Booh ....... Je suis déçu, très décu. Je m'attendais un peu à du "Largo Winch", un ton en dessous peut-être, mais à ce point là, c'est affligeant !
Je n'aime pas trop le graphisme, trop carré, trop anguleux, trop disproportionné. Heuresement que le héros a des cheveux blancs, je ne suis pas sur que je le reconaitrais d'une page à l'autre. Je n'aime pas les grimaces que font les personnages. Et d'une manière générale, je n'aime pas la façon de dessiner. Je vous donne un exemple avec le dessin de la couverture : il me semble que lorsque quelqu'un dégaine son arme, le reste de son corps bascule en arrière de la main qui tient l'arme, pour compenser. Il faut qu'on m'explique pourquoi la cravate part en avant. C'est peut-être possible si le bras les accroche au passage, mais l'attitude me semble tout sauf naturelle. C'est comme ça.
A l'attention de Chalybs, dit "Le batman invisible" : si on regarde les arbres et les autres parties du costume, il n'y a pas un poil de vent qui peut expliquer ce phénomène.
Le scénario est épouvantable. A mon avis. Je n'y comprends strictement rien, ce qui est normal dans un premier tome, peut-être. J'espere que les éclaircissements du second tome seront convainquants. Mais en fait, je n'aime pas l'identité du héros. Un agent du Fisc, pouah ! Autant j'y arrive avec un flic, un gendarme, ou un curé, mais un agent du trésor, quelle horreur ! Je peux pas prendre ce type pour un héros, c'est visceral. Et alors, si en plus il se la joue agent secret, flinguant à tout va, séduisant les belles femmes comme qui rigole, c'est pas possible. Un agent du fisc, c'est un petit scribouillard tatillon qui vous convoque à son bureau pour vous dire que vous devez à l'état 20.000€ de plus pour fraude, et puis c'est tout. C'est quoi cette histoire d'aventurier qui va chercher des preuves sur le terrain ? J'y crois pas. C'est un truc d'Américain ? J'y crois pas non plus.
Bon, j'aime pas les couleurs non plus, mais c'est accessoire. C'est juste pour dire que les dessins n'en sont pas améliorés. C'est plat, sans relief, si j'ai bien compris c'est fait à l'ordinateur, et bien, je vais vous dire : je trouve ça moche.
Bon, on va pas en faire un fromage, c'est un premier tome qui vaut ce qu'il vaut, pour moi pas grand'chose, mais il faut voir la suite. On ne peut pas juger une série sur le premier tome. Donc j'étais parti pour mettre quand même trois étoiles, mais certains trouvant cette note trop élevée, j'en mets que deux, en esperant que ça s'améliore par la suite.
Larry B. Max, justicier implacable de l'I.R.$. (Internal Revenue Service), sorte de Largo Winch du fisc, débarque dans la collection troisième Vague du Lombard. Riche et beau garçon, cet agent-secret du tout-puissant organe de perception des impôts aux Etats-Unis est capable de vous détailler la vie et la personnalité d’une personne sur base de sa déclaration fiscale. De plus, il parvient à résoudre ses enquêtes au sein des grosses fortunes et la grande criminalité quasiment tout seul, mettant à jour les circuits d'évasion fiscale et de blanchiment d'argent avec une facilité déconcertante.
Le scénario de cette première partie de diptyque est pourtant bien distrayant et pas mal ficelé. Certaines répliques ou jeux de mots ne sont pas toujours dépourvus d’une certaine lourdeur, mais le tout passe assez facilement. Au niveau du dessin, malgré sa grande lisibilité, il est assez froid et manque un peu de mouvement.
James Bond. Même flegme, permis de tuer, sang-froid, l'humour en moins…
Pourtant beau gosse, seul, accro à son boulot il n'a pas de famille et est obligé de vivre l'amour par procuration en téléphonant à une sensuelle inconnue qui lui demande son numéro de carte bleue à chaque fois. Cette introduction, ces passages sensuels casse le rythme et la carapace trop rigide de ce héro impitoyable.
Déjà que l'on n'aimait pas le fisc ou plutôt son pendant américain, l'IRS, avec lui, quand on voit ou part l'argent du contribuable on se dit une fois de plus que décidemment le monde est injuste !
Action, course poursuite, on pourrait jurer qu'il s'agit de Van Hamme au scénario et pourtant, dans un registre similaire, nous avons ici le prolifique Desberg.
Le dessin est efficace, sans brio mais précis et bien cadré. Les couleurs informatiques jouent leur rôle mais manquent de dégradé et de personnalisation. L'ensemble est trop classique et manque cruellement de personnalité.
