Ami Goth, si tu ignores cette bd, que la honte de ton inculture te transperce.
L'encre qui saigne sur toute cette oeuvre est issue d'un millésime particulièrement savoureux : celui des 80's. Avec toutes les adorables kitcheries que ça contient.
Alors quoi ? Robert smith est trop corbeau, Baudelaire trop romantique, Dante trop esothérique ? Et pourquoi pas alex crowley trop sataniste, James o'Barr trop déprimé, Dracula trop vampire et Piehr trop lyonnais...
Ce comix est un bijou unique, encore faut il accepter de remonter un peu dans le temps. Toi qui ouvre ces pages, laisse ici tout espoir de modernité en vogue.
Ca vaut vraiment le coup, d'autant que l'ambiance des eighties savament trippée sous artificiels c'est pas plus repoussant que le spirit canabisé des hippies ou que les athmosphères opiacées des années 20.
C'est juste un peu moins extravagant. trop vieux pour être hype et trop récent pour être vintage
Bon, mon avis de sérieuse :
L'univers légendaire de the crow m'a vraiment séduit : décors urbains chaotiques ; atmosphère désanchantée, violente, cruelle ; personnages rongés par la vengeance, animés par le sombre désir de rendre le mal à celui qui le donne, et torturés par les souvenirs de leur vie et de leur bonheur passé.
Je préfère de loin l'histoire originelle. Eric Draven est né de la tristesse d'O'Barr, incarne la face cachée de son âme... C'est un personnage beaucoup plus puissant et touchant que joshua ou iris (l'autre, pas moi. moi je suis mieux), développé dans une dimmension poétique avec des airs d'Arthaud.
En bref, superbe série que je compte dans les classiques absolus des comics.
Non décidément je ne peux pas laisser passer un 2 sur ce qui a été une de mes grosses claques BD de ces dernières années.
Au niveau du scénario, O’Barr nous entraîne dans une histoire on ne peut plus sombre et glauque. Eric, revenu d’entre les morts accompagné d’un corbeau, va se lancer dans une implacable vengeance auprès de ceux qui ont mis un terme à son existence et à celle de Shelly, sa fiancée. Le scénario emploie certes quelques ressorts déjà revus maintes fois (l’amour impossible par delà la mort, la vengeance d’outre-tombe, etc.), il n’en demeure pas moins que ce premier volume de The Crow est une vraie perle. La trame est maîtrisée et nous permet page après page de plonger au cœur des tourments de l’auteur. Car The Crow, c’est le cri de douleur d’un homme à qui on a sauvagement retiré sa raison d’être (James O’Barr ayant perdu sa fiancée dans un accident de voiture, il a fait de The Crow un moyen pour extérioriser sa douleur).
Le dessin a certes quelque peu vieilli (les coupes de cheveux très eighties dont parle Dona Hermine sont tout sauf surfaites), mais il n’en demeure pas moins que l’encrage et la dynamique des planches de The Crow est superbe, et dessert avec brio son scénario emplit de romantisme et d’une importante touche gothique.
Au final cet album est une pure merveille pour tous les amateurs d’ambiances sombres et d’histoires teintées de gothisme. A lire (si vous parvenez à le trouver, cet album étant devenu introuvable).