Pffiiooouuuu !!! quel tome !
Entièrement centré (ou presque) sur l'année 2014, cet opus se lit avec anxiété du début à la fin. On retrouve certains personnages qu'on connaissait déjà, et d'autres dont on ne devine pas forcément l'identité (même s'il est certain qu'on les a déjà croisés).
C'est vraiment du grand art : le mystère est toujours total concernant le 31 décembre 2000 et l'auteur nous emmène dans un monde de plus en plus noir et brutal.
La majeure partie du tome se déroule dans un univers carcéral angoissant. Tout est fait pour nous montrer la toute-puissance d'Ami (qui n'est plus présent physiquement depuis quelques tomes, mas dont l'infuence est palpable) sur la société japonaise.
La psychologie des personnages s'affine et on s'attache vraiment aux héros.
Après un cinquième tome de transition, Urasawa renouvelle son intrigue en situant ce sixième tome dans le futur, 14 ans après les évènements.
En sautant d’une période à l’autre (1967, 1997/2000, 2014) Urasawa joue avec le lecteur et en situant ce sixième tome en 2014, il bascule l’intrigue vers Kanna (la nièce de Kenji) sans pour autant dévoiler ce qu’il s’est produit à l’aube de l’an 2001 et tout en gardant le même ennemi (l’AMI) afin de garantir la continuité de l’histoire.
Si ce sixième tome est toujours d’une qualité narrative et graphique exemplaire, il est en plus doté de quelques excellentes touches d’humour et de références amusantes (cinématographiques et aux mangakas). En plus on retrouve un des personnages les plus charismatiques de cette série au milieu d’un univers carcéral lugubre et violent.