La question de ce troisième album est simple :
Comment faire faire surface à un sous marin nucléaire endommagé à 70%, immobilisé par 1200 mètres de fond, avec un équipage en partie malade ou en rébellion ?
Simple
L'aventure sous-marine se transforme en opération de survie ou chacun essaie de sauver sa peau.Mais je trouve que le scénario manque soudain de réalisme pour déraper vers une fin abracadabrante qui se termine bizarrement sans cohérence.Le sujet abordé, à savoir la présence d’un dieu, ou d’un monstre n’est finalement pas du tout développé et cette histoire se termine comme ça.
C’est décevant et je n’ai pas du tout aimé ce récit. J'ai même ressenti un agacement d'avoir perdu mon temps à lire cette histoire accrocheuse au début et complètement ratée et baclée à la conclusion.
Le dessin, constant sur les trois albums, n’est pas transcendant et ne dégage aucunes émotions. Je n'ai pas eu de plaisir à regarder ces planches sombres et moroses. C’est dommage.
Le mal incarné poursuit les intrus et va pouvoir être libéré.
J'aime ce genre de "happy end".
Le scénario n'est là que pour aboutir sur ce que tout le monde pensait : l'issue fatale.
il y a juste une chose qui me chagrine. C'est le fait d'avoir representé le mal de plein-pied.
Je trouvais que ce qui faisait le charme du suspense, c'était de ne pas voir le mal justement et de le laisser omniprésent. En plus, je trouve qu'il ressemble vachement au vilain demon dans le film " legende ".
Mise à part ça et la colorisation "photoshopesque", la série est une réussite et le dernier tome est là pour en témoigner.
Ce dernier tome clôture la série de fort belle manière.
Les secrets du sanctuaire sont démasqués et son emprise sur les esprits humains s'avère démoniaque. La peur, voir la terreur, est présente comme un fil conducteur du récit et apparait même comme centrale dans l' explication des phénomènes liés au sanctuaire. Je penses que Dorison a voulu faire passer un message à travers ce récit qu'il résume dans un message personnel à la dernière page, du moins c'est mon interprétation personnelle : chacun a son sanctuaire, cette partie de nous même où toutes nos peurs se cristallisent et dans laquelle on se sent comme une proie.
Dorison nous trimbale de droite et de gauche pour nous amener vers un final apocalyptique. Il nous emmène dans les recoins les plus tordus de l'esprit humain: l'individualisme forcené, la trahison, Heureusement certains personnages s'attachent à des valeurs héroïques et collectives pour redorer un peu le blason de l'espèce humaine.
Je pense que je vais acquérir cette série qui, pour moi, ne se cantonne pas seulement à nous livrer un récit fantastique mais renferme également une réflexion sur "l'humain". A lire absolument.
Maintenant qu’on a pu mettre un nom sur la cause de toutes les avanies de l’USS Nebraska et de son équipage, comment ce dernier va t’il se sortir du guêpier ? Chut, l’imagination de Dorison peut s’en donner à cœur joie !
Côté dessin, les mises en scène sont toujours aussi macabres qu’efficaces. Heureusement, car j’avais été très déçu par le tome 4 du Troisième Testament, dont le dessin était souvent très confus. Et comme le lecteur commence à bien repérer les différents protagonistes, il compense plus facilement le manque de lisibilité du dessin.