à fait réaliste (je dis "qui paraît" parce que, malgré ma barbe blanche, je n'étais pas encore né... ).
Niveau dessin, c’est très beau. L'ambiance montagnarde au cours des différentes saisons est très bien rendue, en grande partie grâce aux couleurs.
Un one-shot à ne pas manquer et qui nous plonge dans l’ambiance, exigente et impitoyable du Tour, dès les premières pages.
Pas fan du tout, mais vraiment pas du tour de France, j’ai quand même lu cette bd En effet, une fois ouverte et la lecture commencée, on est prit dans le scénario de cette histoire.
Eh oui, le scénario est bien construit et on s’attache à cet homme si courageux qui tente de réaliser son rêve : devenir cycliste et participer/gagner le tour de France. Les personnages sont simples ce qui nous permet de facilement rentrer dans cette aventure humaine, ils n’ont rien de surréalistes et pourrait être aussi bien vous que moi, avec une énorme volonté. Par contre, j’ai trouvé toute la première partie de l’histoire un peu longue parce que j’attendais l’accident qui ferait perdre au héros ses orteils ! J’étais donc étonnée que cela n’arrive pas plus tôt.
Le dessin est vraiment sympa, les traits sont très propres, la mise en couleur originale de par sa technique et au rendu vraiment bon. Bref, tout pour plaire. J’a l’impression que Lax y a mis tout son cœur dans la réalisation de cet ouvrage.
Un album étonnant de par sa simplicité et la force des personnages qu’on y rencontre !
Quand on entend les plus anciens dire que le Tour de France, ce n’est plus comme avant on a souvent du mal à comprendre. C’est vrai, on a vu des images en noir et blanc à la télé, des anciennes photos d’époque, mais souvent on ne reconnaît aucun de ces héros des générations précédentes du tour.
Cette BD à le mérite de donner un côté humain à cette époque et de nous en rapprocher, en nous faisant vivre (et en couleur s.v.pl) l’ambiance du Tour de France avant la première guerre mondiale tout en donnant un visage humain aux participants.
Et c’est vrai qu’après lecture il faut bien se dire que "Le tour, ce n’est plus comme avant" ... et l’on en viendrait presque à regretter cette époque que l’on n’a pas connue. Plus qu’un récit sur le vélo, l’Aigle sans Orteils est aussi un récit très humain sur le courage, la volonté, la montagne, merveilleusement dessiné et mis en couleurs.
J'ai tout de suite été attiré par la couverture ... c'est sobre et grandiose à la fois (j'ai d'ailleurs cette même impression quand je vois un véritable paysage de montagne !!!) : bref, c'est réussi.
Je feuillette donc cette BD et que vois je ? ça parle du Tour de France, mais des débuts de cette "compétition", ça parle de la société du début du siècle, ça parle de gens simples, ça parle d'amitié, ça parle d'un homme en particulier, ça parle d'un rêve ! que d'ingrédients !!!!!!
Et le tout est subtilement mélangé et équilibré ... peu de dialogues mais on est tout de même imprégnés par l'ambiance.
bref, on atteint très vite le sommet avec cette BD, pour rester en thème lol ... jusqu'à la descente et à la chute finale ...
Encore une fois, c'est beau, dur, optimiste, fataliste ... c'esttout à la fois et on se régale !
Je mets un petit (tres petit) bémol aux dessins (sur certaines cases) car certains points de vue pour les personnages me semblent parfois bizarres ... mais les paysages et les couleurs qui vont avec sont magnifiques ...
BD à mon avis à posséder !
Encore une nouvelle petite merveille dans la collection Aire Libre !
Ce nouvel album de Lax nous propulse cette fois-ci au début du siècle, sur les traces d'un soldat qui va, à l'occasion d'une rencontre avec un astronome du Pic du Midi, découvrir le Tour de France, la plus grande épreuve de cyclisme au monde.
Qu'on soit amateur ou non de cyclisme, on ne peut qu'être happé du début à la fin par cette aventure humaine hors du commun, celle d'un homme qui malgré les obstacles s'obtinera jusqu'au bout pour réaliser son rêve : courir sur le Tour. La psychologie des personnages est vraiment bien travaillé, et seconde un scénario très bien construit qui met en scène avec brio le scénario imaginé par Lax. Les personnages qui gravitent autour d'Amédée sont attachants, à l'instar de Camille, astronome de son état qui ne quitte sa lunette et sa retraite du pic du midi que pour suivre ce Tour de France qui le passionne.
Le dessin n'est certes pas en reste. Comme le relevait Piehr, les couleurs choisies par Lax sont vraiment superbes et ne gâchent en rien son trait fin. Les décors de montagne enneigés aux teintes bleutées sont un bel exemple de la qualité graphique de cet album visuellement superbe.
En bref, que vous soyez ou non des afficionados du tour de France, ne ratez pas cet album captivant qui propose une aventure humaine forte et très bien bâtie. A lire absolument.