Courtney est tout simplement l'un des meilleurs personnages des comics actuels. Misanthrope, délurée, intrépide, cette gamine me plaît bien. Mon histoire préférée est le chapitre 3, quand elle se rend à Gobelin Ville à la poursuite des ravisseurs du bébé qu'elle était en train de garder. Les décors et la galerie de personnages dessinés par Ted Naifeh sont tout simplement fabuleux. J'aime à me balader dans les pages noir et blanc de ces histoires courtes, si surprenantes...
Dans le genre, c'est une bonne série, à suivre
Bienvenue dans le monde cauchemardesque et bourré d’imagination des enfants et en particulier dans celui de la courageuse petite Courtney Crumrin.
Développant son propre monde à l’insu de ses parents, la petite Courtney se découvre lentement une passion pour la sorcellerie et les créatures fantastiques et va se lier d’amitié avec son oncle, qui n’a peut-être pas très bonne réputation dans le cartier mais semble en savoir beaucoup sur les créatures de la nuit.
Un récit accrocheur ou le lecteur se lie d’amitié avec cette petite apprentie sorcière rejetée de tous et rejetant le monde réel au profit de son propre monde bien étrange.
Je ne suis pas le premier à le dire, mais je ne cesse de me féliciter de fréquenter la bande de dingue qui sévissent sur ce site, sinon je serais sans nul doute passé à côté de nombreux albums. Courtney Crumrin en fait partie. Les éditions Akiléos n’ayant pas de distributeur à côté de chez moi j’ai commandé cette série sur Internet sur la base des avis des posteurs et je ne le regrette pas. Voilà un premier album très plaisant.
Dans un premier temps le graphisme de Ted Naifeh peut surprendre, tous les personnages ou presque ont les yeux blancs, les mains sont parfois ultra stylisées, voir anguleuses ; mais on s’y habitue très vite, et le style lisse et faussement simple se prête à merveille à l’ambiance noire du livre. De fait on est loin des comptes de fées qui ont tendance à ce développer ces temps ci. Le premier camarade de classe de Courtney se fait manger, un bébé est kidnappé (forcément) par des lutins et n’est pas délivré, ce n’est pas Harry Potter (au moins les premiers).
Ce tome d’introduction des personnages nous plonge tout de suite dans le bain, les choses de la nuit existent et ne sont pas forcément sympathique. Les personnages de Courtney et de son grand oncle sont très intéressants, ce ne sont pas des héros classiques de comics, ils ont un côté inquiétant à souhait (surtout l’oncle). Cet univers a un grand potentiel, vivement le prochain tome.
J'ai acheté ce tome suite aux nombreuses critiques positives que j'ai lues un peu partout sur Internet.
Le desin de Ted Naifeh a quelque chose d'assez original, un trait anguleux au service d'un univers fantasmagorique en noir & banc que ne renierait pas Tim Burton. Si la qualité des cases n'est pas constante d'un bout à l'autre de l'album (notamment au niveau des proportions des visages), il n'en demeure pas moins que le dessin de Naifeh colle plutôt bien aux pérégrinations fantastiques de la rebelle mais attachante Courtney Crumrin.
Le scénario de ce premier album nous narre l'arrivée de Courtney chez son oncle sorcier Aloysius et ses premières aventures avec le monde de la nuit. Gobelins carnivores, chat parlants, changelings et autres créatures ensorcelées vont très vite devenir le train train quotidien de l'adolescente solitaire.
Ce premier album se lit sans problèmes, si ce n'est qu'il manque peut être d'un peu de rythme, où qu'on a parfois un sentiment d'inachevé sur certaines histoires, l'impression que l'auteur aurait pu aller un peu plus loin dans sa mise en scène du petit monde de la nuit.
Reste qu'il s'agit là d'un premier tome, dont l'objectif est de poser les bases d'un univers qu'on devine riche, et qui ne déplaiera sans doute pas aux lecteurs d'Harry Potter, même si son côté burtonien à de quoi intéresser aussi les réfractaires du rouquin à la cicatrice.
