Troisième livraison de cette série phare de l’univers étendu Star Wars. Nous trouvons ici seulement deux récits, tous deux centrés sur Anakin Skywalker, la première au sein d’un contexte plus large, la deuxième vraiment focalisée sur lui. Par conséquent, c’est un tome qui intéressera le plus grand nombre, ceux qui souhaitent en savoir plus sur les personnages qu’ils connaissent à travers la saga ciné, comme ceux qui désirent découvrir plus largement tout cet univers. A la fin de ma lecture, j’avais une impression globalement positive, mais tout de même un peu mitigée, tant les deux histoires sont différentes à tous niveaux malgré leur protagoniste principal commun.
La première, avec Blackman au scénario et Ching au dessin, est vraiment excellente. Elle est suffisamment développée pour permettre un vrai travail sur le scénario, et surtout sur les personnages. Ces jeunes padawans sans maîtres sont vraiment attachants, et parfois surprenants. Leurs adversaires ont une réelle consistance, et on est ici sur un terrain dont tout manichéisme excessif (défaut relativement récurrent dans cet univers) est absent. La tournure finale des événement est assez dramatique (au sens propre comme au sens littéraire du terme), tant pour les jeunes guerriers que pour Anakin, bien que pour des raisons très dissemblables.
Le tout est servi par un graphisme sans reproche, typé comics évidemment, mais qui rend très tangible l’atmosphère oppressante de cet épisode.
La deuxième histoire, beaucoup plus courte, m’a nettement moins emballé, ce qui est paradoxal, car c’est un excellent duo (Ostrander/Duursema) qui est aux manettes… Le thème est pourtant attrayant, car l’idée d’explorer un peu plus la psychologie d’Anakin, en le confrontant à sa haine et à sa colère, est vraiment intéressante. Son penchant pour le côté obscur est assez finement montré. Mais la ficelle utilisée (Anakin forcé d’estimer un membre du peuple qui a tué sa mère, celui-ci le mettant en face de ses responsabilités) me parait un peu grossière. Et le dessin ne m’a pas totalement convaincu non plus.
Au final, une note modérée par le deuxième récit, mais un troisième tome tout de même de très très bonne qualité, grâce à l’histoire principale, indispensable pour tout fan de SW !
"Star Wars - Clone Wars" est une bande dessinée qui vise un public spécifique, celui des fans de l'univers créé par George Lucas. Si vous n'avez pas vu les films, vous ne trouverez que peu d'intérêt à cet album (ainsi qu'à toute la série, a priori). En revanche, si vous êtes dans la partie de l'humanité qui a vibré au son du sabre-laser, vous allez avoir de quoi enrichir votre connaissance des Jedi.
Le titre de la série contient le mot guerre. Le titre de l'album contient le mot combat. Le lecteur ne sera donc pas surpris par l'importance de l'action dans ce troisième tome ! Explosions, tirs de lasers, membres coupés, sabres qui tailladent la chair : la violence est omniprésente. Cependant, le scénario est assez bien fichu pour ne pas faire l'apologie du sang versé : Balckman cherche plutôt à montrer les ravages d'un côté comme de l'autre et l'absurdité de la guerre est comme un fil conducteur.
Le deuxième récit, plus centré vers Anakin et vers son côté obscur qui s'éveille, permet d'aborder davantage la psychologie du futur Darth Vader. L'histoire est bien vue, assez fine et rebondit intelligemment sur le massacre fondateur des Tuskens montré dans le deuxième film. Le graphisme et la mise en couleurs sont efficaces, le découpage est dynamique (comme très souvent dans les comics), ce qui satisfera sans doute tout le monde.
Lecture à recommander aux fans, même si je ne saisis pas encore les notes exceptionnellement hautes attribuées aux premiers tomes de cette série que je trouve agréable sans être vraiment mémorable.
Mon avis va être très similaire avec celui du tome 2 car je les ai lus dans la foulée et j'ai eu l'exact même sentiment à la lecture de l'un et l'autre, un sentiment de déception. Comme dit pour le tome 2, quand j'ai entamé cette série, j'ai failli l'arrêter et la noter assez sèchement car je l'avais commencé par les tomes 2 et 3. Et sur ces 2 tomes, le scénariste est Blackman dont je trouve ses scénarios très moyens.
C'est la guerre, la Guerre des Clones. Alors ça se bastonne, ça explose à droite, ça explose à gauche, les gens meurent, Blackman nous en présente comme étant de majestueux héros Jedis mais en fait on ne les voit que le temps de les voir mourir. Blackman reprend en outre deux méchants de la série animée Clone Wars mais ne leur ajoute quasiment aucune profondeur ni interêt. C'est du bourrin, du bourrin lisible et pas totalement désagréable mais sans grand interêt.
Le dessin de son côté est bien rendu grâce à des couleurs (informatiques) assez maîtrisées mais son trait est assez moyen. C'est un graphisme de comics d'action sans âme et sans grand intérêt.
Le récit reste lisible et assez divertissant mais ce n'est pas de la grande BD ni le meilleur de Star Wars, même pour les fans. Mais ne vous arrêtez pas à ce tome (voire comme les histoires sont indépendantes, j'irais même jusqu'à vous conseiller de ne pas l'acheter, de même que le tome 2) car à partir des tomes suivants, Ostrander prend la relève au scénario et ça vaut vraiment le coup.
Ce tome est beaucoup plus guerrier que les deux tomes précédents. Je l’ai trouvé un petit choullia en dessous des deux premiers. Un peu plus brouillon, moins fluide.
