L’album «The killing Joke» d'Alan Moore & Brian Bolland est une des histoires de Batman les plus éditées en français :
1. Dans le numéro 1 du magazine "les chroniques de Batman" par Comics USA [1989]
2. En album "Souriez!" chez Comics USA [1989]
3. En poche chez J’ai Lu [1990]
4. Chez Delcourt sous le titre "Batman - Rire et mourir" [1999]
5. En poche, avec "Batman - Année 1" dans Le monde de la BD tome 17 [2004]
L’histoire, assez simple, démarre par une nouvelle évasion du Joker de l’Asile d’Arkham, qui a préparé un petit jeu psychologique machiavélique, dont le commissaire Gordon et sa fille seront les dindons de la farce.
Avec ce récit Alan Moore va explorer les origines du Joker et de sa folie et tenter de tirer la parallèle avec le traumatisme qui est à l’origine de Batman. Une histoire construite autour de cette folie qui rassemble et oppose le Joker et Batman, et qui donne un côté plus humain au Joker, rendant sa folie plus compréhensible, voir presque excusable.
Le travail de Brian Bolland ("Judge Dredd") au dessin est remarquable et colle parfaitement au scénario d’Alan Moore. Les différentes transitions entre passé et présent du Joker sont très réussies.
Bref, malgré une histoire un peu trop courte qui ne permet pas vraiment à Moore de développer pleinement cet affrontement psychologique entre le Joker et Batman et un scénario de Moore qui n’atteint pas le niveau de "Watchmen" ou "V pour Vendetta", "Batman - Rire et mourir" est tout de même un album remarquable.
Ce qui est intéressant dans ce livre c'est que Moore s'attarde plus sur la personnalité du Joker.
La rivalité, mais aussi la dualité entre Batman et son ennemi intime sont aussi des clés de lecture pour comprendre cette oeuvre.
Mais, cette histoire, bien qu'intéressante, ne m'a pas laissé un souvenir impérissable. Je n'ai pas eu envie de relire cette oeuvre.
A signaler qu'Alan Moore considère cette production comme l'une de ses plus mauvaises, à cause d'une violence qu'il estime trop gratuite et malgré les beaux dessins de Brian Bolland.
Pour une fois, je suis un peu déçu par Alan Moore. Oh, le scénario n'est pas mauvais, le dessinateur (pour une fois avec Moore) est très bon, les couleurs sont comme d'habitude à chier mais on s'y fait, et l'histoire est intelligente... mais c'est court... et y a pas grand chose dans cette BD.
En fait, cette BD est aussi courte qu'une longue nouvelle dans un comics mensuel par exemple. Et la profondeur de son scénario est à peu près identique.
Je pensais en apprendre beaucoup sur le Joker, être troublé par la relation entre lui et Batman. Au lieu de ça, j'ai eu droit à une vision accélérée de la jeunesse et de la création du Joker (proche de celle du film de Tim Burton d'ailleurs) avec en parrallèle une toute petite intrigue et à la fin un combat entre le Joker et Batman. Le tout se lit très vite et n'apporte pas tellement à réfléchir.
La fin n'est pas mauvaise, je trouve, mais qu'est-ce qu'on a à y gagner à lire cela ? Cette BD ne donne même pas plus de profondeur au personnage du Joker à mes yeux, alors que c'était sans doute le but... Dommage...
Plus tard : le temps ayant passé, je reviens un peu sur mon avis. Je continue à trouver la BD seulement "pas mal" et non pas "franchement bien", mais je dois avouer qu'avec le temps, j'ai pris un peu cette BD en affection. Alors je continue à penser à peu près pareil que ce que j'ai dit ci-dessus à deux choses près :
- finalement, je trouve les relations entre Batman et le Joker pas mal fouillées et intéressantes dans cette BD, même si l'histoire est trop courte pour exploiter vraiment l'idée
- et je trouve la fin finalement vraiment sympa, les 2 dernières pages en tout cas. Même sortie de son contexte, je trouve la toute dernière page vraiment excellente.
Dommage que le reste de la BD ne me plaise pas plus que ça.
Voici sans doute un des meilleurs épisode de Batman, du moins à mon sens.
Delcourt a eu la bonne idée de rééditer ce morceaux d’anthologie, déjà publié chez Glenat et encore publié avant dans le premier numéro de la revue Les chroniques de Batman, revue qui ne compta que 4 numéros, dont « Vengeance oblige » de Miller et Mazucchelli (Batman Year One) .
