Un très bon album avec les Dalton, où on sort du cadre classique de la chasse à l'homme car Lucky Luke ne leur court pas après car il est occupé dans une autre mission: veiller à bien au cheminement d'un coffre contenant de la nitroglycérine. Nos quatre bandits veulent d'ailleurs s'en emparer, car ils sont persuadés que ce coffre contient de l'or à destination de Nitro; Lucky Luke se comporte d'ailleurs comme une sorte d'ange gardien en les empêchant de commettre le pire.
Sur cette histoire se greffe des élèments historiques, comme la construction d'une ligne de chemin de fer. L'album regorge de nombreux seconds rôles sympathiques comme le capitaine du bateau (qui ressemble à celui du Daisy Bell, dans En remontant le Mississippi), son perroquet, et le chef de la petite gare abandonnée.
L'histoire est très bonne et ne manque pas de rythme. Un très bon Lucky Luke
Vous devez certainement savoir que "Lucky Luke" sans Goscinny, c'est assez aléatoire.
Les scénaristes ayant été nombreux à lui succéder, certains ont pondu de sombres histoires d'une balourdise qui ferait passer Jean-Claude Vandamme pour un philosophe. Cette mauvaise expérience rend le lecteur sceptique quand il a dans les mains un album postérieur au "Fil qui chante" (chant du cygne de Goscinny, en l'occurrence). "Nitroglycérine" s'en sort plutôt honorablement.
Le scénario a des allures de déjà-vu. Le personnage du croque-mort, les inévitables Dalton, le capitaine tout droit surgi d'"En remontant le Mississippi", la concurrence entre deux compagnies : les références au passé de la série se multiplient. Pour autant, l'album n'est pas mauvais : on a plaisir à retrouver ces personnages et cet humour récurrent. Le perroquet et son "salut poupée" est basique mais fonctionne bien dans la répétition (surtout si vous le lisez à voux haute et en imitant la voix de l'animal ). Il n'y a rien qui révolutionne l'univers de Lucky Luke, mais visiblement ce n'était pas l'objectif du scénariste et l'histoire se lit agréablement.
Morris, de son côté, ne se renouvelle en rien et n'a sans doute pas passé des nuits blanches sur ses planches. Le bonhomme avait suffisamment de métier à l'époque pour que le résultat reste honorable. Plusieurs autres titres de la série sont nettement plus bâclés que "Nitroglycérine".
Un album indispensable ? Non. Un album plaisant à lire ? Oui. A vous de juger si vous avez les fonds et la place pour le faire entrer dans votre bibliothèque.
C'est à partir de cet album que j'ai commencé à vraiment "lâcher" la série "Lucky Luke". J'aimais en effet dans cette série et dans les tomes précédents l'aspect aventure humoristique, c'est-à-dire qu'il y avait de l'humour oui, mais aussi une aventure réaliste, permettant parfois même de découvrir des lieux, personnages et contextes historiques ou géographiques très intéressants.
Ici, le scénario consiste à faire s'évader les Dalton et à prendre un contexte simple d'explosifs pour creuser un tunnel, et hop c'est parti pour une suite de sketchs et de péripéties clownesques avec courses-poursuites et explosions à la clé.
L'ennui, c'est que ce n'est pas drôle du tout (enfin à mes yeux) et que le récit s'en retrouve complètement creux et sans interêt pour moi.
L'autre ennui pour moi, c'était que ce tome était annonciateur d'une suite de tomes que je trouve vraiment médiocre et qui ont détruit pour moi la bonne impression que j'avais de la série "Lucky Luke".