S’éloignant du style plus intimiste de ses plus gros succès ("Le retour à la terre" et "Le combat ordinaire"), Manu Larcenet nous livre ici une caricature bien amusante des banlieues.
Pas de discours moralisateur, juste quelques éléments de la vie des citées servis à la sauce Larcenet. Une petite peinture sociale dans un style humoristique qui lui est propre. Exploitant quelques valeurs qu’aiment voler les politiciens le temps d’une campagne, comme l’éducation et le respect, Larcenet parvient à nous livrer un récit aussi tendre que rigolo.
Il faut dire que les personnages sont parfaitement choisis et que l’idée d’un super-héros défenseur de la langue française est fantastique. Le petit Nic Oumouk est attachant de naïveté, le surnom du roi du racket bien pensé et la mère, la grand-mère, les amis et le copain flic parfaits dans leur rôle.
A cela il faut ajoutez un langage de circonstance, caricatural et compréhensible, un humour larcenien qui ne fait jamais dans la lourdeur ou le vulgaire, et un style graphique qui ne va jamais cherchez midi à quatorze heure. Servi au sein d’une aventure sympathique, cela donne un récit bien délassant, avec quelques moments désopilants.
L’auteur n’étant pas très fervent d’avis concernant son œuvre, j’aurais probablement dû me limiter à un «Passé un bon moment, merci Manu», mais le risque de voir un tel avis passer à la trappe, sur ce site aux modos intransigeants concernant la qualité des avis, aurait été trop grand. Sorry Manu !
Nic Oumok, c'est le gamin de la banlieue. Un gamin qui vit avec sa mère et sa grand-mère. Un gamin dont les parents ont traversé la Méditerranée. Mais son père, lui, est parti...
Il paraît que c'est pour construire une autoroute sans fin !...
Et ce gamin, âgé d'une dizaine d'années, tente de (sur)vivre dans un monde qui n'est pas toujours facile. Pas évident, en effet, de se balader avec les poches vides... Alors, sa motivation, c'est de trouver LE truc qui lui permettra de s'offrir ces petites choses de la vie... quitte à braquer une maison, ou à s'associer avec le pire racketteur du quartier : le célèbre Yannick Noah !...
Heureusement, la banlieue de Larcenet n'a rien à voir avec celle qui fait la une des médias. La violence y est un peu présente, mais pas question de flingue(s), de voitures incendiées ou de crimes...
Larcenet "travaille" ici dans un genre léger, tout en conservant le style graphique qui lui va si bien.
Une nouvelle réussite estampillée par l'auteur. Un bon moment de bonheur. Une bonne tranche de rire aussi, sans pourtant oublier quelques moments de réflexion. Un chouette cocktail à découvrir.
Normalement, la force des bandes dessinées de Manu Larcenet, provient du fait qu'il allie un dessin aux apparences dès fois un peu simplistes avec des scénarii très fouillés. Et je n'ai pas eu l'impression de retrouver cela ici. En effet l'histoire n'est pas trop mal, l'idée en elle même est plutôt originale, mais ce n'est pas non plus de la grande bd; l'auteur nous avait habitué à mieux.
Sinon il n'y a rien à redire au niveau du dessin, que j'apprecie vraiment, et qui sous ses apparences un peu simple, se révèle être en réalité très expressif. Bon il y a tout de même des fois des ressemblances entre des personnages de ses autres albums et ceux de celui-ci.
L'histoire en elle même reste distrayante, agréable à lire, mais on tombe un peu dans les clichés: tout les jeunes disent "'culés" ou "va zi", ... Bien sur le tout est à prendre au second degré, mais bon,... bref un bd pas trop mal, mais qui est bien loin d'être la meilleur de Manu Larcenet
Spooky a retranscrit exactement ce que je pense de cette BD.
Sympa mais caricatural.
Le dessin est plaisant et coloré comme il faut.
L'idée de l'Edukator est bien trouvée et certains gags sont vraiment drôles.
A lire par curiosité.
Larcenet nous avait habitués à des albums plus travaillés au rayon humour. "Nic Oumouk" est clairement une série mineure dans son oeuvre. Parce que c'est sympa, c'est vrai, mais un brin caricatural. C'est d'ailleurs le but recherché par Larcenet, avec les tics de langage de ses personnages. Ceci mis à part, l'idée du super-héros éducateur est plutôt bonne, mais pas utilisée de la meilleure façon, à mon sens. peut-être l'auteur corrigera-t-il le tir au tome 2. Le dessin me semble également un chouïa moins bon.
J'ai peu de choses à dire de plus que les avis ci-dessous. Nic Oumouk est une BD qui se lit bien, j'ai même vraiment rigolé à certains passages où je retrouvais l'humour que j'aime chez Larcenet, mais globalement l'histoire complète ne m'a pas plus motivé que ça.
