2005 ! Oui, 8 ans d'attente pour avoir la suite, pour des sales problèmes d'éditeur. C'est terrible !
Mais, cependant, j'ai l'impression que Lacroix et Bourgeon ont eu l'air d'être pris au dépourvu.
Comme s'ils ne croyaient plus à une issue et s'ils avaient dû improviser un peu ce tome, le sortir à la va-vite.
Car, qu'apporte-t-il au genre ?
D'abord Cyann est seule. Ca nous change du tome 2 où il y avait profusion de personnages et, en particulier, une deuxième héroïne forte, Nacara.
Et puis, elle arrive sur cette planète par erreur, et n'aspire qu'à comprendre comment elle est parvenue là, pour en partir.
Le reste, le long périple avec Aïeïa (et non pas Aya) est fort sympathique, on découvre de nouveaux endroits et de nouvelles terres, mais après ?
Ce ne sont que péripéties d'aventure, luttes de pouvoir.
Si, quand même, Cyann apprend en fin de tome l'implication de sa famille dans la création de la société qui contrôle cette terre. Troublant, c'est vrai, mais seul élément, me semble t-il apte à ressurgir dans un livre ultérieur.
C'est donc ici d'une longue digression qu'il s'agit et si la qualité des graphismes (un peu moins bons, quand même), si les idées sont toujours là (nettement moins fortes aussi), c'est le lien, l'homogénéité avec le reste du cycle que je remets en cause.
Un tome pour passer son tour, comme dans les jeux de société. On reprendra la partie au coup suivant.
Bon... Si l'on veut... Mais ça me laisse bien pensif. Et dubitatif.
Car nous voilà plongé dans une histoire, certes, totalement passionnante, mais pas du tout dans ce qu'attend le lecteur, lorsqu’il ferme le tome 2 du cycle de cyann...
Doña Hermine l'a bien dit, Bourgeon se centre surtout sur la relation entre Aïeïa et Cyann.
C'est une sorte de zoom, qui décortique la psychologie des personnages.
Mais qu'en est t-il de la suite de "six saisons sur IlO? » je pense en effet que se sera pour le prochain...
Côté dessin, on est toujours envoûté dans un univers sublime!
Bourgeon s'intéresse plus dans ce tome à la beauté des personnages plutôt qu'a la variété des paysages...
Mais cela ne choque pas non plus !
Vivement la suite!
Voulant trejoindre Aldarann, Cyann se retrouve par accident sur Aldaal, une planète boueuse, dangereuse, sans technologie ni salle de bains, où la lutte pour la vie est un jeu mortel. Qu'ils sont loin les ors de la maison du seigneur Olsimar...
Mais qu'il est loin le temps où "Le cycle de Cyann" présageait une lecture faste !..
Ben oui... désolé, mais l'univers fouillé des débuts s'est fait fouillis. Idem pour le dessin de Bourgeon. Ce grand monsieur de la profession semble avoir "abandonné" son héroïne qui y est quasiment simiesque.
76 pages d'un album qui ne m'a rien apporté. Trop de temps passé entre cet opus et le précédent (9 ans) ?... Terminer le "Le cycle" pour en être débarrassé ?... Je ne sais...
Je préfère me replonger dans "Les passagers du vent" ou "Les compagnons du crépuscule". Je mets 3,5 parce que c'est -quand même- Bourgeon !
Je suis un poil déçue car l'histoire est très centrée sur la relation entre Aïeïa et Cyann, et on a, de ce fait, l'impression d'être dans un tome de transition, une sorte de parenthèse, dans l'expédition à la recherche d'un remède contre les fièvres pourpres. C'est d'autant plus frustrant qu'on l'a longuement attendu, ce tome, mais ça reste du très haut de gamme et on sent que Bourgeon l'aime sa Cyann, il la dessine amoureusement. Pour moi, cet album n'est pas le meilleur de la série. Vivement la suite !
Je découvre ce cycle avec cet album, je ne sais pas si c’est une bonne idée, en tout cas, il m’a donné envie de lire les suivants et les précédents par la même occasion.
Le scénario est vraiment bien mené. L’univers d’ALDAAL est très bien décrit et détaillé petit à petit tout au long du récit. On va de découvertes en révélations grâce à Aya (Aïeïa !!) qui donne ces explications à Cyann au fur et à mesure de leurs péripéties. Les personnages sont attachants et leur psychologie assez détaillée.
Le trait est superbe, les détails du dessin apportent beaucoup au récit. La mise en couleur, très agréable, apporte une ambiance réaliste à ce monde étrange.
Une très bonne lecture.
***** Edit du 11/09/2006 suite à la lecture des tomes 1 & 2*************
Confirmation : cette série est exceptionnelle.
Ce tome 3 peut se lire indépendemment des autres, mais il est alors trés difficile de comprendre les subtilités de l'histoire de Cyann. Sa relecture à la suite des autres à été un vrai bonheur.
Les auteurs ont encore fait preuve de beaucoup d'imagination dans ce chapitre. La vie des habitants d'Aldaal est entièrement liée au cycle planétaire qui les oblige à fuir constamment l'hiver, en fait la nuit, qui dure un an ! L'organisation de la civilisation d'Aldaal découle complètement de cette particularité...trop fort !
C'est vrai que ce tome est différent, il semble amorcé un nouveau cycle maintenant que Cyann peut utiliser les "portes".
Les auteurs veulent peut-être nous faire découvrir les mondes issuent de leur imagination au fil des aventures de leur héroïne ? La trame de fond de cette série se construisant tome aprés tome autour du "Grand Orbe" et des légendes de la "planète bleue".
Cyann, franchissant une porte de téléportation se trompe de planète et se retrouve piégé dans un monde sauvage. Il faut un peu de temps à Cyann et au lecteur pour s’habituer au nouveau décor, aux personnages cruels et au langage particulier (pas toujours très lisible). Le dessin est, comme toujours, lumineux et coloré. Aidée d’Aïeaï, Cyann tentera de quitter ce piège et (dans le prochain album) de trouver qui tire les ficelles dans ce nouveau monde.