Un peu extrème, le message de cette BD. Sur le fond, je peux le comprendre. Oui, nous sommes emmerdés au quotidien par « les cons », groupe de personnes dont on ne saurait faire partie au moment même où ces derniers nous pourrissent la vie, pour un oui ou pour un non.
Pourtant, cet album se veut pour le moins radical. C’est bien simple, il n’y a pas UN personnage auquel se rattacher à la lecture de cette BD. Chaque protagoniste transpire la connerie, chaque intervention se veut lourdingue. De là à considérer que les auteurs de cet album se croient au dessus du lot, il n’y a qu’un pas…
La couverture elle-même annonce la couleur : le lecteur, au fond de sa tombe, est enterré comme l’armée de cons qui passeront à la casserole dans cet album. Pas particulièrement flatteur…
Personnellement, je suis persuadé de la bonne nature de l’être humain. Alors passer la connerie au Karsher est une idéologie que je ne prône que modérément…
L’humour en lui-même ne fait pas mouche. Situations lourdingues, dialogues sans finesse, la lecture de cette BD ne sera pas un grand moment de littérature. Comme en plus le dessin n’est pas vraiment à la hauteur, vous comprendrez qu’en faisant l’économie de cette œuvre un rien prétentieuse, vous ne ferez pas un mauvais calcul…
Des amis d'enfance, tous devenus aujourd'hui des personnes puissantes notamment dans le showbiz, sont tués un par un. Mais qui cherche à tuer ces personnes toutes aussi "connes" les unes que les autres ?
Cette histoire est un prétexte pour Lautner afin de nous faire une satire sur le monde du showbiz. Tous les clichés sont réunis, du producteur véreux qui produit consciemment de la merde, à l'artiste qui fait dans l'humanitaire car cela se répercute sur ses ventes, en passant par le pseudo intellectuel à la BHL... Tout y passe, par moment quelques clins d'oeil à la réalité font sourire, mais dans l'ensemble cela reste bien lourd, bien gras, dénué de subtilité.
Ajoutez des dessins de Castaza corrects mais qui ne m'emballent pas (le style passe très bien pour une BD commerciale) et cela donne une belle déception. Pour un peu, j'aurai l'impression que l'auteur m'ait pris pour un con (et je le suis puisque j'ai acheté l'album). Je n'ai pas trouvé l'humour corrosif que j'attendais. A oublier.
La télé-réalité, le maillon faible, les politiciens véreux et/ou d'extrême-droite, les pseudos-intellectuels et les féministes de pacotille, moi aussi ça me fait gerber. Mais de là à en faire une BD...
Bon, c'est vrai que Lautner en a fait le thème central de la plupart de ses films, mais le courant passe moyennement du 7ème au 9ème art...
C'est rempli de clichés, rien n'est surprenant...
Seul le dessin de Castaza, même s'il n'est pas exceptionnel, sauve un peu l'ensemble, vite lu.
Quelle déception !
Tous les clichés sont dans cette BD : le présentateur télé homo, le comédien star irascible, le philosophe à la "BHL", l'écrivain à succès hypocrite, le politicien xénophobe, des "lofteurs" cons comme leur pieds, le flic véreux... Il ne manque plus qu'une blonde !
Les dialogues sont à l'image du reste, faciles et caricaturaux. Si encore l'histoire avait était intéressante...
Bref, si vous vouliez vous changer les idées ou du moins en trouver des rafraîchissantes, c'est pas cette BD qu'il faut choisir.
Heureusement que les dessins sont agréables et la mise en couleur très soignée (c'est d'ailleurs pour ça que j'ai consenti mettre un "2"), ça nous évite de refermer la BD dès les premières pages.
Enfin, vous l'aurez compris, je conseille à tous, et surtout aux fans des "tontons" d'éviter cet album.