La guerre est finie. Et en cette année 1924, la prohibition bat son plein aux Etats-Unis. Chic –ai-je pensé- ça va « déménager »…
Ben non, pas trop. Je m’attendais à de sacrées pétarades aux coins des rues, aux mitraillettes « à camembert » fumantes, aux flingues dégainés à tout va… j’ai plutôt eu affaire à un tome « calme » malgré que le contexte historique pouvait donner lieu à de sacrées pages bourrées d’action.
Bon, je ne me plains pas car le scénario est bien construit, étoffé et cette « saison » de la vie de Ciro et Giovanni offre quand mêmes quelques fameuses empoignades. Mais cette « saison » est surtout axée sur le travail d’investigations du journaliste, de ses enquêtes, ses relations. Heureusement –si je peux dire- il y a l’assassinat de l’épouse de Ciro –qui gêne par ses enquêtes- qui donne un sacré coup de fouet en troisième partie d’album. Et là, on reste scotché jusqu’à la fin du tome.
Le dessin ?… toujours aussi bon. Malès a vraiment une « patte » pour croquer quelques gueules pas possible, créer des ambiances, faire vivre « ses » gens dans ce premier quart de l’ancien siècle. La colorisation aussi a retenu mon attention car surtout axée sur des dégradés de tons brun et ocre, de gris bleuté, de touches de jaune. Ces mélanges de tons mettent vraiment les cases en valeur et offre une belle ambiance générale au graphisme. Encore bien bon.