L'histoire de ce premier tome est plutôt confuse. On découvre le héro, les méchants, des gentils, on en apprend plein sans être capable de remettre toutes les pièces à leur place. Du coup je suis arrivé à la fin de ce tome légèrement perdu et agacé.
Maintenant, que j'ai aussi lu le tome 2 3 et 4, ne vous en formalisez pas, j'ai compris que c'était fait exprès.
En effet, les tomes 1 et 2 forment un diptyque.
Les tomes 3 et 4 formant un nouveau diptyque. Sûrement cela restera t il le schéma classique du scénario avec un premier tome à chaque fois qui délivre les informations et le second tome qui remet tout en place jusqu'au dénouement final.
Un album plein de punch et de rebondissements, digne des très bons thrillers actuels. L'univers de la finance, les décors urbains hyperréalistes et la chatoyance des couleurs présentent beaucoup de similitudes avec "Largo Winch" (c'est fou les séries que l'on peut essayer de comparer à ce bon vieux Largo !).
Mais ici, le héros est un agent spécial du fisc américain et certainement le premier inspecteur des impôts à être ainsi mis en vedette.
Sa mission principale ?... démanteler les circuits d'évasion de capitaux et de blanchiment d'argent, en décryptant les déclarations avec grande maestria.
Traquant d'importants personnages, il ne va pas se faire que des amis, et doit aussi montrer son aptitude au maniement des armes.
Le scénariste étant de nationalité américaine, il ne lui a pas fallu longtemps pour trouver ce thème. Et le défi du scénario est bien relevé.
Un bon premier opus pour les amateurs d'action et de suspense. J'aime !
Il est jeune, musclé, intelligent et riche. Il joue au golf, roule en voiture de sport, habite une villa dans les quartiers chics de Los Angeles. Il cottoie les grosses fortunes de la planète et est à l’aise avec les hautes sphères de la politique. Il séduit de superbes femmes et manie efficacement les armes à feu... Bon, n’en jetons plus, nous sommes en plein dans le cliché. Et si l’on ajoute que le héros s’appelle Lar... Oulaaah, stop, pas Largo tout de même (faut pas exagérer non plus).
Bref, Larry B. Max, puisque c’est de lui qu’il s’agît, est une vrai héros, créé par le duo Vrancken (dessin) et Desberg (scénario). Et son truc, c’est la justice fiscale, il est employé par l ’I.R.S. (Internal Revenue Service), le fisc américain. Brillant analyste financier, il lit les déclarations fiscales comme les membres de CoinBD lisent la bande-dessinée, pour en extraire l’essentiel et en décoder les secrets…
Bon, une fois le sentiment de déjà vu passé que reste-t-il? Un dessin efficace mais sans grande personnalité, les couleurs sont chaudes et variées, les visages un peu trop lisses. Vrancken est visiblement plus à l’aise pour dessiner les voitures et buildings de Manhattan (les tours du WTC sont toujours là) que pour donner de la profondeur et des émotions aux traits de ses personnages. Les dialogues ne sont pas dépourvus d’humour mais je regrette tout de même l’usage un peu irritant d’insultes en Anglais (et inexistantes en Français de type Holy sh...) alors que tout est a priori « traduit ».
Le scénario de Desberg est quant-à lui de bonne facture, nous sommes sur une enquête relative à l’assassinat d ’un ressortissant suisse lié au scandale de l’argent des Juifs exterminés par les Nazis, argent toujours détenu par certaines banques suisses. Tout cela est plutôt bien ficelé, l’histoire se passe sur deux albums comme pour "Largo Winch" avec lequel les comparaisons semblent inévitables. Suite donc au prochain numéro pour le dénouement ce cette affaire dont le thème est intéressant et mérite d’être exploité un peu plus profondément.
Pour conclure, lecture agréable, mais intérêt tout de même inférieur à Largo Winch. Espérons que ça s’étoffe un peu dans les prochains épisodes.
I.R.$. fait partie de ces séries sans grandes prétentions qui sans se démarquer particulièrement nous offre une lecture plaisante.
Grâce à une histoire bien construite, bien qu’un peu classique, des personnages intéressants et un dessin correct, cet album se « laisse lire ». Entendez par là que la lecture de cet album est plutôt agréable, mais bien entendu cela ne suffit pas à en faire un album exceptionnel. Mais cela suffit à en faire ce que j’appellerais « une bonne BD ».
Tout le monde ne peut pas faire des chefs d’œuvres, sinon ce ne serait plus des chefs d’œuvres, mais avec du temps et du talent on peut faire des albums de qualité. La voie fiscale est de ceux-là. Desberg et Vrancken réalisent ici un album de qualité agréable à lire, et voilà bien la première chose que l’on demande à une BD…