Gabriel Bénavides est un mort en sursis depuis la fin du premier tome. Il n’a plus rien à perdre et fera tout pour faire part au monde de la terrible catastrophe qui va s’abattre sur la terre. Malheureusement, le président des Etats-Unis a décidé de garder cet événement secret et lance la CIA et son tueur grec nommé Lambaratidinis aux trousses de Gabriel Bénavides.
A la colorisation de l’album les Color Twins ont été remplacés par Kness et les couleurs sont plus sombres, tout comme le contenu de ce troisième tome. Au niveau de l’intrigue, après deux tomes, le lecteur découvre enfin tout sur les causes de la future apocalypse qui menace la planète.
Le scénario est toujours aussi palpitant, mais je trouve quand-même bizarre qu’un type qui est recherché par la CIA de façon prioritaire et qui intelligemment n’utilise pas son portable pour téléphoner mais une cabine publique, aille ensuite jouer à ‘Pretty Woman’ avec sa carte de crédit. De plus, la façon dont les évènements atteignent finalement les médias ne m’a pas trop convaincu non plus.
Par contre au niveau de l’intrigue, même si le tome ne finit pas sur un cliffhanger comme les deux précédents, on se demande quel rôle va jouer Gabe par la suite, maintenant que son objectif est atteint. Et quel rôle va jouer l’homme qui espionnait Lambaratidinis et qui ornera d’ailleurs la couverture du prochain tome ?
Nouveau titre lié à l'un des personnages. Lambaratidinis est le tueur apparu dans le tome deux qui est à la poursuite de Bénavidès. Morvan poursuit donc son fonctionnement scénaristique organisé autour d'un personnage à chaque tome, dans la lignée d'Alan Moore ("Watchmen") ou de Philippe Tome ("Berceuse assassine").
Et cela fonctionne. Le personnage du tueur est soigné, doté d'une réelle personnalité qui marque le lecteur. Bénavidès, encore sous le choc des évènements du tome deux, affecte un calme inattendu qui contraste avec le côté speed de la série. Un nouveau personnage féminin fait son apparition ; je parierais d'ailleurs volontiers sur un "Oleane" pour le titre du tome quatre !
L'intrigue, menée sur deux fronts parallèles, est rythmée. On pense à la série "24 heures" en lisant "7 Secondes" : on retrouve le principe de l'immersion immédiate dans l'action, du rythme trépidant, des surprises permanentes et, bien sûr, du minutage des opérations. La référence est flatteuse mais méritée.
Le trait de Parel se fait plus sombre mais reste dans la continuité des deux précédents tomes. Il faut dire qu'une large partie de l'action se fait de nuit et que tout n'est pas forcément très joyeux... Pas de critique à adresser au dessin, mais il faut tout de même prévenir le lecteur : les couvertures ne sont pas forcément révélatrices de ce que l'on trouve à l'intérieur.
Décidément un bon polar, "7 Secondes" mérite d'être découvert et pourrait bien s'affirmer comme une référence du genre si les tomes suivants maintiennent le suspense sans s'essouffler.
Bon comme tout Morvan qui se respecte, le scénario est haletant. Un chronomêtre omniprésent donne un rythme très stressant au récit. Dans ce tome la pression monte d'un cran, la couverture en est un bon exemple. 7 secondes est un vrai thriller rythmé qui vous tient en halaine, digne de certains bons Hitchcock.
Brrr par contre cette évolution graphique, elle mue de plus en plus mais pas en sa faveur ! Une drôle de mutation, pourquoi ? volonté de changer d’ambiance ? On sait pourquoi l'apocalypse approche à grands pas, mais bon... En tout cas ça surprend et ne passe pas très bien à mon goût. Heureusement et comme par magie, les cadrages - qu'on pourrait qualifier de novateurs - remonte la qualité ainsi que les couleurs froides qui ne sont pas sans évoquer cette sensation de malaise dûe à l’apocalypse annoncée.
Je ne suis pas vraiment un fan de la colorimétrie informatique, bien que certains coloristes et dessinateurs la gérent à merveille, mais là je trouve que cette technique n'est pas en corrélation avec l'histoire, un peu de matière aurait plus mis en avant l'ambiance qui devient de plus en plus froide et sombre au fil des tomes.
Et dire qu'à chaque tome je me fais avoir avoir ! Une première de couverture super bien matièrée, bien gèrée et une ambiance d'enfer ! Et puis j'ouvre, et là surprise - ou plutôt mécontentement - des aplats colorés qui sont fait via informatique sans âmes, quelle déception !!! C'est frustrant !
J'attend quand même le dernier tome et j'éspère que graphiquement les images seront mieux, il y a pas mal de choses à faire graphiquement et plastiquement avec l'apocalypse. Mais bon, il ne faut pas se faire d'illusions, Parel ne va pas bouleverser le graphisme juste pour le dernier tome, dommage!