Cette histoire de Gaudin est ma préférée jusqu’à présent. J’aime beaucoup le renversement de situation du dernier tiers du tome concernant les révélations faite sur SkullFace. Je ne m’y attendais pas du tout.
Au dessin Briones s’en sort très bien. J’aime bien. A noter un style très différent à ce qu’il a déjà fait précédemment beaucoup plus "clair et simplifier" qui pourrait déranger certains lecteurs. Je préfère son SullFace à celui de Crisse.
A la couleur, c’est Lamirand et c’est très chouette, même si par moment, je trouve que c’est un peu trop vif et brillant.
Après Dragan Préko et Taman Kha, c’est l’histoire du compagnon de fortune de Dragan Préko qu’attaque cette série satellite de "Kookaburra". Un tome qui nous dévoile la vérité sur l’origine de l’homme que l’on renomma skullface après cette désastreuse mission du vol 7114 dirigée par le sergent O’Hara.
Un tome sous forme d’action, une histoire de survie d’un commando dans la jungle en zone ennemie, un récit qui contraste énormément avec les deux tomes précédent plus fins psychologiquement. Un scénario où pourtant tous les ingrédients sont présents (traîtrise, retournements de situation, etc), mais pas toujours cohérent avec la série mère et dont seulement la fin m’a interpellée.
Un dessin qui ne m’a pas convaincu non plus, des amazones resplendissantes dans les tomes précédents et qui ne ressemblent plus à rien dans ce tome.
Bref, un tome divertissant qui se laisse lire, mais qui tranche qualitativement avec le reste de la série.
C'est militaire, c'est guerrier, c'est brutal : on en attendait pas moins de cet album qui nous relate la tragédie de Skullface, celle qui lui a couté la "vie", celle qui lui a arraché le visage et l'a forcé à vivre sous son masque de métal pour le reste de sa vie.
Pour ce quatrième tome du spinoff de l'une des plus célèbres séries BD de science-fiction, Gaudin s'y colle, aidé des pinceaux de Briones et du coloriste de Tessa, Lamirand.
Les différentes productions de Gaudin ne sont pas ma tasse de thé. Pourtant, force est de constater qu'il s'en sort admirablement bien, et parvient à garder un rythme constant, lié à l'envie grandissante d'en savoir plus, au fil des pages. Les personnages sont interessants, développés, charismatiques, sans tomber dans le grand-guignolesque.
Pourtant, si l'on compare ce tome aux trois précédents, un élément de taille est absent de cet album : l'humanité, qui baignait le passé des héros de la grande saga de Kookaburra. Ici, tout est cruel, sanguinaire. Et je regrette le passé de la jeune amazone que nous décrivaient Ange et Paty dans les deux tomes précédents (les meilleurs de la série, assuremment).
Le dessin de Briones ne me plait pas du tout. Géométrique, grossier parfois, il me fait lui aussi regretter une certaine finesse à laquelle nous avaient habitués les tomes précédents.
De plus, les "nouvelles couleurs" sont bien moins porteuses d'émotions, même si bien plus propres que dans les travaux précédents du coloriste.
Un album en demi-teinte, donc.. qui vaut le coup d'être lu pour tout fan de la série-mère qui se respecte, mais qui n'a rien de bien génial, objectivement.