Le début de la plus grande chasse au trésor de la BD ? en tous cas, de la plus célèbre, sans aucun doute.
Pour une fois, on ne part pas dans de lointaines contrées avec cet album. On a juste la mise en place de l'intrigue. Mise en place qui se fait très habilement d'ailleurs en piochant dans les ingrédients des meilleurs polars : un objet mystérieux récupéré par hasard (la maquette du bateau), une énigme qui a traversé le temps, des "méchants" prêts à tout. C'est diablement efficace.
Ajoutons à ça le récit épique de la vie de son ancêtre par le capitaine Haddock. Celui-ci vit littéralement cette histoire, pour le plus grand bonheur du lecteur par une mise en abime réussie.
L'histoire est parfaitement maitrisée par Hergé qui sait exactement où il veut nous emmener. Aucun temps mort.
Le dessin ligne claire est toujours aussi agréable.
Comme beaucoup, je trouve les histoires de Tintin en 2 albums sacrément réussi. Premier opus du premier diptyque, cet album ne déroge pas à la règle.
J'aime beaucoup l'idée du récit dans le récit, formidablement présentée ici. Le capitaine, qui vit son récit rend le lecteur captivé. C'est du grand art. Les protagonistes sont superbement mis en scène (les bourdes des Dupondt, l'alcoolisme du Capitaine,...). D'ailleurs, depuis longtemps, Milou ne s'était pas intéressé à la bouteille, laissant ce vice au Capitaine depuis le Crabe aux pinces d'or. L’histoire est emmenée, avec ce qu’il faut de réflexion et d’aventure.
Pour une fois, Tintin n’est pas envoyé vers de lointaine contrée mais le récit reste efficace.
L'histoire du vol de portefeuille, qui au début semble anecdotique, prend toute sa place dans le scénario.
Une histoire à redécouvrir sans cesse.
Autre point intéressant à signaler : à la fin de l'album, Tintin, s'adresse directement au lecteur pour l'inviter à le retrouver dans l'album suivant : c'est assez rare pour être mentionné.
Culte, culte, culte et archi culte ! Certainement le plus grand dyptique de la série avec "Les 7 boules de cristal". Hergé a été vraiment inspiré sur ce coup-la, voila qui tranche avec le précédent album "L'ile mystérieuse" d'une qualité plus que moyenne.
La force de cette oeuvre réside en fait dans la simplicité de son scénario, d'une légèreté et d'une pureté incroyable, qui rend l'histoire passionante et vraiment entrainante. Niveau humour c'est également à un festival que se donne Hergé. Les Dupondt n'ont jamais été aussi gaffeurs (le coup du porte-monnaie qu'ils se font voler je ne sais combien de fois, a mourir de rire), le capitaine Haddock est plus inspiré que jamais niveau insultes.
Le dessin n'évolue presque pas au fil des albums, toujours cette meme ligne claire qui a fait école par la suite.
Pour résumer un chef d'oeuvre que tout bédéphile se doit d'avoir dans sa bibliothèque !
Hergé continue ses récits de neutralité (pour raison de guerre), et après la lutte contre la drogue et la recherche d’un minerai nouveau, il s’empare du thème de la chasse au trésor. Cette quête va prendre deux albums (celui-là et le suivant). Ce tome peut nous apparaître d’ailleurs comme une longue introduction au suivant. Dans l’histoire, les héros recherchent les trois parchemins, qui se trouvent dans les trois maquettes de la Licorne, afin de savoir où se trouve le trésor.
A première vue, on pourrait donc dire que ce tome risque d’être ennuyeux et d’attendre ave impatience le prochain. Il n’en est rien. L’histoire du Secret de la Licorne est très bonne. Elle amène d’ailleurs des éléments qui seront par la suite essentiel dans les aventures de Tintin, comme le château de Moulinsart ou le brave Nestor (que l’on découvre ici dans un rôle différent). De plus il nous permet d’en savoir plus sur le capitaine Haddock (qui s’installe définitivement dans le monde de Tintin) et sur sa famille.
La « compétition » que se livre Tintin avec les frères Loiseaux est très bonne, et il me semble que c’est l’un des seuls tomes où il y’a tentative de crime (avec Tintin et l’Alph-Art, avec cette fois deux crimes réussis). Les dupond-t peuvent eux paraître en dehors de l’histoire. Les deux détectives sont en effet chargés d’arrêter un pickpocket, mais il n’y arrive guère (pire, ils ne cessent de se faire voler leur propres portefeuilles). Et c’est d’ailleurs en cela que Hergé nous montre son génie en raccordant cette petite histoire dans le cadre de l’histoire principale.
L’histoire est donc très bonne du début jusqu'à la fin, et on a envie d'en redemander.
C'est magistral ! Avec ce diptyque et ici cet excellent 1er tome, Hergé nous donne une leçon de maître.
Peu d'ingrédients suffisent quand on a une bonne trame, un récit qui se tient, et qui offre des éclats dès que son orientation varie.
Avec Tintin, un bateau miniature, Les Dupondts avec leur fougue et leur folie, Milou, un enlèvement, des bandits qui font peur (et qui ne sont pas toujours ceux qu'on croit), un vieux pirate, des expressions sorties d'on-ne-sait-où, Hergé m'a plaqué au mur, une nouvelle fois.
Et je n'ai pas été loin de (re)monter au plafond, pour ma dixième (à peu près) lecture de ce livre.
Non, vraiment, c'est réalisé avec tant de justesse, avec des enchaînements et des scènes qui s'emboîtent, que j'adore.
Certes, les couleurs datent un peu, mais ça recèle tant de vie que je me suis encore pris au jeu.
Alors, Tintin, dépassé ? Pff, que nenni !