Intéressant donc, mais j'attends de poursuivre ma lecture de la série pour me faire un avis définitif sur le potentiel de celle-ci.
J'avais peur de trouver un Ersatz de Harry Potter, mais l'auteur a eu l'intelligence de ne pas succomber à la tentation de la facilité, créant par là-même un univers à la fois sombre et intrigant, sans tomber dans le glauque facile.
Cet album est en définitive assez amusant. On aime découvrir l'attitude associale de la petite Courtney, qui prend refuge dans son univers magique pour éviter de se mélanger aux gens communs qu'elle déteste tant. Elle n'aime pas les gens, elle le dit bien elle-même. Ses propres parents ne sont que des pantins qui ne l'amusent même plus...
Plus qu'une simple histoire de petite sorcière en devenir, ce premier tome traite à mon sens de belle manière des difficultés d'insertions de certains adolescents mal dans leur peau, se réfugiant dans leur univers... il faut bien que jeunesse se passe... par une métaphore plutôt bien sentie. A tel point qu'en seconde lecture, et si le ton général n'était pas aussi axé sur l'humour noir, on hésiterait presque à parler de BD fantastique tant le problème social mis en exergue, en second plan, peut devenir prépondérant.
Le dessin de Naifeh est plutôt classe : des noirs et blancs poussés, générateurs d'une ambiance particulière, pourrait nous faire penser en effet à un style très Burtonien. Le noir en particulier est utilisé avec parcimonie pour générer chez les personnages de l'histoire des émotions réalistes et appropriées. Classe !
Cet univers plaira à tous, à tout âge : pas de violence, et des dialogues plutôt bien sentis - on se plairait à découvrir, nous aussi, le monde des choses de la nuit !
Après le sujet sur le forum et la vue des couvertures qui m’avait bien intrigué, je me suis décidée à acheter les deux premiers tomes de cette série. Et bien, je ne suis vraiment pas déçue par le premier (le deuxième, je le lirais dès ce soir j’espère).
Déjà, au niveau du livre en lui-même, je le trouve vraiment attractif. Il est pourtant simple mais la couverture est très jolie et il a un petit quelque chose que je ne saurais décrire mais que j’aime beaucoup.
Ensuite, il y a bien évidement le scénario qui est vraiment super. Après avoir planté brillamment le décor et nous avoir fait entrer dans ce monde, il y ajoute les personnages et notamment la petite Courtney. Le nouveau cadre de vie dans lequel elle se retrouve la bouleverse et le monde qu’elle va découvrir est très intéressant. Par contre, il est surprenant de ne pas avoir de référence à son passé même si cela ne gène pas l’histoire. On a un peu l’impression que sa vie commence lors de cet emménagement. L’intrigue contée est parfaitement mise en scène et la lecture en est fluide et très attrayante.
Le dessin est lui aussi très réussi. Le noir et blanc se prête parfaitement à l’histoire et est bien maîtrisé par Ted Naifeh. La vieille maison du professeur Crumrin est semblable à toutes celles imaginées par des enfants pour se faire peur mais aussi à celles pour lesquelles on a une curiosité folle. Les personnages sont bien travaillés même si quand on regarde de près, on risque de trouver des défauts mais l’impression générale face au dessin est très agréable.
Ah ben oui !
J'ai lu cette BD avec un a priori positif (c'est-à-dire la lecture des chroniques précédentes) et je livre ici confirmation : "Courtney Crumrin et les Choses de la nuit" est un premier tome emballant.
Ted Naifeh est à la fois scénariste et dessinateur. Son graphisme en noir et blanc m'a fait penser à celui d'un Jeff Smith ("Bone") qu'on aurait croisé avec un Tim Burton en pleine crise d'angoisse ! Le trait est beau, très personnel, avec une bonne maîtrise des ombres et lumières et des cases hyper détaillées : la double planche sur Gobelin Ville, par exemple, a du demander pas mal de temps à l'auteur...
