Ah la la, je l’aurais attendu longtemps ce tome 8. Il était en rupture dans ma librairie préférée et j’attendais de l’avoir pour lire la suite que je m’étais déjà procuré !
Ce tome commence avec Soda au cœur de l’action, pas comme pasteur comme il le fait croire à sa mère mais comme flic new-yorkais, affrontant les balles et les truands tous les jours. Mais cette fois, croyant ne tuer que le chauffeur d’un grand truand, c’est son fils, sa chair qu’il abat. Pour se venger, ce dernier va donc lancer un contrat sur la tête de la mère de Soda.
Cet album est vraiment très bien construit, plein de rebondissement et de surprises. Il se lit très bien, enfin, je dirais même qu’il se dévore. Les situations sont très biens trouvées, la mère de Soda encore plus attachante que jamais.
Le dessin est très agréable et les décors extérieurs sont très bien réalisés. On y voit bien l’opposition entre le monde de Soda, c'est-à-dire les truands qui sévissent dans les rues et celui de sa mère qui ressemble plus au calme de Central Park.
Un très bon album, d’une série qui a fait ses preuves.
Il y a peu de séries qui peuvent se vanter de conserver une qualité intacte après une dizaine d'albums. "Soda" est de cette trempe.
Il faut dire que pour tenir les rènes de cette increvable machinerie, se trouve l'un des scénaristes les plus doués de sa génération. Philippe Tome a peut-être fait hurler certains puristes de "Spirou et Fantasio" avec le tome 46 "Machine qui rêve" (jugé trop proche de "Soda", justement) mais il est rare de rencontrer un bédéphile qui ne l'apprécie pas. En créant "Soda" avec Luc Warnant, Tome a lancé une formidable série policière. Gazzotti, qui a repris le dessin au cours du troisième tome, a su peu à peu faire sienne une série dont il était totalement exclu au départ : son trait est irréprochable, épousant parfaitement l'univers et l'excellent découpage opéré par son scénariste.
Quid de cet album en particulier ? Rien de vraiment spécial, en fait. Le scénario est de qualité, savamment orchestré, avec des scènes d'action formidables. On retrouve Tchaïkowski, Bab's et l'ineffable Mary qui prend ici une place plus centrale qu'à l'ordinaire puisqu'un truand met sa tête à prix sur internet pour se venger du lieutenant Salomon.
En bref, il y a suffisamment de neuf dans cet album pour vous surprendre, et suffisamment de visages connus pour vous réjouir. "Soda" est une série à lire absolument. Aucune excuse ne sera acceptée.