Avec le secret de la Licorne, Hergé commence sa deuxième période créative. Celle-ci est moins liée à l’actualité immédiate et donc moins politique, mais beaucoup plus aventureuse. Hergé avait d'ailleurs une tendresse particulière pour cet album.
Ecrit en 1942, en pleine occupation, on ne ressent pas trace de ce climat inquiétant dans cet album.
Cette histoire est la première partie d’un diptyque avec « le trésor de Rackam le Rouge ». Hergé avait déjà expérimenté cette solution avec les albums « les cigares du pharaon » et « le lotus bleu » ; mais si ces deux albums étaient liés, ils pouvaient se lire indépendamment.
Pour cette aventure, c’est plus délicat, le secret prépare le trésor : chose amusante il se passe entièrement dans le pays de Tintin (la Belgique ou la France ?) et cela pour la première fois. On notera l’importance grandissante du capitaine Haddock qui est une des clés de cette aventure. Celui-ci narre les aventures de son aïeul le chevalier de Hadoque (détenteur du secret de la Licorne) face au pirate Rackam Le Rouge.
On découvre de nouveaux personnages comme les frères Loiseau, des antiquaires peu scrupuleux, à la recherche du trésor ; mais aussi Nestor, leur domestique, qui ralliera finalement le camp d’Haddock et Tintin.
Enfin, cet album est important car on y découvre pour la première fois le château de Moulinsart, résidence des frères Loiseau qui deviendra celle du capitaine.
"Le secret de la Licorne" m'avait laissé un grand souvenir. C'est donc avec plaisir que j'ai constaté qu'après relecture, mon opinion reste des plus favorables.
Il faut dire qu'on est dans le deuxième dyptique de la série, après "Le lotus bleu" qui prolongeait "Les cigares du Pharaon". On peut même dire que c'est le premier véritable duo d'albums pensé comme tel dès le départ : on reste ainsi en plein suspense à la fin du "Secret de la licorne", chose inhabituelle à la fin d'un album de Tintin. Le récit a donc plus d'ampleur qu'à l'accoutumée, ce qui participe à son succès.
De plus, Hergé accentue le côté aventure en mettant en scène des combats de pirates à la fin du XVIIe siècle. Cette belle initiative offre au lecteur des cases très réussies et détaillées, qui avaient beaucoup impressionné le bambin que j'étais lorsque j'ai lu pour la première fois cet album. Et puis, une chasse au trésor, c'est toujours prenant !
Enfin, Hergé fait apparaître de nouveaux personnages et décors qui vont marquer durablement la série. Le château de Moulinsart et Nestor n'existent pas dans l'univers d'Hergé avant cet album. Et c'est dans le second volet, "Le trésor de Rackham le rouge", qu'apparaît le professeur Tournesol ! On est donc bien dans un tournant de la série.
Le scénario est bien construit. Sur le thème romanesque de la chasse au trésor, Hergé livre une intrigue qui mêle vols de portefeuilles, récit d'aventures du XVIIe siècle et kidnapping par des malfrats... le tout n'a rien d'indigeste et se lit très agréablement, rehaussé par le trait d'un auteur de bande dessinée dont l'influence sur son art n'est plus à démontrer.
Hergé pensait que "Le secret de la Licorne" était un de ses meilleurs albums. Je ne suis pas loin de lui donner raison et de saluer sa lucidité sur sa propre oeuvre. En tout cas, c'est une lecture à côté de laquelle vous ne pouvez pas vous permettre de passer.
Les diptyques de Tintin ont nettement plus marqué mon esprit que les albums one-shot. Ce premier tome du dytique de la Licorne n’y fait pas exception.
Hergé nous propulse ici dans une passionnante chasse au trésor, reprenant ça et là des éléments basiquement déjà vu (les différents éléments à assembler afin d’obtenir la position du trésor, etc.), en les mâtinant d’un savant mélange d’humour et de suspense. Au final, il consacre donc un tome entier à la recherche du plan du trésor, premier album au cours duquel on voit apparaître de nouveaux personnages clés (Nestor, les frères Loiseaux, etc.), sans oublier certains lieux mythique de la tintinologie (Moulinsart).
Le dessin est fidèle à la ligne claire dont Hergé restera toujours l’un des plus grands fers de lance : trait fin et simple semi réaliste mis en couleur par des a-plats sobres mais efficaces. Et comme le signale Nean, les planches narrant l’histoire du chevalier de Haddoque sont tout simplement magnifique (le cadrage en est véritablement recherché pour l’époque).
Premier album d’un diptyque que tout bédéphile se doit d’avoir lu.
Un coup de coeur !...
Nous sommes en Juin 1942. Hergé imagine Tintin dans une chasse au trésor. Et pourquoi pas un marché aux puces pour débuter une nouvelle aventure ?...
L'auteur va ici se surpasser. Il va prendre divers contacts dont celui avec Jacques Van Melkebeke, un critique d'art. Ils imaginent un diptyque romanesque où quête généalogique et dimension religieuse discrète vont de pair.
Trois intrigues sont menées de front : celle des modèles réduits de La Licorne, celle des vols de portefeuilles et l'histoire de François de Hadoque, ancêtre de notre marin préféré.
Le navire La Licorne est inspiré d'un vaisseau français de quatrième rang, le Brillant. La proue provient d'une frégate britannique du 18ème siècle.
Un nouvel élément fait son apparition : la découverte du château de Moulinsart ( le château de Cheverny, près de Chambord, sans ses ailes). Cette demeure appartient aux malfaisants frères Loiseau. Première rencontre aussi avec le serviteur Nestor qui, de "bandit" également, se mettra au servide Tintin et en deviendra un fidèle collaborateur