Tout simplement magnifique!!! Cet album signe la fin de l'histoire initiée dans l'album "les sept boules de cristal". Contrairement au primer tome de ce diptyque, Tintin est envoyée vers de lointaines contrées, en l'occurrence le Pérou, pour retrouver le professeur Tournesol. Voilà donc Tintin et la capitaine qui traversent des montagnes rocheuses puis enneigée, la forêt amazonienne, pour se retrouver dans le Temple du soleil.
Le personnage de Zorrino, le jeune guide de nos héros, est particulièrement bien vu, et, à mes yeux, n'est que l'équivalent péruvien du Chinois Tchang.
Les décors de cette aventure son magnifiques, des passages sont particulièrement chargés d'humour. L'histoire du capitaine Haddock avec les lamas et plus généralement la faune péruvienne (notamment le fourmilier Tamanoir, qui se voit insulté de Cyrano à 4 pattes, me fait toujours rire), les dupondt radiesthésistes qans talent, sont autant d'éléments qui amènent une grande dose d'humour dans cet album.
L'ingéniosité de Tintin est une fois de plus mise à l'honneur, et permet à l'ensemble du petit groupe de sortir sans encombre de cette histoire romanesque.
Un superbe ouvrage à avoir, lire et relire sans lassitude.
Suite des Sept boules de cristal, le mystère fait place dans cet album à l’aventure. Le mystère n’est quand même pas loin d’être absent et quelques scènes en témoignent comme la peur que suscite l’inca parmi la population ou encore le cauchemar de Tintin.
Pour cet album, Tintin retourne en Amérique Latine, mais cette fois dans un vrai pays : le Pérou (et non les pays imaginaires de L’oreille cassée, à savoir le San Théodoros et le Nuevo Rico). Cela donne l’occasion à Hergé de se documenter sur la culture espagnol et des Incas. On découvre par exemple leur adoration pour le Soleil, idolâtré à l’égale d’un Dieu.
L’album est marqué par de nombreuses touches d’humour dont la plus célèbre est peut-être la scène du guano. Les dupond-t sont au mieux de leur forme, surtout quand ils recherchent Tintin et le capitaine à l’aide d’un pendule.
L’album est aussi ponctué de nombreuses scène d’aventures, dont l’une (celle ou Tintin se jette d’un wagon en marche, tenant Milou dans ses bras) servira d’introduction au générique des dessins animés adaptés des albums.
L’histoire nous conduit à travers les Andes et nous tient en haleine pendant les 62 pages. Hergé invente à cette occasion un petit garçon : Zorino (qui ressemble beaucoup à Tchang) pour servir de guide à nos héros. L’auteur gardera quand même une impression d’insatisfaction vis à vis de cet album en raison de la scène de l’éclipse qu’il jugera mauvaise par la suite (les Incas connaissaient ce phénomène). Il n’empêche que cet album est aussi bon que son prédécesseur et qu’il est très agréable à lire.
A noter que cet album est le dernier du cycle de neutralité. A partir du suivant, Hergé pourra reparler de l’actualité internationale dans ses albums, et en premier lieu finir Tintin au pays de l’or noir.
Le temple du soleil est un des albums de Tintin qui fonctionne le plus sur le côté aventure. Cette histoire avait pâti d’une pause assez longue, à cause des problèmes d’Hergé après-guerre. Ce fut aussi la première à être éditée par le nouveau journal Tintin.
Tintin avait déjà visité l’Amérique du Sud, lors de l’épisode de « l’oreille cassée ». Cette fois l’action se centre sur le Pérou, où Haddock et Tintin recherchent désespérément Tournesol. Les héros affrontent mille dangers : on peut noter quelques grandes prouesses : la scène magistrale du train dans la montagne, l’avalanche, le passage dans la jungle ou encore le passage par la cascade…
Hergé joue à fond la carte des péripéties. Sur le plan plus symbolique, on notera l’apparition du jeune Zorrino, qui ressemble un peu à Tchang. Tintin prend d’ailleurs faits et causes pour les Indiens contre les Espagnols.
Un album mythique dans l’univers de Tintin.
Et revoilà Tintin sur le sol américain ! Maix cette fois, c'est en Amérique latine, et plus précisément au Pérou, qu'Hergé envoie son reporter. L'ambiance est donc très différente de celle de "Tintin en Amérique", qui montrait les Etats-Unis des années Trente avec leurs gangsters, leurs usines et leurs Indiens parqués dans des réserves.
Suite directe de l'album "Les sept boules de cristal", "Le temple du soleil" a un ton un brin différent. L'ambiance fantastique, très réussie dans l'album précédent, cède le pas devant l'aventure. On pense à d'autres albums, comme "Le lotus bleu" (Zorrino évoque Chang) ou "L'oreille cassée", voire au futur "Tintin au Tibet" qui ne sera pourtant réalisé que plus tard.
J'avoue que l'ambiance étrange me manque un peu et que le ton de cet album est plus convenu. Néanmoins, ne boudons pas notre plaisir : la fameuse scène où Tintin en appelle au soleil pour se sauver, ou la célèbre réplique "quand lama fâché, lui toujours faire ainsi" se trouvent ici-même ! Graphiquement, Hergé maîtrise parfaitement sa ligne claire et livre quelques belles cases dans le temple des Incas.
L'album est donc très agréable à lire et il est du même niveau que la première partie du dyptique. Au risque de me répéter dans mes chroniques sur ce célébrissime personnage, je vous recommande cette lecture puisqu'elle paraît incontournable pour tout bédéphile tant l'importance d'Hergé dans le neuvième art a été grande.