Dans cet album, le joker, némésis de Batman, apparaît sous un nouveau jour, Alan Moore nous dévoilant ses origines, liées au Cape Crusader, ou du moins une origine possible comme le dit lui même le joker « j’ai différentes versions dans ma tête ». L’idée de Moore est de montrer que tout un chacun peu passer de l’autre côté, et devenir un psychopathe , en cela le joker prend une épaisseur qu’il n’avait pas en tant que simple « vilain ». Mais là ou Moore va plus loin, c’est qu’il établie un parallèle en le Joker et Batman lui-même, chacun aillant vécu un traumatisme l’aillant conduit là ou il est .
De plus il faut se souvenir que cette histoire est parue en 1988,avec une censure du Comic Code encore importante et qu’elle fait preuve pour l’époque d’une rare violence psychologique : le Joker tire une balle dans le ventre de la fille du commissaire Gordon puis la prend en photo pour torturer son père.
Enfin le travail de Brian Bolland est a la hauteur du scénario de Moore, chaque case est soignée, la dernière case renvoie à la première, c’est du grand art.
Alan Moore récidive, et personne ne s'en plaindra !
L'histoire des origines du Joker et la tragédie de sa vie nous sont racontées ici avec une sensibilité rarement atteinte ! Les dialogues sont tour à tour drôles, cyniques, sombres et émouvants. Nos deux "héros" apparaissent ici très fragiles et l'on comprend les douleurs qui les séparent, mais également qui les rapprochent! La fin est magistrale.
Le dessin est de qualité, mais c'est surtout le choix des couleurs qui est pleinement en accord avec l'ambiance recherchée par Alan Moore, une ambiance glauque, sombre, désenchantée, mais paradoxalement non dénuée d'espoir.
A recommander plutôt aux grands adolescents ou aux adultes. Une acquisition inévitable!
Autant le dire tout de suite, après la lecture de "Rire et Mourir", je ne suis pas aussi enthousiaste que les deux posteurs précédents.
Certes, l'histoire a le mérite de lever le voile sur les origines d'un des ennemis mortels de Batman, à savoir le Joker. Néanmoins, j'en attendais un peu plus, peut-être un peu trop. Plus de développements, et donc plus de profondeur, de la part d'un artiste aussi encensé qu'Alan Moore. En outre, lorsque le récit s'est terminé, il m'est resté une sensation étrange. Il ne faut pas être bien perspicace pour voir où l'auteur désirait nous mener : lequel des personnages est le plus fou des deux ? Cependant, compte tenu du passif extrêmement chargé entre Batman et le Joker, lorsque l'on se rappelle que le vilain de l'histoire vient de laisser la fille du commissaire Gordon handicapée à vie, une fin pareille est-elle bien crédible ?
De là à dire que l'histoire n'est pas à la hauteur, il y a une frontière que je ne franchirai pas. Toutefois, cet album est juste intéressant.
Et bien moi elle m’a beaucoup plu cette BD. Certes, c’est court, il s’agit presque d’une nouvelle. Mais je trouve malgré tout que l’histoire a suffisamment le temps de se développer. La mise en scène est très « Moorienne », les fans de l’auteur (dont je fais partie) auront déjà deviné que comme à son habitude, Alan Moore maîtrise les enchaînements graphiques, les plans originaux et les dialogues recherchés. Bon, soyez averti, on n’atteint quand même pas les sommets de "Watchmen" !
L’histoire elle-même est très originale, et aborde la relation Batman - Joker, le passé du Joker et la façon dont il utilise la folie pour tenir le coup dans cette vie dénuée de tout sens. La fin est très originale, même si je comprends qu’on puisse la trouver un peu… bizarre. Elle rapproche deux personnages qui ne sont finalement pas aussi différents que l’on pourrait le croire (c’est en tout cas ce que le Joker essaye de nous démontrer).
J’ai aussi remarqué que jamais les deux protagonistes ne s’appellent par leur nom respectif. Ils reformulent toujours leurs phrases pour ne pas avoir à prononcer le mot « Batman » ou « Joker ». Je me demande bien pourquoi… ils ont un peu honte de ce qu’ils sont ? Ils trouvent ces noms ridicules ? Ils veulent en finir avec cette mascarade ? Questions que j’aimerais bien poser à l’auteur. On remarque aussi que les autres personnages non plus ne prononcent jamais ces deux noms.
Pour finir, le dessin est très chouette, bien dans l’esprit de la BD. Je suis vraiment content de mon achat, et je pense la relire assez souvent. En plus ça se trouve facilement d’occasion pour quelques euros.
A conseiller à tous les adorateurs de Batman ou d'Alan Moore.