La première histoire nous montre la défaite de la république sur Jabiim. Les forces au sol se trouvent privée de renfort à cause des mauvaises conditions météorologiques. La bataille tourne vite au cauchemar et les jedi comme les clones sont décimés. Très vite il ne reste plus que quelques padawans inexpérimentés. Ils se laissent alors guidé par leurs sentiments et flirtent avec le coté obscur. Il en ais de même pour Anakin qui, privé du soutien d’Obiwan One Kenobi et manipulé par palpatine, trahira ses alliés.
Dans la seconde aventure Anakin est contraint de faire équipe avec un Tusken (Rappelons que ce sont les Tusken qui ont assassiné sa mère). Dans cette aventure Anakin se livre un peu plus au coté obscur de la force et il s’en faut de très peu pour qu’il passe de l’autre coté de la force.
Ce troisième tome reste d’une très grande qualité. Les dessins sont toujours aussi beau. Cependant j’ai du reprendre plusieurs fois quelques passages de la première histoire. Le scénario m’a semblé un peu moins clair que pour les deux premiers tomes. A suivre …
L’histoire principale de cet album est exceptionnelle. Une vraie histoire de fureur de rage de courage. Pris entre deux feux sur la planète Jabiim, pris dans une guerre qui les dépasse, attaqué par un général ennemi surpuissant, les Chevaliers Jedis sont décimés un à un, laissant au final les padawans sans maître, livrés à eux même dans une situation extrême, dramatique et désespérée. Le courage de la lutte qu’ils entreprennent, les sacrifices qu’ils seront capables de faire remuent les tripes du lecteur. Il y a une grandeur d’âme, il y a une force intérieure incroyable qui se dégage de chaque page. Il y a une force de scénario et une intensité dramatique rare.
Obi Wan Kenobi et Anakin qui interviennent initialement ensemble se retrouvent eux aussi séparés. Obi Wan disparaît du récit, et Anakin se retrouve chef de fil de la troupe de Padawan et doit faire ses preuves. On le découvre dans toute sa puissance, dans toute sa noirceur. Anakin est donc au cœur de cette bande dessinée et cela amplifie l’intérêt déjà élevé de l’histoire.
De plus, le dessin est de toute beauté. C’est surtout la représentation parfaite de cet environnement de boue et de pluie intense qui intensifie le coté dramatique de l’histoire. L’image est sombre à souhait, on a l’impression nous même d’être transi jusqu’aux os.
Et le dynamisme, le cadrage, le découpage est parfait.
Bref, un épisode intermédiaire de la guerre bouleversant, remuant, dérangeant, quasi mythique à l’image de l’épopée cinématique.
La dernière petite histoire continue sur la même lignée, en plaçant Anakin au cœur de l’action. Nous le retrouvons avec un Tusken, un homme des sables de la race de ceux qui ont capturé puis tué la mère d’Anakin. Ceux là même dont Anakin a massacré toute une tribu.
Et nous le retrouvons plonger dans ces doutes, dans sa noirceur d’âme et ses états d’âme. Nous le sentons basculer progressivement vers le coté obscure de la force. Un régal aux multiples rebondissements dans un court laps de temps.
On y découvre aussi quelques gros monstres bien typiques de StarWars.
SOMPTUEUX, c'est le mot qui me vient à l'esprit. "dernier combat sur Jabiim " revient sur la bataille qui a eu lieu sur cette planète. Le dessin est marquant de réalisme dans le sens ou l'action se passe dans la boue, les larmes et le sang. Grand coup de chapeau au dessinateur pour avoir accentué l'intensité et le réalisme de la bataille en faisant tomber une pluie continuelle durant la bataille.
Le scénario est impeccable car il nous montre l'incertitude de l'issue du conflit tant sur la guerre que dans les esprits. Les sacrifices se font de plus en plus ressentir est la guerre entraine de plus en plus de planètes dans des heures sombres. Anakin est le personnage important dans cette histoire dans le sens ou il prend une grande part au combat et qu'il décide de l'avenir de cette planète.
La dernière histoire exploite plus en profondeur la psychologie d'Anakin car il se retrouve en équipe avec un jedi Tusken (le peuple qui a tué sa mère) le scénario est très bon dans le sens ou on voit l'évolution de cette cohabitation et nous montre également la croissance du coté obscur dans le coeur de l'élu.
Encore une fois, un merveilleux volume avec de magnifques scènes de combats et une émotion accrue par les réflexions sur la valeur de la vie et de l'incertitude des causes défendues.
Et ça continue vers la perfection ...
Cette fois, c'est un tome consacré principalement à Anakin ...
La guerre fait rage sur la planète Jabiim : nous avons une vision de cette guerre très réaliste ... des héros dans les deux camps, pas de gentils ou de méchants mais des hommes qui se battent selon leurs convictions !
D'ailleurs, on ne peut qu'être attristé devant l'apparente inutilité de cette guerre et des morts qui s'ensuivent.
Ici, ce sont des padawans dont les maitres sont morts, qui sont livrés à eux-même et doivent gérer cette guerre ... et leur guerre est bouleversante de courage.
La deuxième histoire est également très intéressante car Anakin doit "faire équipe" avec un jedi-homme des sables (race qui a tué sa mère et à qui Anakin voue une haine féroce) ... ses préjugés contre ce maitre jedi sont palpables et une relation étrange va naitre en eux ...
Les dessins sont toujours aussi bons ...
Lisez vite !!!!!