Probablement le meilleur de la série !!
Suite et fin du Cycle III de la série, ce tome 12 est un huis-clos angoissant, où les personnages doivent affronter un mystérieux Spectre Aux Balles d'Or, gardien de la Mine de l'Allemand Perdu, et où le méchant est hanté par son passé qui ressurgit des profondeurs des Monts de la Superstition. Autant dire qu'avec une intrigue pareille, difficile de ne pas aimer, tellement le scénario et les dessins sont forts !!
Ici, l'aventure du tome 11 prend un tour plus étrange à cause de ce Spectre, que Wally et Prosit veulent à tout prix éliminer. Ici, Blueberry et Jimmy font presque figure de spectateurs à toute cette intrigue.
Prosit est encore plus fascinant que dans le tome 11, et j'ai particulièrement apprécié le moment où il se fait piéger dans la kiva par le Spectre, car c'est un moment très fort !
Au dessin, Giraud retranscrit parfaitement l'ambiance pesante et angoissante de la Mesa, et confirme son immense talent.
D'ailleurs, dommage qu'on ne puisse pas mettre 6 (ou 7) étoiles parce que ça les vaut largement tellement cet album est bon !!
A NE SURTOUT PAS MANQUER !!
Difficile de parler de cet album, tant tout a déjà été dit. L'atmosphère pesante des monts de la superstition y est sans doute pour beaucoup. Prosit Luckner est vraiment un des méchants les plus intéressants de la bande dessinée. Il atteint ici des sommets dans l'art de la manipulation.
La scène célèbre du serpent dans la botte de Wally participe à l'effet de grande ambiguité de l'album. L'ambiance fantastique accentuée par la présence d'un mystérieux spectre fait de cette histoire un album tout à fait à part dans la série.
Finalement, on a affaire à un huis-clos dans un milieu hostile, où le nombre de personnages est réduit et où les relations entre les uns et les autres déterminent le dénouement de l'intrigue.
Cet album est indispensable pour quiconque choisit de se lancer dans la grande série blueberry.
Dessins irréprochables qui n'ont pas pris une ride; le seul petit bémol vient peut être du scénario en ce qui conerne la fin: Charlier aurait mieux fait de peaufiner l'épilogue plutôt que de sétendre sur la recherche du trésor. Mais le plaisir est au rendez-vous.
Considéré comme le meilleur album de la série, sa réputation n'est pas usurpée bien que tous les bluberry soient de grande qualité.
Voici la suite du tome 11 des aventures du Lieutenant Blueberry "La mine de l'allemand perdu".
La premiére chose que j'ai trouvé appréciable, c'est le fait que les auteurs ne se sont pas laissés avoir par les sempiternelles histoires sur le nombre de planches. A savoir 44 ou 46 dans les 9/10eme des cas. La on a droit à 52 planches.Ce qui je pense leur a permis de développer le scénario sans avoir pour autant à en sacrifier un morceau sur l'autel de la rentabilité.
Autrement tout les ingrédients d'un bon western sont réunis et le suspense bien mis en place. Concernant la personnalité des protagonistes, l'episode précédant nous ayant tout apris, on ne perd plus de temps ici à savoir qui va trahir qui.
La fin trés morale pourra cependant en laisser quelque uns sur leur faim, mais n'oublions pas que cette série est surtout censée toucher un large public.
Comme tout le monde, je trouve ça génial dans tous les domaines: le dessin, le scénario, la manière dont c'est amené, ficelé, et dessiné, c'est du grand art. Pour l'époque, en tout cas, c'est ce qui, je pense, se fait de mieux.
J'ai initié de nombreux amis à Blueberry grace à ce diptyque, et il est normal que le film Blueberry repose sur cette histoire en deux albums, tant elle regroupe tout ce qui s'est fait et qui pourra se faire au sujet de Bluebery. Par extraodinaire, le film est une merde. Le réalisateur aurait mieux fait de coller à la BD plutôt que de plonger dans le mysticisme, mais il est inutile de revenir là-dessus.
Moi, le seul reproche que je pourrais faire à cet album est la fin, que je trouve baclée, comme si au dernier moment il avait fallu finir sur une seule planche cette histoire. On ne peut pas s'étaler là-dessus pour ne pas gacher le plaisir des futurs lecteurs, mais c'est quand même un peu sec.
Je citerai Tolkien pour dire: J'envie celui ou celle qui n'a jamais lu Blueberry et qui va découvrir un plaisir immense.