Le scénario est très réussi. Regroupant quatre histoires qui mettent en scène une petite fille découvrant son environnement surnaturel, ce premier volume possède des dialogues savoureux, des personnages hauts en couleurs (les parents foireux, le séducteur de l'école, le grand-oncle, etc.) et une ambiance originale. C'est plus sombre que Harry Potter (le malheureux Axel, dans la première histoire), plus critique (Courtney est en marge de la société) mais tout aussi inventif. La première et la dernière page sont un clin d'oeil aux séries populaires horrifiques (type Creepshow ou Le Manoir des Fantômes), histoire de rappeler l'héritage dont Naifeh a su se dégager et tirer le meilleur parti.
Attention, ce n'est par pour les gosses, hein. C'est bel et bien les adultes qui vont se délecter de cet album qui pose des bases très prometteuses pour la suite. Vivepment le deuxième tome !
J'adore ce genre de Bd un brin scabreuses dont le dessin ne colle pas du tout avec le ton de l'histoire.
Le graphisme d'abord, on se croirait dans une Bd pour enfant, avec de jolies petites têtes blondes (c'est une image car la bd est en N&B) aux grands yeux et patati et patata ... sauf que ...
Le N&B épaule parfaitement le dessin et créé à lui seul une partie de l'ambiance.
Quant à l'histoire ... Bienvenu dans le monde merveilleux de Courtney (Hahaha)!!! Fans d'Harry Potter attention vous n'allez pas être déçus du voyage !
Plus sérieusement effectivement on peut se hasarder à voire une filiation avec le célèbre sorcier à tête de tétard dans la cohérence de l'univers mis en place et notre immersion au sein de celui-ci par contre chez Courtney ça part vite en vrille. Vous voilà prévenus !!!
En bref, lecture chaudement recommandée mais dépêchez vous car les tirages de cette maison d'édition sont limités (je crois d'ailleurs qu'ils ont déjà effectué un retirage car l'édition originale a disparu des rayonnages à la vitesse grand V).
Je m'attendais à mieux. Ca a l'air plutot intéressant au début, mais malheureusement l'histoire se révèle peu passionnante.
Le dessin lui aussi se révèle assez faiblard meme si il peut faire illusion quand on feuillète rapidement l'album ; sans compter l'abscence de couleurs qui est plutot regrétable en l'occurence.
Courtney Crumrin, c’est en quatre histoires toutes les horreurs qui traînent la nuit dans votre grenier, sous votre lit, dans votre manoir tricentenaire. C’est des gobelins qui mangent des enfants, des changelings [1], une espèce de blob capable de prendre votre place… C’est aussi un ton à l’humour un peu acide, car si on sait que les choses vont bien finir pour Courtney, il n’en reste pas moins que des enfants se font effectivement manger, et que le bébé humain enlevé sera effectivement vendu aux enchères…
On remarquera un point fondamental de ce petit univers : si Courtney arrive à se débrouiller avec ces monstres (normal, son grand-père est sorcier), c’est nettement moins le cas avec ses camarades de classe (humains, eux). Ce point, traité de façon un peu cynique, donne évidemment lieu à des passages assez savoureux.
Le dessin de Ted Naifeh est particulier. Presque maladroit, dirait-on parfois (certains visages…). Mais pourtant il dégage un charme certain et participe complètement à l’ambiance. Regardez les camarades de classe de Courtney, avec leur regard vide par exemple, on comprend en un coup d’œil qu’ils ne sont que secondaires, ne font que partie du décor (on se demande même si ce ne serait pas eux les créatures imaginaires, et les monstres la réalité). Un regret par contre : au vu de la couverture, on se prend à rêver de ce qu’aurait pu être l’album en couleurs…
Bref (attention, pub), Akileos ils ne publient pas beaucoup, mais ils publient plutôt bien.
En plus les deux autres tomes publiés pour l'instant aux Etats-Unis sont encore meilleurs. A ne pas manquer, donc, c'est une presque aussi bonne surprise que Fables.
[1] un changeling est un bébé fée échangé (sans la connaissance des parents…) par les fées contre un bébé humain