Suite et fin de la chasse au trésor de Rackham Le Rouge!! Un album superbe, qui a marqué mon enfance, notamment avec le submersible en forme de requin, qui doit désormais faire l'objet de la culture universelle (au même titre que la fusée de "on a marché sur la lune")
Cet album est non seulement passionnant, la recherche du trésor étant bien emmenée mais a aussi un fort pouvoir comique. Le Dupond et Dupont sont au mieux de leur forme (Pompons!), le capitaine Haddock est irascible, et surtout, Tryphon Tournesol est introduit. Sa surdité légendaire est utilisée ici à bon escient et participe à plein à l'humour de cet album. Avec Nestor, qui a fait son apparition dans le tome précédent, voilà donc les principaux acteurs de cette série réunis.
Le dessin est égal lui-même, le scénario et monté formidablement. Merci à Monsieur Hergé pour le plaisir procuré à chaque lecture de cet album.
Très bonne conclusion de ce premier "vrai" diptyque.
La chasse au trésor prend ici tout son sens et on va d'aventures en péripéties d'une manière totalement fluide et réussie. Point important : c'est ici qu'on fait la connaissance du génial (dans tous les sens du terme) professeur Tournesol. Si le personnage n'est pas encore aussi fouillé que par la suite, on sent tout de même son fort potentiel comique.
Les Dupondt sont là aussi et sont toujours aussi rigolos, même s'ils prennent moins de place.
Autre point important du tome : le château de Moulinsart qui va devenir le QG de Tintin et la propriété du capitaine Haddock. Tous les ingrédients prennent forme ici.
Le dessin est toujours dans le plus pur style de Hergé : de la ligne claire précise et colorée.
Ca y’est nos héros peuvent enfin partir à la chasse au trésor. Suite du Secret de la Licorne, où Tintin et le Capitaine Haddock ont réussis à retrouver tous les indices sur la localisation de ce fameux trésor, ce deuxième tome nous montre lui la préparation du voyage et celui-ci.
La caractéristique majeur de cet album est d’introduire un nouveau personnage : le professeur Tournesol. Il arrive dans le monde de Tintin pour proposer son petit sous marin en forme de requins (bien connu des fans, et qui fera une réapparition dans le film Tintin et le lac aux requins). Son arrivée peut cependant agacer. Il impose sa compagnie (le capitaine lui fait clairement comprendre qu’ils n’ont pas besoin de lui). Mais au fil des pages, le personnage devient attachant. On assiste d’ailleurs à ses premières joutes verbales avec le capitaine (« Ou est Tintin ? » « Il est parti cueillir des pâquerettes »). Mais surtout il nous montre son grand cœur d’or.
Les dupond-t semble un peu plus discret, mais ils ne sont pas pour autant moins drôle (« Et nous pompons toujours ») surtout au tout début de l’album (voir le coup des chapeaux enfoncés sur leur tête, ou celui du lit).
Le scénario de Hergé est simple et efficace. Il adresse comme message le fait que l’on cherche souvent très loin ce qui est très près. L’album sert aussi au début à dénoncer le poids de la presse (La dépêche, des informations qui frappent). Le dessin de Hergé est lui toujours aussi beau. A noter que cet album fait partie du cycle de « neutralité » des aventures parues durant la seconde guerre mondiale.
Ah le frisson, le retour de la Grande Aventure, les péripéties des pirates des mers...
Chasseurs de trésor, j'adore Haddock, Tintin et Tournesol, fou original et magnifique, sourd extravagant, prétexte à des dialogues désop(o)ilants au possible.
Certes, Hergé fait un peu sur jouer Haddock mais n'est-il pas beau ce vieux loup, en marin grincheux, jamais aussi superbe que lorsqu'il est caractériel ?
J'aime ce retour sur le passé du Capitaine (au fait quel est l'âge du Capitaine ?) sur les traces marines de son ancêtre.
Et le coup des singes, et le submersible, que de trouvailles !
Pour moi, le dessin est au rendez-vous, et la vignette du bas de la page 37, avec Haddock à cheval sur la machine, est à elle seule une petite merveille, une case sur laquelle j'ai arrêté ma lecture un bon moment en me disant: "ah oui, quand même !". Tout y est, c'est simple.
Bon, complétons avec une bonne dose de Dupondts en folie (aux jolies vacances dépaysantes !), un château des familles, un pendule toujours plus à l'ouest, et vous la chercherez avec nous, la croix de l'Aigle.
Le trésor de Rackam le Rouge est la suite directe du secret de la Licorne. Tintin, Haddock et les Dupondt partent à la recherche du trésor du pirate, se basant sur les indications du chevalier de Haddock.
