Bof bof. Il ne se passe pas grand-chose dans cet album. Alex est un artiste, avec toutes les caractéristiques du glandu oisif et paresseux.
Si au moins il y avait une réelle réflexion sur la création.
Si au moins il y avait le versant contyemplatif de ce type de personnage.
Si au moins il y avait les dérives habituelles, la chute dans la dépendance, la drogue, etc.
Mais dans "Alex", rien de tout ça.
Il n'y a qu'un profond ennui à suivre les trajets du personnage principal entre son appartement et le magasin de spiritueux, ses petites névroses du quotidien, les tentatives de communication de sa voisine...
On est proche du nénant, mais ce n'est pas nul pour autant. Le dessin de Kalesniko est assez agréable, même si je trouve que le noir et blanc est ici une preuve de flemmardise plutôt qu'un parti-pris artistique ayant une véritable signification.
La narration est vivante, mais l'histoire ne m'a pas semblée très prenante : le héros/narrateur est morne, et c'est un peu communicatif. Tranche d'une vie sans grands espoirs.