Je crois essentiellement que j'ai fait un petit rejet parce que, personnellement, les jeunes des cités et leur "'culé" et autres "zyva", j'ai donné et j'ai du mal à sourire quand Larcenet insiste bien sur la façon de parler de ses jeunes personnages.
Pour le reste, le récit se laisse lire même s'il n'apporte pas grand chose de vraiment marquant ni captivant. Certains dialogues un peu décalés sont bien amusants. Mais dans l'ensemble, même si je ne déconseille pas l'achat parce que c'est une BD avec une assez bonne ambiance, je n'ai pas plus apprécié que ça.
Le prolifique Manu Larcenet livre encore un album. Et encore une fois, c'est plutôt réussi.
Prenez des jeunes issus de l'immigration qui zonent dans des quartiers défavorisés. Qui connaissent la violence, le racket, les tournantes, bref tout le toutim que les médias nous montrent dès qu'il faut parler des "banlieues". Vous obtenez là un sujet potentiellement brûlant et grave. Sauf qu'avec Larcenet, on est là pour se marrer. Et effctivement, on se marre.
Les personnages sont caricaturaux, certes, mais c'est voulu puisque c'est un album d'humour. Et Larcenet assène avec son Edukator qui veut rétablir les belles lettres dans les cités un joyeux délire au milieu de ses personnages. On s'amuse beaucoup à lire les dialogues bien sentis et l'album est rythmé : on ne s'ennuie pas une seconde. Le scénar est ficelé efficacement et contient plus que sa part de scènes qui font rire le lecteur.
Un très bon moment de détente, moins profond que "Le combat ordinaire" mais tellement plus rigolo !
ouéch, ouéch…
Voici un nouveau petit né de Monsieur Larcenet, un petiot d'origine maghrébine sorti tout droit du béton vivant avec sa mère et sa grand-mère. Son père est soi-disant en train de faire une très longue route en Finlandalousie !!!
…vazi !
Voici donc l'histoire de Nic Oumouk, un gamin qui veut se la faire "kaî ra" - enfin qui veut le devenir ! Bon je le dis tout de suite, même si par moment de scénes me font un peu penser à du titeuf, je le dis et le dirais jamais assez : "Larcenet excelle encore une foi"…
Il est vrai qu'au premier abord l'histoire d'un gamin n'attire pas trop… il est vrai que c'est du vu et revu (boule et bill, cédric, titeuf…) mais je dois dire c'est assez novateur car il me semble que c'est la première foi qu'on parle de gamins de banlieux et de leur quotidien (très proche de la réalité ici !) détourné en gags… autant vous dire que l'on ne verra plus les racailles, racketteur, voleurs et dealeurs de la même façon.
Je félicite (scénariquement et graphiquement) donc - toujours et encore - ce cher manu pour sa facture et son génie à inventer des perso fictifs au traité unique mais au rendu si humains : la grand-mère de Nic, on pourrait croire une vrai mamy bien typée ; Yannick Noah le racketteur au look de Joey Star ; Jambonneau, heu Jean-Bruno avec sa grosse chaine et son pendentif "JB" en or ; etc…bref il est très fort quoi… ziva ! trop d'la balle.
Et puis évidemment Édukator, le super héro "d'la té-ci" au alures de batman (un peu enrobé !) qui sauve les jeune délinquants de la faute… d'orthographe et de grammaire !
Bref, si tu le lis pas édukator va t'botter les fesses et va te faire copier cent fois sur les mur de ton quartier "je m'appelle … et je n'ai pas lu nic Oumouk de Larcenet !"
Nan sérieusement, allez au moins le lire ! Vous allez passer un bon moment.
Bon, l'ensemble reste tout de même très sympa. Le petit Nic est attendrissant, les multiples personnages secondaires assez typés.. très typés, même. L'image populaire du djeun's de banlieu.
Mais j'aurais aimé un peu de recul, derrière tout ça, une critique moderne sociale sur les difficultés de réinsertion... Mais Larcenet a prit le parti de déconner à 100% avec cet album. Attendons de voir comment va évoluer la série !
Le dessin, par contre, tend vers ce que Larcenet fait de mieux : un dessin propre et si caractéristique du trait de l'auteur, un découpage nickel... Les couleurs de B. FIndakly ne sont d'ailleurs pas en reste. Un très bel album pour tout fan de l'auteur.
Ce qui manque vraiment à ce premier tome, c'est un peu de recul, une critique sociale plus présente. Larcenet s'est assagit avec l'âge, et des chefs d'oeuvre comme Le combat Ordinaire en sont le résultat. Mais ici, c'est peut être l'acidité des débuts de l'auteur qui manque au récit.