Avec cet album, j'ai retrouvé avec plaisir les Landes Perdues... Mais ici, point de Sioban, elle n'est pas encore née - bien que certains indices annoncent déjà son arrivée, mais cela est une aitre histoire, cette des 4 tome de la Complainte... Bref, je m'égare, revenons à notre sujet.
Nous sommes donc ici dans un univers médiéval type gaélique, très (trop ?) exploité dans la BD. Nous y trouvons les ingrédients habituels de ce type d'histoire : une sorcière, des chevaliers plus ou moins bornés, une confrérie d'hommes sages... Et le reste de la population qui fait de la figuration. On est donc en droit de craindre une énième variation sur le thème de la chasse aux sorcières... Et effectivement, c'est bien ce que l'on découvre.
Et pourtant, la magie (forcement) agit... Les personnages ne sont pas des monstres (à part la sorcière ) d'originalité mais sont bien campés (bien que Seamus, que l'on attends au premier plan, soit assez effacé), on entre assez vite dans l'action... Et si la trame est classique, on a droit à une petite surprise en fin de tome. Un autre point d'originalité est le rapport de force sous-entendu entre la chrétienté naissante dans ces terres et le pouvoir ancestral et sombre qui y a toujours régné.
En fait, à me relire, je trouve finalement assez peu de point très positifs, et pourtant, cette lecture m'a vraiment plu ! C'est sans doute dû au talent de conteur de Dufaux, mais beaucoup plus au dessin de Delaby, absolument superbe. A mon sens, il est supérieur à Rosinski dans l'illustration de cet univers (entre autre il rend beaucoup mieux l'âpreté de ces terres...).
Bref, un régal pour les yeux, au service d'une histoire assez intéressante... Tout-à-fait de quoi passer un bon moment !
Duo déjà bien connu par les fans de Murena, Dufaux et Delaby nous coupent encore une fois le souffle... Bien que plus conventionnel au niveau de l'histoire, le talent de Delaby nous fait dévorer ce volume peut être trop rapidement. Cependant, ce tome reste dans la lignée de ses prédecesseurs et nous promet encore de TRES bons moments dans ce nouveaux cycle.
début d'un nouveau cycle pour cette série, orchestré cette fois ci par Delaby au dessin, accompagné de Dufaux au scénario.
Si le scénario est de facture plus classique que ce à quoi nous avait habitué Dufaux pour cette série, il n'en reste pas moins efficace et sait ménager ses effets. D'autant que même si ce récit est antérieur aux albums déjà existant, Seamus en est le fil conducteur, et le scénariste ne se prive pas de laisser ça et là des pistes qui assurent la jonction avec les aventures futures de Sioban.
Le dessin de Delaby est réellement magnifique. Se différenciant de son prédécesseur Rosinski, Delaby nous offre ici un dessin proche de la peinture, magnifié par une mise en couleur réellement superbe qui donne vie d'une nouvelle façon aux légendes de ces temps anciens.
En définitive un nouveau cycle qui, s'il commence un cran en dessous des tomes précédents de part son récit plus convenu, annonce je l'espère une suite des plus intéressantes.
Nouveau cycle, nouveau dessinateur. Cette fois-ci c’est Delaby qui s’y colle…
Après un premier cycle des plus réussi, l’idée de conter les origines de la complainte, et ainsi la jeunesse de Seamus jeune Chevalier du Pardon, est un bonne idée. Une bonne idée ? Une très bonne idée ! Avec un scénario toujours aussi habile, Dufaux se laissant guider par son imaginaire nous guide à l’intérieur de celui-ci et nous offre un voyage toujours aussi agréable…
Avec l’arrivée de Delaby aux crayons, c’est un style différent que nous retrouvons. Mais Delaby ne trahis pas l’atmosphère créée par Dufaux et Rosinski, au contraire, il la pousse à son paroxysme en signant des dessins d’une très grande beauté…
La complainte des landes perdues suit donc la trace des séries comme La quête de l’oiseau du temps et autres Blueberry pour narrer le début de l’épopée déjà présentée dans le premier cycle.
Mais ici peu de références directes à la suite de l’histoire, plutôt une nouvelle intrigue avec de nouveaux personnages et de nouvelles méchantes. Bon le scénario ne casse pas des briques, mais j’ai tendance à trouver que Dufaux est toujours un peu mou dans ses premiers albums de série mais que la suite est toujours très intéressante. Dans ce tome on nous présente beaucoup de choses nouvelles, des sorcières, des monstres, des chevaliers du pardon… et donc jusqu’au milieu du tome, ce n’est pas très palpitant. Mais la fin est beaucoup plus dynamique mais reste malgré tout très classique.
Bref, l’histoire tient debout faute de vraiment tenir en haleine.
Pour le dessin, une splendeur ! Très loin de celui de Rosinski plus brouillon mais avec un style génial, on retrouve ici une pseudo ligne claire très classe et très détaillée. Les visages et les casques des chevaliers ont un rendu très beau. Les décors sont assez bluffants et les scènes d’action très bien storyboardées.
Le dessin est l’atout principal de cet album !
Voila, je ne suis pas trop déçu de la tournure que prend ce revival de la série. Le remplaçant de Rosinski est à la hauteur et cette introduction est plaisante. De plus le format de cette BD ainsi que sa couverture en font un bel objet qui orne somptueusement ma bibliothèque