Un air de deja vu que ce Jesse James. J'ai plusieurs fois eu l'impression de lire Billy the kid avec notamment le jugement de Cole Younger que seul Lucky Luke cherche desespérement à condamner tandis que les habitants de Nothing Gulch se rangent derrière le bandit de peur des représailles.
Ajoutez à cela les ennuyeuses répliques de Franck James faisant allusion à Shakespeare (Il me semble avoir deja vu quelque chose du même genre dans un LL mais je ne sais plus lequel). Bref, rien de bien nouveau dans cet album.....
Goscinny utilise une nouvelle fois une figure du far west, à savoir Jesse James, mais aussi son frère Frack et leur cousin Cole Younger. Les trois personnages sont différents mais se complètent. Jesse, qui apparaît comme le chef de la bande, se voit comme un robin des bois modernes. Il vole les riches pour donner aux pauvres (qui sont lui même, son frère et son cousin). Franck, qui peut lui être le cerveau de la bande, multiplie sans cesse les citations à Shakespeare (n’oubliant pas de citer le nom de la pièce, son acte et sa scène). Cole Younger enfin est la touche comique du trio (voir la façon dont il fait dérailleur un train).
Deux autres personnages sont très bien fais, il s’agit de Cosmo Smith et Fletcher Jones de l’agence Pinkerton. Ceux-ci ont des airs de ressemblance avec les deux célèbres détective de Hergé : les dupond-t. Ils se demandent d’ailleurs pourquoi Jesse James et sa bande arrivent à les reconnaître (c’est vrai que l’on peut se le demander aussi).
De nombreuses scènes comiques se trouvent dans cet album, comme du pauvre Clem, de la chorale ou du procès de Cole Younger. Goscinny montre d’ailleurs dans celle-ci la lâcheté des habitants. Mais contrairement aux autres albums où ce thème fut abordés, ils se rendent eux même compte de leur erreurs et décident de combattre les frères James.
L’album peut cependant laisser l’impression d’une fin ouverte, car les frères James sont expulsés par Lucky Luke au niveau de la frontière de l’Oklahoma, mais les policiers attendent devant celle de l’Arkansas.
Un album qui reprend le même principe que Billy The Kid, mais en un peu moins bien, à mon avis. Depuis longtemps, Goscinny s’intéressait aux frères James, on avait d’ailleurs pu voir des préfigurations du personnage de Jesse James, dans deux albums : LL contre Joss Jamon et Billy The Kid. Ici, les auteurs flanquent Jesse James, de son frère Frank et de son cousin Cole Younger. Le personnage de Frank est d’ailleurs le plus intéressant des trois : il ne cesse de citer Shakespeare de manière totalement caricaturale, se croyant intellectuel. Jesse est lui une sorte de Robin des Bois des temps modernes, sauf qu’il a une conception bien à lui du système de voler aux riches pour donner aux pauvres. Une nouvelle fois, le thème de la lâcheté des habitants de l’Ouest est abordé, c’est un peu dommage. Cependant, cet album est très agréable à lire et reste d’un très bon niveau.