A nouveau, un Tintin qui nous fait voyager.
A la recherche de Tournesol, nous partons en expédition avec nos 3 amis.
Leur périple est inégal, et l'histoire parfois un peu désuète, datée.
Certaines scènes fonctionnent plutôt bien: le coup du wagon qui se détache, le bateau en quarantaine, Tintin venant à la rescousse d'un jeune homme.
Il y a aussi ce passage ou Haddock poursuit les indiens, et où chacun termine en boule de neige : j’ai trouvé la chute dans le ravin d’une violence extrême, sur laquelle on glisse comme ça et où nos héros ne font aucun commentaire si ce n’est ouf le Capitaine est sauf. C’est faire peu de cas de la valeur humaine de ses ennemis, ou les prendre pour quantité négligeable.
D'autres moments m'ont un peu barbé, ou m'ont semblé forcés: le vautour, les lamas, les crocodiles et les serpents, la malédiction, la méchanceté des Incas, presque vus sous ce seul angle par Hergé.
Oui, c'est ce qui me gène le plus (et qui rend le livre plus décalé aujourd'hui) cette façon manichéenne de voir les choses: les bons/les mauvais, en particulier ce peuple qui semble empli de méchanceté.
C'est un peu trop tranché, même si le livre date de 1949 ! (et que restera-t-il dans un demi siècle des publications actuelles ?).
J'ai préféré le tome précédent (et je trouve ce livre un peu surcôté), où le décor se posait, pour son aspect énigmatique et pour les zones d'ombre qu'il préservait.
En les découvrant dévoilées, pas sûr que le lecteur ait gagné au change.
Suite et fin de ce deuxième dyptique de la série, et quelle fin !
Tintin et Haddock réussissent à retrouver Tournesol, prisonnier du Pachacamac, mais échouent à le libérer, le bateau leur échappant en fin de compte. Ils n’auront d’autre choix que de se lancer à sa poursuite, et donc prendre la route de l’Amérique du Sud. Aidé de Zorrino, ils vont partir sur les traces de Tournesol et des derniers incas…
Certainement l’un des meilleurs albums de cette série, qui nous offre un somptueux mélange de dépaysement, d’humour, d’action et de mystère. Pas un temps mort, un périple magnifiquement mis en scène à travers la jungle, jusqu’à un final en apothéose, cet album de Tintin contient tous les éléments ayant fait le succès de la série d’Hergé (mention spéciale aux deux Dupondt qui continuent de chercher leurs amis un peu partout avec leur pendule).
Une nouvelle pièce de choix dans cette série culte que tout bédéphile se doit de connaître.
Tintin repart sur les traces de Tournesol au Pérou, aidé par le jeune marchand d'oranges Zorrino. Haddock fait partie du voyage, bien sûr, même s'il passe une bonne partie de celui-ci aspergé par des lamas.
Hergé va chercher ses sources dans le livre de Charles Wiener "Pérou et Bolivie" édité en 1880. Il se souvient également d'un autre roman : 'L'Epouse du Soleil' de Gaston Leroux, où l'auteur met en scène une vengeance inca par envoûtement.
Mais l'album tarde à se terminer. Dès la fin de la guerre, en 1944, Hergé est considéré comme un collaborateur pour avoir publié les aventures de Tintin dans un journal (Le Soir) contrôlé par les Allemands. Les attaques et autres suspicions concernant son soi-disant incivisme l'atteignent plus qu'il ne veut bien le dire. En 1947, Hergé touche le fond. Jacques Van Melkebeke, son ami, est arrêté pour collaboration et ne peut l'aider à finir l'album. C'est un scientifique, Bernard Heuvelmans, qui dépannera Hergé, dépressif. C'est Bernard qui lui donne l'idée d'utiliser une éclipse solaire pour sauver les héros du courroux des Incas. Ouf !... l'histoire peut se terminer !... Tout est bien qui finit bien.
L'album est, à ce jour, considéré comme un des meilleurs de Hergé. Et c'est bien vrai !
Cette aventure de Tintin est sans conteste ma préférée ! Sans doute suis-je un peu aventurier dans l'âme, mais je suis émerveillé à chaque fois que je lis "Le temple du Soleil" où les héros traversent des paysages splendides et des pays aux coutumes et cultures différentes.
Les dessins sont superbes, le scénario est excellent, les différents avatars que subit ce pauvre Haddock sont savoureux et les situations desquelles doivent s'extirper les différents protagonistes sont palpitantes !
On retrouve donc tout l'humour et tout le coté aventureux de la série dans ce superbe album de Tintin et Milou !
Mon "Tintin" préféré après "On a marché sur la Lune" ...
J'ai l'impression que c'est à partir de ce dyptique que les scénarios et les dessins vont considérablement s'améliorer ...
Ici, dépaysement assuré : les paysages et habitants du Pérou sont bien représentés et on n'a qu'une envie, se retrouver là-bas avec les personnages...
L'humour aussi est très présent entre le Capitaine qui n'en rate pas une et les Dupond/t à la recherche de nos amis ...
Le scénario est extrêmement prenant et il n'y a aucun temps mort.
Le dessin devient excellent et les couleurs sont chatoyantes ...
De plus, en ce qui me concerne, il y a un effet "madeleine" très agréable qui joue beaucoup dans la note que j'ai mise !
Bref, un must !