Cet album vaut surtout pour son excellente construction narrative. On ne ressent plus la même précipitation que dans certains albums précédents. Tout est pesé, calculé, les rebondissements ne sont pas abracadabrantesques. La précision des décors est tout à fait remarquable, que ce soit pour les bateaux, ainsi que pour les explications techniques et scientifiques.
Et puis, cet album marque l’apparition du professeur Tryphon Tournesol, caricature sans doute du scientifique Auguste Piccard. Tournesol fait parti d’une longue suite de savants farfelus, qu’Hergé avait inventé que ce soit Cyclone ou Halambique.
Mais ici, il atteint la perfection. Tournesol a inventé un sous-marin miniature qui va permettre à Tintin de faire ses fouilles. Le professeur fera, dès lors, partie intégrante des aventures de Tintin. De plus, Hergé apporte avec ce personnage un élément comique du à sa surdité, gage de nombreux comiques de mot.
Rajoutons à cela un capitaine Haddock qui commence à devenir le roi de la réplique cinglante. Cet album est donc un très bon cru.
Second volet du dyptique de la chasse au trésor menée par le capitaine Haddock, cet album permet à Hergé de poser plusieurs pierres fondatrices de la cohérence de l'univers tintinesque.
Tout d'abord, Hergé ajoute un personnage à sa galerie. Après les Dupond Dupont, Haddock, la Castafiore ou encore Nestor (apparu dans le précédent épisode), c'est le professeur Tournesol qui fait ici son apparition. Autant dire qu'Hergé introduit là un des héros les plus farfelus de la série - inventeur génial mais sourd comme un pot, ce qui entraîne des incompréhensions burlesques tout au long de cet album.
Autre événement dans la mise en place du petit monde de Tintin : le château de Moulinsart, que Tintin découvre dans "Le secret de la Licorne", va devenir officiellement la résidence du capiatine Haddock. Relisez l'album pour voir dans quelles circonstances... En tout cas, c'est un cadre pour des aventures ultérieures (je pense principalement aux "Bijoux de la Castafiore") qui est posé ici.
Le rythme de l'album n'est pas trépidant bien que l'on soit dans une chasse au trésor. Il y a une large place pour les facéties des Dupond Dupont et de Tournesol. Cependant, l'album est prenant et bien mené, avec ce charme désuet des techniques d'exploration sous-marine d'il y a soixante ans (ah, le scaphandre et la pompe à air manoeuvrée par les Dupont... ).
J'avoue avoir une petite préférence pour "Le secret de la Licorne" et ses combats de pirates du XVIIe siècle mais "Le trésor de Rackham le Rouge" est une belle continuation dont il semble difficile de se passer pour tous ceux qui veulent revendiquer une culture bédéphile.
S'il est des albums mythique dans le domaine de la bande dessinée, à n'en pas douter cet album à sa place. Reprenant la trame là où le secret de la Licorne s'était arrêté, ce nouvel opus conclue donc le diptyque du trésor de la Licorne.
On y voit notamment apparaître l'un des personnages principaux de la série (Tournesol pour le nommer), inventeur un peu farfelu et surtout sourd comme un pot qui apportera une bonne dose d'humour aux tomes suivants, de même qu’il sera le point de départ de nombreuses aventures pour nos héros.
La quête du trésor est très bien menée, sans temps mort, et on s’interroge de la même façon que Tintin et Haddock, au fur et à mesure que les jours passent et que le trésor reste introuvable.
Le dessin est dans la lignée des précédents opus : simple, clair et efficace, la mise en couleur collant décidemment très bien au dessin et aux scénarios mis en place par Hergé.
Un indispensable de la série, mais ne le sont-ils pas tous ?
Ouvrez l'album. A la planche 5 vous allez découvrir un des personnages incontournables de cette série : Tryphon Tournesol. Synthèse d'une longue lignée de savants et autres scientifiques excentriques parus dans de précédentes aventures, Tournesol ne sera pas accepté d'emblée par nos héros. Mais son idée, géniale, d'un sous-marin de poche en forme de requin sera la "marque" de cet opus (dont celle de la couverture). Cet engin se retrouvera même à bord du navire Sirius en lieu et place des bouteilles de whisky du Capitaine !.. Vous imaginez !?!...
Pour Tournesol, Hergé s'inspire d'Auguste Picard, savant suisse qui a battu des records de plongée dans les grands fonds océaniques avec un bathyscaphe. Je possède personnellement un "Le Petit Parisien", journal des années trente avec Piccard en première page. La ressemblance est étonnante : front bombé, lunettes rondes, moustache, long manteau, chapeau cabossé.
Tournesol va rapidement entrer dans la "famille".
Ce second tome a été prépublié dans Le Soir à partir du 19 Février 1943. Il sera réalisé en 7 mois, ce qui est très rapide pour Hergé.